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12 août 2011

DAYDREAM NATION

film,cinéma,critique,drame,romance,mike goldbach,kat dennings,reece thompson,andie macdowell,josh lucas,canada,quinn lordde Mike Goldbach


avec Kat Dennings, Reece Thompson, Andie MacDowell, Josh Lucas, Katie Boland, Rachel Blanchard, Ted Wittall, Landon Liboiron, Quinn Lord, Jesse Reid, Calum Worthy, Natasha Calis...

 


Drame – Romance / Canada (2010)

 


Lorsque Caroline, 17 ans, interprétée par l’actrice Kat Dennings, s’installe avec son père dans une nouvelle ville, elle doit tout recommencer.


Vite rejetée par ses camarades, non pas pour sa beauté froide mais pour sa trop grande maturité, elle s’épanche de son professeur de lettres, 34 ans, quand elle découvre en lui une brèche, une solitude qu’il semble subir, il ne se sent pas plus à l’aise dans cette ville oùfilm,cinéma,critique,drame,romance,mike goldbach,kat dennings,reece thompson,andie macdowell,josh lucas,canada,quinn lord la majeure partie des jeunes se droguent.


Après une approche plutôt directe il succombe vite à ses charmes. Il reprend confiance en lui, se construit une carapace mais s'enferme dans cette relation en se coupant des gens qui l'entourent. A l'inverse, même si ses sentiments sont sincères, elle désire toutefois s'ouvrir au monde, découvrir et apprendre encore de la vie. Car si elle goûte à un monde "adulte" elle ne veut pas s’écarter de ses envies et brûler les étapes du passage de l’adolescence à l’âge adulte, elle débute même en parallèle, peu convaincue au départ, une relation avec un garçon de son âge, Thurston.


Triangle amoureux incertain avec en toile de fond un feu industriel qui ne s’éteint pas et un mystérieux tueur en série vêtu de blanc qui sévit dans la région.


En grandissant, on pense en avoir fini à aimer la mélancolie, que ce soit pour la musique ou film,cinéma,critique,drame,romance,mike goldbach,kat dennings,reece thompson,andie macdowell,josh lucas,canada,quinn lordpour le cinéma, au fil des ans, on passe à des choses plus légères, on ne cherche plus à sombrer dans la noirceur pour voir quelles peuvent en être les limites, toutefois ce film nous procure un léger vent de nostalgie de cette époque, sentiment éprouvé et parsemé le long du film (ressenti que certains pourront ne pas partager).


L’ambiance du film est vaporeuse, le temps s’écoule différemment, comme en suspension, la plupart des scènes se déroulent soit au levé, en fin d’après midi ou à la nuit tombée, rarement en plein jour, comme pour retranscrire un songe éveillé.


L’image du feu qui ne s’éteint pas dans l’usine, allégorie apocalyptique, ralentit l’activité de la ville, les gens sont dans l’incertitude quant à leur avenir, autant les adultes que les plus jeunes.


L'actrice principale porte à elle seule le film par sa prestation et le caractère hypnotisant de son personnage et de sa beauté.


L’intrigue concernant le tueur en série est secondaire, juste mise en place pour renforcer lesfilm,cinéma,critique,drame,romance,mike goldbach,kat dennings,reece thompson,andie macdowell,josh lucas,canada,quinn lord doutes et les peurs des habitants.


Visuellement le film bénéficie d’une belle photographie, la réalisation est assez habile pour ne pas ennuyer le spectateur et n’est pas sans rappeler DONNIE DARKO de Richard Kelly ou quelques films de David Lynch (sans le côté "on n’y comprend rien" du premier visionnage).


En bref, une bonne découverte d’un réalisateur canadien avec de bons jeux d’acteurs, une réalisation soignée, inspirée certes (on peut évoquer aisément un certain VIRGIN SUICIDE), mais sans surenchère ni effet de style outrancier. L’impression que tout peut s’arrêter d’un instant à l’autre, qu’il faut agir avec prudence et prendre des précautions quand la sensibilité, la déception peuvent nous écarter de ce qui nous rattache à la vie, est bien retranscrite.


Sans prétention, un sombre mais beau film.

