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18 décembre 2011

GRAVEYARD OF THE DEAD

stacy silver,cinéma,horreur,templier,espagne,vick campbell,eloise mcnought,morts vivants,critique,teraz,sinerama(EL RETORNO DE LOS TEMPLARIOS)


de Vick Campbell


avec Eloise McNought, Julian Santos, Thais Buforn, Dani Moreno, Raquel Ezpeleta, Albert Gammond, Anarka de Ossorio, Rick Gomans, Jose Teruel...film,cinéma,horreur,templier,espagne,vick campbell,eloise mcnought,morts vivants,critique,teraz,sinerama

 


Horreur – Espagne (2009)

 


XIVème siècle, des templiers marchent, marchent et marchent encore. Ils rencontrent des paysans, en fouettent un et le tuent. Puis ils marchent, marchent et marchent encore. Ils enlèvent une jeune femme, la fouettent, la tuent et boivent son sang.film,cinéma,horreur,templier,espagne,vick campbell,eloise mcnought,morts vivants,critique,teraz,sinerama Puis ils marchent un peu... etc, etc, etc... Les paysans en ont marre et les tuent.


XXème siècle, les templiers, devenus morts-vivants, sortent de leurs tombes et marchent, marchent et marchent encore, mais plus lentement que quand ils étaient vivants vu qu'ils sont quand même un peu morts. Ils fouettent par-ci par-là, tuent une jeune femme et se remettent en marche... etc, etc, etc...


Vick Campbell, réalisateur du film, reprend à sa façon les personnages fétiches de Amando de Ossorio, à savoir les templiers morts-vivants, mais avec moins de réussite. En effet, le moins que l'on puisse dire c'est que son film n'est guère palpitant. Il est même carrément soporifique faute à une action ultra répétitive et à son manque de rythme. Et ce n'est pas le jeu très amateur des acteurs qui sauvent ce film film,cinéma,horreur,templier,espagne,vick campbell,eloise mcnought,morts vivants,critique,teraz,sineramaet encore moins les costumes qui font vraiment pitié.


Les effets gores sont, pour ce genre de production, corrects, mais peu nombreux et finalement pas assez mauvais pour devenir bons.


Malgré une trame qui permettait tous les excès, le film reste très sage et ça c'est impardonnable. Foutu pour foutu, il fallait y aller à fond !.


Pourtant, tout n'est pas à jeter dans GRAVEYARD OF THE DEAD, la partie traitant de l'inceste subi par Miranda est un cran au dessus (faut dire onfilm,cinéma,horreur,templier,espagne,vick campbell,eloise mcnought,morts vivants,critique,teraz,sinerama part de bas), mais tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. On a même l'impression d'être en présence de deux projets distincts qu'un "habile" montage fait coexister.


Quant à la demoiselle (Stacy Silver) présente sur la jaquette du DVD Teraz, à qui de vilains templiers morts-vivants ont volé les habits, elle n'apparaît pas dans le film mais uniquement dans les bonus de cette édition. Dommage, voir cette jolie blonde fuir nue devant des templiers l'épée à la main ne rêvant que de l'embrocher, voilà qui aurait donné un peu de piquant au film...

 


Stéphane


07 décembre 2011

TEXAS CHAINSAW

film,cinéma,horreur,massacre a la tronconneuse,leatherface,renee zellweger,matthew mcconaughey,kim henkel,états-unis,tonie perensky(THE RETURN OF THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE aka THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE : THE NEXT GENERATION aka MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, LA NOUVELLE GENERATION...)


de Kim Henkel


avec Renée Zellweger, Matthew McConaughey, Robert Jacks, Tonie Perensky, Lisa Newmyer, Joe Stevens, James Gale, John Harrison, Tyler Cone...film,cinéma,horreur,massacre a la tronconneuse,leatherface,renee zellweger,matthew mcconaughey,kim henkel,états-unis,tonie perensky

 


Horreur – Etats-Unis (1994)

 


A leurs débuts, nombre d'acteurs devenus par la suite connus, voire d'énormes stars, ont frayé avec l'horreur avec plus ou moins de succès (souvent moins d'ailleurs) : Johnny Depp dans le classique LES GRIFFES DE LA NUITS, Hugh Grant dans le tout bof LE REPAIRE DU VER BLANC, Georges Clooney dans le cultissime LE RETOUR DES TOMATES TUEUSES, etc, etc...


