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18 décembre 2011

GRAVEYARD OF THE DEAD

stacy silver,cinéma,horreur,templier,espagne,vick campbell,eloise mcnought,morts vivants,critique,teraz,sinerama(EL RETORNO DE LOS TEMPLARIOS)


de Vick Campbell


avec Eloise McNought, Julian Santos, Thais Buforn, Dani Moreno, Raquel Ezpeleta, Albert Gammond, Anarka de Ossorio, Rick Gomans, Jose Teruel...film,cinéma,horreur,templier,espagne,vick campbell,eloise mcnought,morts vivants,critique,teraz,sinerama

 


Horreur – Espagne (2009)

 


XIVème siècle, des templiers marchent, marchent et marchent encore. Ils rencontrent des paysans, en fouettent un et le tuent. Puis ils marchent, marchent et marchent encore. Ils enlèvent une jeune femme, la fouettent, la tuent et boivent son sang.film,cinéma,horreur,templier,espagne,vick campbell,eloise mcnought,morts vivants,critique,teraz,sinerama Puis ils marchent un peu... etc, etc, etc... Les paysans en ont marre et les tuent.


XXème siècle, les templiers, devenus morts-vivants, sortent de leurs tombes et marchent, marchent et marchent encore, mais plus lentement que quand ils étaient vivants vu qu'ils sont quand même un peu morts. Ils fouettent par-ci par-là, tuent une jeune femme et se remettent en marche... etc, etc, etc...


Vick Campbell, réalisateur du film, reprend à sa façon les personnages fétiches de Amando de Ossorio, à savoir les templiers morts-vivants, mais avec moins de réussite. En effet, le moins que l'on puisse dire c'est que son film n'est guère palpitant. Il est même carrément soporifique faute à une action ultra répétitive et à son manque de rythme. Et ce n'est pas le jeu très amateur des acteurs qui sauvent ce film film,cinéma,horreur,templier,espagne,vick campbell,eloise mcnought,morts vivants,critique,teraz,sineramaet encore moins les costumes qui font vraiment pitié.


Les effets gores sont, pour ce genre de production, corrects, mais peu nombreux et finalement pas assez mauvais pour devenir bons.


Malgré une trame qui permettait tous les excès, le film reste très sage et ça c'est impardonnable. Foutu pour foutu, il fallait y aller à fond !.


Pourtant, tout n'est pas à jeter dans GRAVEYARD OF THE DEAD, la partie traitant de l'inceste subi par Miranda est un cran au dessus (faut dire onfilm,cinéma,horreur,templier,espagne,vick campbell,eloise mcnought,morts vivants,critique,teraz,sinerama part de bas), mais tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. On a même l'impression d'être en présence de deux projets distincts qu'un "habile" montage fait coexister.


Quant à la demoiselle (Stacy Silver) présente sur la jaquette du DVD Teraz, à qui de vilains templiers morts-vivants ont volé les habits, elle n'apparaît pas dans le film mais uniquement dans les bonus de cette édition. Dommage, voir cette jolie blonde fuir nue devant des templiers l'épée à la main ne rêvant que de l'embrocher, voilà qui aurait donné un peu de piquant au film...

 


Stéphane


07 septembre 2011

SEE NO EVIL

film,cinéma,horreur,slasher,see no evil,gregory dark,glenn jacobs,kane,christina vidal,samantha noble,etats unis,critiquede Gregory Dark


avec Glenn Kane Jacobs, Christina Vidal, Samantha Noble, Michael J. Pagan, Rachael Taylor, Steven Vidler, Cecily Polson, Penny McNamee, Sam Cotton, Luke Pegler, Zoe Ventoura...film,cinéma,horreur,slasher,see no evil,gregory dark,glenn jacobs,kane,christina vidal,samantha noble,etats unis,critique

 

Slasher / Horreur – Etats-Unis (2006)

 


Lors d'une intervention, 2 policiers découvrent dans une maison une femme les yeux arrachées, très vite les coups de haches fusent, l'un meurt, l'autre perd un bras mais à le temps de tirer sur son agresseur... 4 ans plus tard, ce flic s'occupe de jeunes délinquant(e)s et les accompagne dans un vieil hôtel désaffecté qu'ils doivent nettoyer pourmeurtre,cinéma,horreur,slasher,see no evil,gregory dark,glenn jacobs,kane,christina vidal,samantha noble,etats unis,critique diminuer leur peine...


D'un scénario ultra convenu, le réalisateur, Grégory Dark (la série des NEW WAVE HOOKERS), nous offre un film... bin ultra convenu. Tout y est : la bande de jeunes décervelés, le vieux flic, la vieille bâtisse mystérieuse, etc...