 


Xavier

 

08 août 2011

HOBO WITH A SHOTGUN

affiche,cinema,hobo with a shotgun,rutger hauer,grindhouse,jason eisener,action,gore,canada,brian downey,molly dunsworthde Jason Eisener


avec Rutger Hauer, Molly Dunsworth, Brian Downey, Gregory Smith, Pasha Ebrahimi, Robb Wells, Nick Bateman, Drew O'Hara, Jeremy Akerman...film,cinema,hobo with a shotgun,rutger hauer,grindhouse,jason eisener,action,gore,canada,brian downey,molly dunsworth


Action – Canada (2011)

 


HOBO WITH A SHOTGUN commence par l’arrivée de Hobo (Rutger Hauer) un clochard, dans la ville de Hop Town, rebaptisée "Scum Town". Très vite confronté à la violence locale, la prostitution, la corruption, Hobo rêve malgré tout d’une vie meilleure et vise un objectif : l’achat d’une tondeuse. Ayant pris la défense d’une prostituée (ou pute), rapidement lesfilm,cinema,hobo with a shotgun,rutger hauer,grindhouse,jason eisener,action,gore,canada,brian downey,molly dunsworth problèmes vont arriver et empêtrer "la pute et le clochard" avec le caïd locale dans une situation où le Shotgun du titre en question va devoir parler.


Excellent film à l’allure "Grindhouse", ce film aurait tout aussi bien pu être estampillé "Troma" tant l’ambiance colle parfaitement, enfin un très bon "Troma", car ici le budget est confortable (dans une moindre mesure).


Les acteurs jouent très bien leurs caricatures, certes souvent à outrance mais la prestation de Rutger Hauer est parfaite. Le film contraste des instants de calme, ou les protagonistes font état de leurs film,cinema,hobo with a shotgun,rutger hauer,grindhouse,jason eisener,action,gore,canada,brian downey,molly dunsworthrêves, de leurs espoirs, avec des scènes de gores vraiment craspecs et un humour à prendre au xxxx degré.


Visuellement le réalisateur s’en sort très bien même si beaucoup n’y verront qu’une photographie déplorable, les tons criards utilisés de rouge, vert, jaune donnent une allure vraiment "dégueu" au film avec tout de même quelques moments de poésie.


La réalisation est dynamique, quasiment sans temps morts, et les effets spéciaux, comment dire, sont à l’ancienne : tripailles, démembrements, gerbes d’hémoglobines… Les morts s’enchaînent à la pelle, souvent de manière assez brute, directe et sans beaucoup defilm,cinema,hobo with a shotgun,rutger hauer,grindhouse,jason eisener,action,gore,canada,brian downey,molly dunsworth moralité (un bus scolaire passé au lance-flamme), mais toujours avec la contrepartie de la justice appliquée par notre héros.


Apprécieront le film, les spectateurs familiers aux ambiances "Troma", "Grindhouse", à l’humour vraiment décalé et au déferlement de violence gratuite.


Le film de ce réalisateur canadien, est à l’origine une fausse bande annonce tournée pour participer au concours sur le film,cinema,hobo with a shotgun,rutger hauer,grindhouse,jason eisener,action,gore,canada,brian downey,molly dunsworththème Grindhouse organisé par Tarantino et Rodriguez.


Une citation : "Quand la vie te donne des lames de rasoir, tu fais une batte de baseball couverte de lames de rasoir" et une mention spéciale pour la fin avec son petit côté VIOLENT SHIT de Andreas Schnaas.

 


Xavier

 

16 février 2011

LA VIE EXTRAORDINAIRE DE SACHIKO HANAI

sachiko hanai,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,sex,glamorous life of sachiko hanai(HATSUJÔ KATEIKYÔSHI : SENSEI NO AIJIRU aka THE GLAMOROUS LIFE OF SACHIKO HANAI...)


de Mitsuru Meike


avec Emi Kuroda, Yukijirô Hotaru, Takeshi Itô, Shinji Kubo, Masataka Matsubara, Tetsuaki Matsue, Kyoko Hayami, Kikujirô Honda, Yuichi Ishikawa...film,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,critique

 


Erotique – Japon (2003)

 


Lors d'une fusillade, Sachiko, une call-girl un peu bébête, reçoit une balle en pleine tête. Au lieu de la tuer, cette balle développe chez elle des capacités intellectuelles bullet in the head,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,glamorous life of sachiko hanaihors-norme. Sachiko va alors errer ("dans quel état j'erre ?" se demande alors l'héroïne) dans Tokyo à la recherche du sens de l'homme, de la vie, de l'univers, etc…


Mariant scènes érotiques, blagues potaches et dialogues à la portée pseudo philosophique, LA VIE EXTRAORDINAIRE DE SACHIKO HANAI ressemble souvent à un énorme fourre-tout comme son héroïne qui va copuler avec tout slip,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,critiquece bouge pendant les 90 minutes que dure le film.


Et c'est bien là que réside son point fort : l'érotisme. Loufoque ou limite glauque, il reste omniprésent et toujours attractif grâce au charme et à la plastique avantageuse de Emi Kuroda, qui justifient à eux seuls la vision du film. Pour l'anecdote, nous aurons même droit pubis,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,full frontal nudityà une toison pubienne non floutée ce qui est plutôt rare dans le cinéma japonais.