Ce quatrième volet des aventures de Leatherface permet cette fois à Renée Zellweger (LE CAS 39) et à Matthew McConaughey (LA DEFENSE LINCOLN) de faire leurs armes. La première, bien loin de l'univers de Bridget Jones, s'en sort aussi bien que possible vu la pauvreté du film. La prestation du second est quant à elle à oublier : Matthew McConaughey se contente de hurler en écarquillant les yeux pour bien montrer qu'il est fou à lier. Difficile pour la future image de Dolce et Gabbana d'incarner un redneck film,cinéma,horreur,massacre a la tronconneuse,leatherface,renee zellweger,matthew mcconaughey,kim henkel,états-unis,tonie perenskycramé du bulbe...


Remake du film de Tobe Hooper, TEXAS CHAINSAW est réalisé par Kim Henkel justement connu pour avoir co-écrit l'original. Malgré cela on est loin de l'ambiance malsaine et si particulière du MASSACRE A LA TRONCONNEUSE premier du nom et Kim Henkel dont ce fut le seul passage derrière la caméra nous propose un film sans grand intérêt. Même la scène du repas de famille si traumatisante tombe totalement à plat.


Et Leatherface dans tout ça ? Et bien la encore pas grandlick,langue,horreur,massacre a la tronconneuse,leatherface,renee zellweger,matthew mcconaughey,kim henkel,états-unis,tonie perensky chose à dire : certes, il plante une jeune fille sur un croc de boucher, certes il se travestit avec de la peau humaine et certes il fait tournoyer sa tronçonneuse. Pourtant sa présence semble secondaire, limite il serait pas là on s'en rendrait pas compte...


Comme c'est souvent le cas avec les séquelles, cet épisode 4 de la saga MASSACRE A LA TRONCONNEUSE est tout pourri et se contente de plagier l'original sans succès.

 


Stéphane


07 septembre 2011

SEE NO EVIL

film,cinéma,horreur,slasher,see no evil,gregory dark,glenn jacobs,kane,christina vidal,samantha noble,etats unis,critiquede Gregory Dark


avec Glenn Kane Jacobs, Christina Vidal, Samantha Noble, Michael J. Pagan, Rachael Taylor, Steven Vidler, Cecily Polson, Penny McNamee, Sam Cotton, Luke Pegler, Zoe Ventoura...film,cinéma,horreur,slasher,see no evil,gregory dark,glenn jacobs,kane,christina vidal,samantha noble,etats unis,critique

 

Slasher / Horreur – Etats-Unis (2006)

 


Lors d'une intervention, 2 policiers découvrent dans une maison une femme les yeux arrachées, très vite les coups de haches fusent, l'un meurt, l'autre perd un bras mais à le temps de tirer sur son agresseur... 4 ans plus tard, ce flic s'occupe de jeunes délinquant(e)s et les accompagne dans un vieil hôtel désaffecté qu'ils doivent nettoyer pourmeurtre,cinéma,horreur,slasher,see no evil,gregory dark,glenn jacobs,kane,christina vidal,samantha noble,etats unis,critique diminuer leur peine...


D'un scénario ultra convenu, le réalisateur, Grégory Dark (la série des NEW WAVE HOOKERS), nous offre un film... bin ultra convenu. Tout y est : la bande de jeunes décervelés, le vieux flic, la vieille bâtisse mystérieuse, etc...


Pourtant, même si l'on comprend tout très rapidement (faut dire, il n'y a pas grand chose à comprendre), le film reste agréable à regarder avec son tueur bien bourrin (qui n'est pas sans rappeler notre cher Leatherface) et ceci malgré les victimes décidemment peu charismatiques. On se contrefout d'ailleurs royalement de savoir qui sera le prochain à film,cinéma,horreur,slasher,see no evil,gregory dark,glenn jacobs,kane,christina vidal,samantha noble,etats unis,critiquese faire énucléer faute à un scénario pas assez recherché, toute l'action se résumant à suivre les méfaits du tueur...


Les meurtres sont certes brutaux, rapides et bien filmés dans l'ensemble, mais restent vains. Avant d'avoir réussi à agripper le spectateur par les couilles, en installant un climat, une ambiance, en nous faisant éprouver ne serait-ce qu'un peu d'empathie envers les futures victimes, les meurtres démarrent et vont rapidement s'enchaîner. Fait rare (car peu bénéfique) certains personnages qui semblaient à même de s'interposer et de donner du fil à retordre au tueur disparaissent d'un coup, sans avoir même compris ce qui leur arrivait (le vieux flic qui finalement ne sert qu'à justifier un scénario très alambiqué).