Pourtant, même si l'on comprend tout très rapidement (faut dire, il n'y a pas grand chose à comprendre), le film reste agréable à regarder avec son tueur bien bourrin (qui n'est pas sans rappeler notre cher Leatherface) et ceci malgré les victimes décidemment peu charismatiques. On se contrefout d'ailleurs royalement de savoir qui sera le prochain à film,cinéma,horreur,slasher,see no evil,gregory dark,glenn jacobs,kane,christina vidal,samantha noble,etats unis,critiquese faire énucléer faute à un scénario pas assez recherché, toute l'action se résumant à suivre les méfaits du tueur...


Les meurtres sont certes brutaux, rapides et bien filmés dans l'ensemble, mais restent vains. Avant d'avoir réussi à agripper le spectateur par les couilles, en installant un climat, une ambiance, en nous faisant éprouver ne serait-ce qu'un peu d'empathie envers les futures victimes, les meurtres démarrent et vont rapidement s'enchaîner. Fait rare (car peu bénéfique) certains personnages qui semblaient à même de s'interposer et de donner du fil à retordre au tueur disparaissent d'un coup, sans avoir même compris ce qui leur arrivait (le vieux flic qui finalement ne sert qu'à justifier un scénario très alambiqué).


Visuellement très réussi (même si les pièces remplis de bocaux contenant des morceauxdouche,cinéma,horreur,slasher,see no evil,gregory dark,glenn jacobs,kane,christina vidal,samantha noble,shower,critique humains ,dans le cas présent des yeux, commencent à lasser...), SEE NO EVIL sent trop le déjà vu et pas assez la peur pour convaincre et se résume à un énième film de couloirs...


Reste un zeste d'humour noir et la chute de rein de Samantha Noble dont j'ignorais jusqu'à ce jour l'existence mais qui mérite que je me plonge dans sa filmographie (ce qui, renseignements pris sur IMDB, ne semble pas insurmontable...).

 


Stéphane

 

12 août 2011

DAYDREAM NATION

film,cinéma,critique,drame,romance,mike goldbach,kat dennings,reece thompson,andie macdowell,josh lucas,canada,quinn lordde Mike Goldbach


avec Kat Dennings, Reece Thompson, Andie MacDowell, Josh Lucas, Katie Boland, Rachel Blanchard, Ted Wittall, Landon Liboiron, Quinn Lord, Jesse Reid, Calum Worthy, Natasha Calis...

 


Drame – Romance / Canada (2010)

 


Lorsque Caroline, 17 ans, interprétée par l’actrice Kat Dennings, s’installe avec son père dans une nouvelle ville, elle doit tout recommencer.


Vite rejetée par ses camarades, non pas pour sa beauté froide mais pour sa trop grande maturité, elle s’épanche de son professeur de lettres, 34 ans, quand elle découvre en lui une brèche, une solitude qu’il semble subir, il ne se sent pas plus à l’aise dans cette ville oùfilm,cinéma,critique,drame,romance,mike goldbach,kat dennings,reece thompson,andie macdowell,josh lucas,canada,quinn lord la majeure partie des jeunes se droguent.


Après une approche plutôt directe il succombe vite à ses charmes. Il reprend confiance en lui, se construit une carapace mais s'enferme dans cette relation en se coupant des gens qui l'entourent. A l'inverse, même si ses sentiments sont sincères, elle désire toutefois s'ouvrir au monde, découvrir et apprendre encore de la vie. Car si elle goûte à un monde "adulte" elle ne veut pas s’écarter de ses envies et brûler les étapes du passage de l’adolescence à l’âge adulte, elle débute même en parallèle, peu convaincue au départ, une relation avec un garçon de son âge, Thurston.


Triangle amoureux incertain avec en toile de fond un feu industriel qui ne s’éteint pas et un mystérieux tueur en série vêtu de blanc qui sévit dans la région.


En grandissant, on pense en avoir fini à aimer la mélancolie, que ce soit pour la musique ou film,cinéma,critique,drame,romance,mike goldbach,kat dennings,reece thompson,andie macdowell,josh lucas,canada,quinn lordpour le cinéma, au fil des ans, on passe à des choses plus légères, on ne cherche plus à sombrer dans la noirceur pour voir quelles peuvent en être les limites, toutefois ce film nous procure un léger vent de nostalgie de cette époque, sentiment éprouvé et parsemé le long du film (ressenti que certains pourront ne pas partager).


L’ambiance du film est vaporeuse, le temps s’écoule différemment, comme en suspension, la plupart des scènes se déroulent soit au levé, en fin d’après midi ou à la nuit tombée, rarement en plein jour, comme pour retranscrire un songe éveillé.


L’image du feu qui ne s’éteint pas dans l’usine, allégorie apocalyptique, ralentit l’activité de la ville, les gens sont dans l’incertitude quant à leur avenir, autant les adultes que les plus jeunes.