Quant au discours antimilitariste enrobé de phrases obscures empreintes de philosophie foireuse, celui-ci n'arrive pas à faire illusion très longtemps : LA VIE EXTRAORDINAIRE DE SACHIKO HANAI est avant tout un film de fesses.

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Sorties de l'imaginaire fécond de Takao Nakano (le réalisateur des EXORSISTER), les mésaventures de Sachiko partent d'ailleurs très vite en sucette et il vaut mieux ne pas chercher une quelconque logique ou cohérence dans ses pérégrinations sauf à risquer de passer à côté de ce film. Totalement barré, LA VIE EXTRAORDINAIRE DE SACHIKO HANAI se paye même le luxe de mettre en scène George W. Bush, l'ex président américain de sinistre mémoire. C'est certes à l'insu de son plein gré mais son rôle n'est pas president,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,doigtanodin. Une reproduction de son doigt comblera même de joie notre personnage principal.


"- Et quel est le sens de cette histoire ?

- Le Chaos est un grand n'importe quoi..."


Tiré du film, ce dialogue le résume très bien, il suffit pour cela de remplacer "Le Chaos" par son titre…

 


Stéphane

 
 

25 janvier 2011

THE RAGE

rage0.jpg(aka ROBERT KURTZMAN'S THE RAGE)


de Robert Kurtzman


avec Andrew Divoff, Erin Misty Mundae Brown, Ryan Hooks, Sean Serino, Rachel Scheer, Anthony Clark, Christopher Allen Nelson, Reggie Bannister, Alan Tuskes...picto_16ans.gif

 


Horreur / Gore – Etats-Unis (2007)

 


Un savant fou cherche à propager une épidémie afin d'anéantir les Etats-Unis. Pour parvenir à ses fins, il poursuit ses expériences sur des cobayes non volontaires qui, une fois le virus inoculé, se transforment en monstres assoiffés de chair fraîche. Rien ne se rage1.jpgpasse comme prévu et un cobaye porteur du virus s'enfuit. A quelques encablures de là, un groupe de métal, les Mushroomhead, donne un concert et une bande de fêtards (les sempiternels jeunes qui vont se faire trucider les uns après les autres) s'en paie une tranche…


A partir de cette trame très classique, le moins que l'on puisse dire c'est que Robert Kurtzman s'est fait plaisir : The Rage est ultra gore. Entre deux giclées de sang, le film se permet même le luxe de dézinguer des enfants (interprétés par les propres gosses rage4.jpgdu réalisateur !), fait de moins en moins rare mais qui mérite tout de même d'être signalé.


Ces excès d'hémoglobine favorisent un second degré (volontaire) qui a comme effet de laisser le spectateur placide devant cette débauche de tripaille. C'est fun mais il est difficile d'éprouver un quelconque stress à la vue de The Rage tant le côté Grand-Guignol prend le dessus. Les images de synthèse trop nombreuses et trop visibles n'arrangent pas ce constat.


Plutôt drôle et potache dans sa première partie, le film s'essouffle dès l'arrivée de ce qu'il rage2.jpgreste de la bande de fêtards dans l'antre du savant fou, faute à une action trop répétitive où les freaks sont nombreux mais n'apportent plus grand-chose à l'histoire (si tant est qu'il y ait une vraie histoire…).


On retrouve dans ce film quelques figures du fantastique (Andrew "Wishmaster" Divoff ou encore Reggie "Phantasm" Bannister), un presque petit nouveau (Christopher Allen Nelson, le tueur républicain de TRIPPER) rage3.jpget la scream queen Erin Misty Mundae Brown. Cette dernière restera étrangement pudique et hormis un passage en sous-vêtements, nous aurons seulement droit à une naissance de raie due à un pantalon taille basse et à des tétons sous un T-shirt mouillé (ce qui n'est pas si mal par les temps qui courent…).


Petit film sans prétention, THE RAGE recèle tout de même de nombreux passages de mauvais goût qui raviront les amateurs de films gores.