Visuellement très réussi (même si les pièces remplis de bocaux contenant des morceauxdouche,cinéma,horreur,slasher,see no evil,gregory dark,glenn jacobs,kane,christina vidal,samantha noble,shower,critique humains ,dans le cas présent des yeux, commencent à lasser...), SEE NO EVIL sent trop le déjà vu et pas assez la peur pour convaincre et se résume à un énième film de couloirs...


Reste un zeste d'humour noir et la chute de rein de Samantha Noble dont j'ignorais jusqu'à ce jour l'existence mais qui mérite que je me plonge dans sa filmographie (ce qui, renseignements pris sur IMDB, ne semble pas insurmontable...).

 


Stéphane

 

12 août 2011

DAYDREAM NATION

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avec Kat Dennings, Reece Thompson, Andie MacDowell, Josh Lucas, Katie Boland, Rachel Blanchard, Ted Wittall, Landon Liboiron, Quinn Lord, Jesse Reid, Calum Worthy, Natasha Calis...

 


Drame – Romance / Canada (2010)

 


Lorsque Caroline, 17 ans, interprétée par l’actrice Kat Dennings, s’installe avec son père dans une nouvelle ville, elle doit tout recommencer.


Vite rejetée par ses camarades, non pas pour sa beauté froide mais pour sa trop grande maturité, elle s’épanche de son professeur de lettres, 34 ans, quand elle découvre en lui une brèche, une solitude qu’il semble subir, il ne se sent pas plus à l’aise dans cette ville oùfilm,cinéma,critique,drame,romance,mike goldbach,kat dennings,reece thompson,andie macdowell,josh lucas,canada,quinn lord la majeure partie des jeunes se droguent.


Après une approche plutôt directe il succombe vite à ses charmes. Il reprend confiance en lui, se construit une carapace mais s'enferme dans cette relation en se coupant des gens qui l'entourent. A l'inverse, même si ses sentiments sont sincères, elle désire toutefois s'ouvrir au monde, découvrir et apprendre encore de la vie. Car si elle goûte à un monde "adulte" elle ne veut pas s’écarter de ses envies et brûler les étapes du passage de l’adolescence à l’âge adulte, elle débute même en parallèle, peu convaincue au départ, une relation avec un garçon de son âge, Thurston.


Triangle amoureux incertain avec en toile de fond un feu industriel qui ne s’éteint pas et un mystérieux tueur en série vêtu de blanc qui sévit dans la région.


En grandissant, on pense en avoir fini à aimer la mélancolie, que ce soit pour la musique ou film,cinéma,critique,drame,romance,mike goldbach,kat dennings,reece thompson,andie macdowell,josh lucas,canada,quinn lordpour le cinéma, au fil des ans, on passe à des choses plus légères, on ne cherche plus à sombrer dans la noirceur pour voir quelles peuvent en être les limites, toutefois ce film nous procure un léger vent de nostalgie de cette époque, sentiment éprouvé et parsemé le long du film (ressenti que certains pourront ne pas partager).


L’ambiance du film est vaporeuse, le temps s’écoule différemment, comme en suspension, la plupart des scènes se déroulent soit au levé, en fin d’après midi ou à la nuit tombée, rarement en plein jour, comme pour retranscrire un songe éveillé.


L’image du feu qui ne s’éteint pas dans l’usine, allégorie apocalyptique, ralentit l’activité de la ville, les gens sont dans l’incertitude quant à leur avenir, autant les adultes que les plus jeunes.


L'actrice principale porte à elle seule le film par sa prestation et le caractère hypnotisant de son personnage et de sa beauté.


L’intrigue concernant le tueur en série est secondaire, juste mise en place pour renforcer lesfilm,cinéma,critique,drame,romance,mike goldbach,kat dennings,reece thompson,andie macdowell,josh lucas,canada,quinn lord doutes et les peurs des habitants.


Visuellement le film bénéficie d’une belle photographie, la réalisation est assez habile pour ne pas ennuyer le spectateur et n’est pas sans rappeler DONNIE DARKO de Richard Kelly ou quelques films de David Lynch (sans le côté "on n’y comprend rien" du premier visionnage).