 


Stéphane

 

 

11 janvier 2011

L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER

crazylove.jpg(CRAZY LOVE aka LOVE IS A DOG FROM HELL...)


de Dominique Deruddere


avec Josse de Pauw, Geert Hunaerts, Michael Pas, Gene Bervoets, Amid Chakir, Florence Béliard, Carmela Locantore, Karen Van Parijs, An Van Essche, Doriane Moretus...picto_16ans.gif

 


Comédie Dramatique / Drame – Belgique (1987)

 


Enfant, Harry est tombé amoureux d'une princesse vue dans un film. Obsédé par cette image, il rêve de l'amour avec un grand A. Jeune homme amoureux, il vivra l'humiliation à cause d'une acné plus que repoussante. Adulte, désabusé et noyé dans l'alcool, il ne crazylove1.jpgrencontrera cet Amour qu'à travers une relation avec un cadavre qu'il vient de voler (la même actrice incarne la princesse et la morte, la boucle est bouclée).


En 1985, Dominique Deruddere réalise FOGGY NIGHT, un court-métrage tiré d'une nouvelle de Charles Bukowski : "la Sirène Baisée de Venice, Californie", court qu'il intégrera 2 ans plus tard dans un long : CRAZY LOVE (L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER pour la France).


Difficile dans ces conditions de ne pas faire le parallèle avec LUNE FROIDE de Patrick Bouchitey : même inspiration, même cheminement. Toutefois, ces films sont totalement différents tant sur le fond que sur la forme. Dominique Deruddere, également co-scénariste, prend en effet plus de liberté avec le texte originel allant jusqu'à en changer la fin afin d'insuffler une touche de romantisme à cette histoire de nécrophilie.


Pour donner une unité à ce triptyque retraçant 3 moments clés de la vie d'un homme (la fin de l'innocence / l'espoir bafoué / l'Amour), le réalisateur intègre quelques fils conducteurs. Chaque segment contient en effet une scène clé se déroulant dans une voiture et une où le héros se retrouve allongé sur une femme (une femme saoule / la crazylove2.jpg"marie-couche-toi-là" de service / le cadavre dérobé). Le personnage principal est également systématiquement accompagné d'un ami (Stan, un plus grand lui expliquant (mal) les choses du sexe / Jeff, un ami lui voulant du bien / Bill, un compagnon de beuverie fraîchement sorti de prison)...


CRAZY LOVE est un film magnifique à tout point de vue bénéficiant d'une photo superbe et d'un joli travail sur les couleurs. Recherche esthétique qui ne se fait jamais au détriment de l'histoire mais qui, au contraire, la magnifie.


D'une nouvelle de Bukowski très succincte (qui ne concerne que le vol du corps et son usage post-mortem), Dominique Deruddere nous fait entrevoir une vie entière, prend le spectateur aux tripes et ne le lâche qu'au générique de fin. Impossible de ne pas crazylove3.jpgéprouver de l'empathie pour le héros, parfaitement incarné par Josse De Pauw à 20 ans comme à 30. Le réalisateur arrive même à nous faire accepter, ou au moins admettre, le geste contre-nature du héros.


D'une histoire à priori sordide, Dominique Deruddere réussit l'exploit de nous offrir un film touchant, maîtrisé et sublime. A (re-)découvrir d'urgence !

 


Stéphane

 

 

18 décembre 2010

PORN OF THE DEAD

porn_of_the_dead.jpg(aka SEXO MORTAL)


de Rob Rotten


avec Sierra Sinn, Hillary Scott, Trina Michaels, Jenner, Ruby, Nikki Jett, Dirty Harry, Alec Knight, Buster Good, Joey Ray, Johnny Thrust, Rob Rotten, Trent Tesoro...picto_18ans.gif

 


Porno-gore / Etats-Unis (2006)

 


PORN OF THE DEAD est un film à sketches dans lesquels des mort(e)s-vivant(e)s ont des relations sexuelles avec des vivant(e)s. De ce pitch de départ très succinct le réalisateur, également acteur, tire 5 historiettes plus ou moins originales… enfin plutôt moins…


Plus porn que dead, le film fait en effet la part belle aux scènes hard et force est de PornoftheDead10.jpgconstater que les morts-vivants de Rob Rotten sont des furieux du cul : ça pilonne sec !


Passant au second plan, les effets gores sont certes réussis mais vraiment peu nombreux, voire inexistants dans certains sketches. On retiendra quand même un arrachage de bistouquette avec les dents du plus bel effet.


Quant au budget maquillage, de toute évidence, ce n'est pas lui qui a coûté le plus cher dans le film : de la peinture marron-verdâtre sur tout le corps (enfin à 1 ou 2 organes près) et hop on a un(e) mort(e)-vivant(e)… Peinture apparemment peu waterproof qui ne résiste guère aux ébats débridés de ces braves zombies…

PornoftheDead9.jpg


Les scènes de cul (95% du film) sont interminables, sans aucune sensualité (mais c'était pas le but) et agrémentées de musique métal, rapidement lassante, mais bien en accord avec la sexualité bien bourrine qu'on nous propose.


Vous ajoutez à tout cela une quasi absence de dialogue et vous obtenez un film de cul sans grand intérêt dont la vision s'avère vite très désagréable.

 

Stéphane

02 décembre 2010

I'LL NEVER DIE ALONE

no-morire-sola.jpg(NO MORIRE SOLA aka THE HELL : NEXT STAGE...)


de Adrián García Bogliano


avec Andres Aramburu, Gimena Blesa, Magdalena De Santo, Andrea Duarte, Marisol Tur, Leonardo Cuchetti, Leonardo Canga, Rolf García...picto_16ans.gif

 


Rape and Revenge – Argentine / Espagne (2008)

 


I'LL NEVER DIE ALONE est un rape and revenge dans la plus pure tradition : 4 étudiantes rentrent en voiture pour les vacances. Tentant de porter secours à une femme blessée par une balle perdue, elles vont être kidnappées par des braconniers qui vont les violer etNO MORIRÉ SOLA1.jpg les torturer...


Brutal et sans concession, I'LL NEVER DIE ALONE ne laisse aucun répit au spectateur et ne le lâche qu'au générique de fin. En effet, aucun second degré ne permet de souffler quelques instants ou de dédramatiser ce à quoi on assiste.


Les scènes de viols sont abominables et n'ont rien d'excitant (sinon comme dirait mon ami Xavier : "faut consulter !"). Jamais racoleuse, la nudité, même si elle est très présente (rien ne nous est épargné) ne sert qu'au scénario.


La mention "ceci est une histoire vraie" figurant au générique (quel que soit le niveau de véracité de cette affirmation) ne rajoute qu'à l'horreur des scènes que l'on verra.


Comme souvent dans ce genre de films (enfin, quand ils sont réussis…), on n'aura qu'une seule attente : que le calvaire cesse et que les victimes se vengent et tuent leurs bourreaux, toutes notions de société et de loi ayant disparu. Je vous rassure, justice NO MORIRÉ SOLA2.jpgsera rendue !


Cette efficacité redoutable est notamment due à son rythme : le réalisateur laisse à une scène le temps de se dérouler et au spectateur de réaliser ce qu'il se passe…


Avec sa mise en scène ultra maîtrisée et ses actrices convaincantes, I'LL NEVER DIE ALONE est une réussite à tout point de vue. Un film coup de poing dont on ne sort pas indemne et qui vous hantera quelque temps…

 


Stéphane



I'll Never Die Alone - Bande Annonce VO st Français
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21 novembre 2010

IL GATTO DAL VISO D'UOMO

gatto.jpgde Marc Dray


avec Christophe Lafargue, Clémentine Decremps, Frédéric Aubry, François Remigi, Laurent Bonnard, Marine Decremps, Christelle Lehallier...picto_12ans.gif

 


Giallo – France (2009)

 


Comme son titre le laisse supposer IL GATTO DAL VISO D'UOMO est un giallo avec son tueur tout de noir vêtu et ses victimes féminines : nous sommes en terrain connu.


Toutefois, Marc Dray, réalisateur et scénariste, fait l'impasse sur toute enquête, et donc sur le trauma d'enfance inhérent au style. Il préfère nous embarquer dans un giallo gatto2.jpgonirique, quelquefois dur à suivre, au risque de laisser certains spectateurs au bord de la route...


Ce choix fut probablement imposé par le format : difficile de développer une enquête digne de ce nom en 44 minutes (surtout qu'initialement IL GATTO DAL VISO D'UOMO ne devait durer que 15 minutes…).


Hommage non dissimulé aux films de Dario Argento, on retrouve, outre une bande originale rappelant la musique des Goblin, quelques scènes directement inspirées de ses gialli comme le second meurtre (très réussi !) qui rappelle celui de Macha Méril dans LES FRISSONS DE L'ANGOISSE. On peut d'ailleurs regretter ce côté fanboy du réalisateur qui peine à s'éloigner de son modèle.


Le jeu des acteurs est plutôt correct (notamment l'acteur principal Christophe Lafargue gatto1.jpgtrès bon) mais quelques scènes ou personnages n'apportant rien à l'histoire plombent par moment le film. Qu'importe, c'est surtout esthétiquement qu'IL GATTO DAL VISO D'UOMO est une réussite avec un soin tout particulier apporté à la lumière et des couleurs magnifiques de bout en bout.


Rêve éveillé, IL GATTO DAL VISO D'UOMO ressemble quelquefois à un exercice de style mais ce court métrage devenu un moyen mérite le coup d'oeil.

 


Stéphane



Il Gatto Dal Viso D'Uomo - Trailer
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