En bref, une bonne découverte d’un réalisateur canadien avec de bons jeux d’acteurs, une réalisation soignée, inspirée certes (on peut évoquer aisément un certain VIRGIN SUICIDE), mais sans surenchère ni effet de style outrancier. L’impression que tout peut s’arrêter d’un instant à l’autre, qu’il faut agir avec prudence et prendre des précautions quand la sensibilité, la déception peuvent nous écarter de ce qui nous rattache à la vie, est bien retranscrite.


Sans prétention, un sombre mais beau film.

 


Xavier

 

08 août 2011

HOBO WITH A SHOTGUN

affiche,cinema,hobo with a shotgun,rutger hauer,grindhouse,jason eisener,action,gore,canada,brian downey,molly dunsworthde Jason Eisener


avec Rutger Hauer, Molly Dunsworth, Brian Downey, Gregory Smith, Pasha Ebrahimi, Robb Wells, Nick Bateman, Drew O'Hara, Jeremy Akerman...film,cinema,hobo with a shotgun,rutger hauer,grindhouse,jason eisener,action,gore,canada,brian downey,molly dunsworth


Action – Canada (2011)

 


HOBO WITH A SHOTGUN commence par l’arrivée de Hobo (Rutger Hauer) un clochard, dans la ville de Hop Town, rebaptisée "Scum Town". Très vite confronté à la violence locale, la prostitution, la corruption, Hobo rêve malgré tout d’une vie meilleure et vise un objectif : l’achat d’une tondeuse. Ayant pris la défense d’une prostituée (ou pute), rapidement lesfilm,cinema,hobo with a shotgun,rutger hauer,grindhouse,jason eisener,action,gore,canada,brian downey,molly dunsworth problèmes vont arriver et empêtrer "la pute et le clochard" avec le caïd locale dans une situation où le Shotgun du titre en question va devoir parler.


Excellent film à l’allure "Grindhouse", ce film aurait tout aussi bien pu être estampillé "Troma" tant l’ambiance colle parfaitement, enfin un très bon "Troma", car ici le budget est confortable (dans une moindre mesure).


Les acteurs jouent très bien leurs caricatures, certes souvent à outrance mais la prestation de Rutger Hauer est parfaite. Le film contraste des instants de calme, ou les protagonistes font état de leurs film,cinema,hobo with a shotgun,rutger hauer,grindhouse,jason eisener,action,gore,canada,brian downey,molly dunsworthrêves, de leurs espoirs, avec des scènes de gores vraiment craspecs et un humour à prendre au xxxx degré.


Visuellement le réalisateur s’en sort très bien même si beaucoup n’y verront qu’une photographie déplorable, les tons criards utilisés de rouge, vert, jaune donnent une allure vraiment "dégueu" au film avec tout de même quelques moments de poésie.


La réalisation est dynamique, quasiment sans temps morts, et les effets spéciaux, comment dire, sont à l’ancienne : tripailles, démembrements, gerbes d’hémoglobines… Les morts s’enchaînent à la pelle, souvent de manière assez brute, directe et sans beaucoup defilm,cinema,hobo with a shotgun,rutger hauer,grindhouse,jason eisener,action,gore,canada,brian downey,molly dunsworth moralité (un bus scolaire passé au lance-flamme), mais toujours avec la contrepartie de la justice appliquée par notre héros.


Apprécieront le film, les spectateurs familiers aux ambiances "Troma", "Grindhouse", à l’humour vraiment décalé et au déferlement de violence gratuite.


Le film de ce réalisateur canadien, est à l’origine une fausse bande annonce tournée pour participer au concours sur le film,cinema,hobo with a shotgun,rutger hauer,grindhouse,jason eisener,action,gore,canada,brian downey,molly dunsworththème Grindhouse organisé par Tarantino et Rodriguez.


Une citation : "Quand la vie te donne des lames de rasoir, tu fais une batte de baseball couverte de lames de rasoir" et une mention spéciale pour la fin avec son petit côté VIOLENT SHIT de Andreas Schnaas.

 


Xavier

 

16 février 2011

LA VIE EXTRAORDINAIRE DE SACHIKO HANAI

sachiko hanai,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,sex,glamorous life of sachiko hanai(HATSUJÔ KATEIKYÔSHI : SENSEI NO AIJIRU aka THE GLAMOROUS LIFE OF SACHIKO HANAI...)


de Mitsuru Meike


avec Emi Kuroda, Yukijirô Hotaru, Takeshi Itô, Shinji Kubo, Masataka Matsubara, Tetsuaki Matsue, Kyoko Hayami, Kikujirô Honda, Yuichi Ishikawa...film,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,critique

 


Erotique – Japon (2003)

 


Lors d'une fusillade, Sachiko, une call-girl un peu bébête, reçoit une balle en pleine tête. Au lieu de la tuer, cette balle développe chez elle des capacités intellectuelles bullet in the head,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,glamorous life of sachiko hanaihors-norme. Sachiko va alors errer ("dans quel état j'erre ?" se demande alors l'héroïne) dans Tokyo à la recherche du sens de l'homme, de la vie, de l'univers, etc…


Mariant scènes érotiques, blagues potaches et dialogues à la portée pseudo philosophique, LA VIE EXTRAORDINAIRE DE SACHIKO HANAI ressemble souvent à un énorme fourre-tout comme son héroïne qui va copuler avec tout slip,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,critiquece bouge pendant les 90 minutes que dure le film.


Et c'est bien là que réside son point fort : l'érotisme. Loufoque ou limite glauque, il reste omniprésent et toujours attractif grâce au charme et à la plastique avantageuse de Emi Kuroda, qui justifient à eux seuls la vision du film. Pour l'anecdote, nous aurons même droit pubis,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,full frontal nudityà une toison pubienne non floutée ce qui est plutôt rare dans le cinéma japonais.


Quant au discours antimilitariste enrobé de phrases obscures empreintes de philosophie foireuse, celui-ci n'arrive pas à faire illusion très longtemps : LA VIE EXTRAORDINAIRE DE SACHIKO HANAI est avant tout un film de fesses.

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Sorties de l'imaginaire fécond de Takao Nakano (le réalisateur des EXORSISTER), les mésaventures de Sachiko partent d'ailleurs très vite en sucette et il vaut mieux ne pas chercher une quelconque logique ou cohérence dans ses pérégrinations sauf à risquer de passer à côté de ce film. Totalement barré, LA VIE EXTRAORDINAIRE DE SACHIKO HANAI se paye même le luxe de mettre en scène George W. Bush, l'ex président américain de sinistre mémoire. C'est certes à l'insu de son plein gré mais son rôle n'est pas president,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,doigtanodin. Une reproduction de son doigt comblera même de joie notre personnage principal.


"- Et quel est le sens de cette histoire ?

- Le Chaos est un grand n'importe quoi..."


Tiré du film, ce dialogue le résume très bien, il suffit pour cela de remplacer "Le Chaos" par son titre…

 


Stéphane

 
 

25 janvier 2011

THE RAGE

rage0.jpg(aka ROBERT KURTZMAN'S THE RAGE)


de Robert Kurtzman


avec Andrew Divoff, Erin Misty Mundae Brown, Ryan Hooks, Sean Serino, Rachel Scheer, Anthony Clark, Christopher Allen Nelson, Reggie Bannister, Alan Tuskes...picto_16ans.gif

 


Horreur / Gore – Etats-Unis (2007)

 


Un savant fou cherche à propager une épidémie afin d'anéantir les Etats-Unis. Pour parvenir à ses fins, il poursuit ses expériences sur des cobayes non volontaires qui, une fois le virus inoculé, se transforment en monstres assoiffés de chair fraîche. Rien ne se rage1.jpgpasse comme prévu et un cobaye porteur du virus s'enfuit. A quelques encablures de là, un groupe de métal, les Mushroomhead, donne un concert et une bande de fêtards (les sempiternels jeunes qui vont se faire trucider les uns après les autres) s'en paie une tranche…


A partir de cette trame très classique, le moins que l'on puisse dire c'est que Robert Kurtzman s'est fait plaisir : The Rage est ultra gore. Entre deux giclées de sang, le film se permet même le luxe de dézinguer des enfants (interprétés par les propres gosses rage4.jpgdu réalisateur !), fait de moins en moins rare mais qui mérite tout de même d'être signalé.


Ces excès d'hémoglobine favorisent un second degré (volontaire) qui a comme effet de laisser le spectateur placide devant cette débauche de tripaille. C'est fun mais il est difficile d'éprouver un quelconque stress à la vue de The Rage tant le côté Grand-Guignol prend le dessus. Les images de synthèse trop nombreuses et trop visibles n'arrangent pas ce constat.


Plutôt drôle et potache dans sa première partie, le film s'essouffle dès l'arrivée de ce qu'il rage2.jpgreste de la bande de fêtards dans l'antre du savant fou, faute à une action trop répétitive où les freaks sont nombreux mais n'apportent plus grand-chose à l'histoire (si tant est qu'il y ait une vraie histoire…).


On retrouve dans ce film quelques figures du fantastique (Andrew "Wishmaster" Divoff ou encore Reggie "Phantasm" Bannister), un presque petit nouveau (Christopher Allen Nelson, le tueur républicain de TRIPPER) rage3.jpget la scream queen Erin Misty Mundae Brown. Cette dernière restera étrangement pudique et hormis un passage en sous-vêtements, nous aurons seulement droit à une naissance de raie due à un pantalon taille basse et à des tétons sous un T-shirt mouillé (ce qui n'est pas si mal par les temps qui courent…).


Petit film sans prétention, THE RAGE recèle tout de même de nombreux passages de mauvais goût qui raviront les amateurs de films gores.

 


Stéphane

 

 

11 janvier 2011

L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER

crazylove.jpg(CRAZY LOVE aka LOVE IS A DOG FROM HELL...)


de Dominique Deruddere


avec Josse de Pauw, Geert Hunaerts, Michael Pas, Gene Bervoets, Amid Chakir, Florence Béliard, Carmela Locantore, Karen Van Parijs, An Van Essche, Doriane Moretus...picto_16ans.gif

 


Comédie Dramatique / Drame – Belgique (1987)

 


Enfant, Harry est tombé amoureux d'une princesse vue dans un film. Obsédé par cette image, il rêve de l'amour avec un grand A. Jeune homme amoureux, il vivra l'humiliation à cause d'une acné plus que repoussante. Adulte, désabusé et noyé dans l'alcool, il ne crazylove1.jpgrencontrera cet Amour qu'à travers une relation avec un cadavre qu'il vient de voler (la même actrice incarne la princesse et la morte, la boucle est bouclée).


En 1985, Dominique Deruddere réalise FOGGY NIGHT, un court-métrage tiré d'une nouvelle de Charles Bukowski : "la Sirène Baisée de Venice, Californie", court qu'il intégrera 2 ans plus tard dans un long : CRAZY LOVE (L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER pour la France).


Difficile dans ces conditions de ne pas faire le parallèle avec LUNE FROIDE de Patrick Bouchitey : même inspiration, même cheminement. Toutefois, ces films sont totalement différents tant sur le fond que sur la forme. Dominique Deruddere, également co-scénariste, prend en effet plus de liberté avec le texte originel allant jusqu'à en changer la fin afin d'insuffler une touche de romantisme à cette histoire de nécrophilie.


Pour donner une unité à ce triptyque retraçant 3 moments clés de la vie d'un homme (la fin de l'innocence / l'espoir bafoué / l'Amour), le réalisateur intègre quelques fils conducteurs. Chaque segment contient en effet une scène clé se déroulant dans une voiture et une où le héros se retrouve allongé sur une femme (une femme saoule / la crazylove2.jpg"marie-couche-toi-là" de service / le cadavre dérobé). Le personnage principal est également systématiquement accompagné d'un ami (Stan, un plus grand lui expliquant (mal) les choses du sexe / Jeff, un ami lui voulant du bien / Bill, un compagnon de beuverie fraîchement sorti de prison)...


CRAZY LOVE est un film magnifique à tout point de vue bénéficiant d'une photo superbe et d'un joli travail sur les couleurs. Recherche esthétique qui ne se fait jamais au détriment de l'histoire mais qui, au contraire, la magnifie.


D'une nouvelle de Bukowski très succincte (qui ne concerne que le vol du corps et son usage post-mortem), Dominique Deruddere nous fait entrevoir une vie entière, prend le spectateur aux tripes et ne le lâche qu'au générique de fin. Impossible de ne pas crazylove3.jpgéprouver de l'empathie pour le héros, parfaitement incarné par Josse De Pauw à 20 ans comme à 30. Le réalisateur arrive même à nous faire accepter, ou au moins admettre, le geste contre-nature du héros.


D'une histoire à priori sordide, Dominique Deruddere réussit l'exploit de nous offrir un film touchant, maîtrisé et sublime. A (re-)découvrir d'urgence !

 


Stéphane