L'actrice principale porte à elle seule le film par sa prestation et le caractère hypnotisant de son personnage et de sa beauté.


L’intrigue concernant le tueur en série est secondaire, juste mise en place pour renforcer lesfilm,cinéma,critique,drame,romance,mike goldbach,kat dennings,reece thompson,andie macdowell,josh lucas,canada,quinn lord doutes et les peurs des habitants.


Visuellement le film bénéficie d’une belle photographie, la réalisation est assez habile pour ne pas ennuyer le spectateur et n’est pas sans rappeler DONNIE DARKO de Richard Kelly ou quelques films de David Lynch (sans le côté "on n’y comprend rien" du premier visionnage).


En bref, une bonne découverte d’un réalisateur canadien avec de bons jeux d’acteurs, une réalisation soignée, inspirée certes (on peut évoquer aisément un certain VIRGIN SUICIDE), mais sans surenchère ni effet de style outrancier. L’impression que tout peut s’arrêter d’un instant à l’autre, qu’il faut agir avec prudence et prendre des précautions quand la sensibilité, la déception peuvent nous écarter de ce qui nous rattache à la vie, est bien retranscrite.


Sans prétention, un sombre mais beau film.

 


Xavier

 

16 février 2011

LA VIE EXTRAORDINAIRE DE SACHIKO HANAI

sachiko hanai,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,sex,glamorous life of sachiko hanai(HATSUJÔ KATEIKYÔSHI : SENSEI NO AIJIRU aka THE GLAMOROUS LIFE OF SACHIKO HANAI...)


de Mitsuru Meike


avec Emi Kuroda, Yukijirô Hotaru, Takeshi Itô, Shinji Kubo, Masataka Matsubara, Tetsuaki Matsue, Kyoko Hayami, Kikujirô Honda, Yuichi Ishikawa...film,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,critique

 


Erotique – Japon (2003)

 


Lors d'une fusillade, Sachiko, une call-girl un peu bébête, reçoit une balle en pleine tête. Au lieu de la tuer, cette balle développe chez elle des capacités intellectuelles bullet in the head,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,glamorous life of sachiko hanaihors-norme. Sachiko va alors errer ("dans quel état j'erre ?" se demande alors l'héroïne) dans Tokyo à la recherche du sens de l'homme, de la vie, de l'univers, etc…


Mariant scènes érotiques, blagues potaches et dialogues à la portée pseudo philosophique, LA VIE EXTRAORDINAIRE DE SACHIKO HANAI ressemble souvent à un énorme fourre-tout comme son héroïne qui va copuler avec tout slip,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,critiquece bouge pendant les 90 minutes que dure le film.


Et c'est bien là que réside son point fort : l'érotisme. Loufoque ou limite glauque, il reste omniprésent et toujours attractif grâce au charme et à la plastique avantageuse de Emi Kuroda, qui justifient à eux seuls la vision du film. Pour l'anecdote, nous aurons même droit pubis,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,full frontal nudityà une toison pubienne non floutée ce qui est plutôt rare dans le cinéma japonais.


Quant au discours antimilitariste enrobé de phrases obscures empreintes de philosophie foireuse, celui-ci n'arrive pas à faire illusion très longtemps : LA VIE EXTRAORDINAIRE DE SACHIKO HANAI est avant tout un film de fesses.

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Sorties de l'imaginaire fécond de Takao Nakano (le réalisateur des EXORSISTER), les mésaventures de Sachiko partent d'ailleurs très vite en sucette et il vaut mieux ne pas chercher une quelconque logique ou cohérence dans ses pérégrinations sauf à risquer de passer à côté de ce film. Totalement barré, LA VIE EXTRAORDINAIRE DE SACHIKO HANAI se paye même le luxe de mettre en scène George W. Bush, l'ex président américain de sinistre mémoire. C'est certes à l'insu de son plein gré mais son rôle n'est pas president,japon,erotique,takao nakano,emi kuroda,mitsuru meike,george w bush,cinéma,doigtanodin. Une reproduction de son doigt comblera même de joie notre personnage principal.


"- Et quel est le sens de cette histoire ?

- Le Chaos est un grand n'importe quoi..."


Tiré du film, ce dialogue le résume très bien, il suffit pour cela de remplacer "Le Chaos" par son titre…

 


Stéphane

 
 

11 janvier 2011

L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER

crazylove.jpg(CRAZY LOVE aka LOVE IS A DOG FROM HELL...)


de Dominique Deruddere


avec Josse de Pauw, Geert Hunaerts, Michael Pas, Gene Bervoets, Amid Chakir, Florence Béliard, Carmela Locantore, Karen Van Parijs, An Van Essche, Doriane Moretus...picto_16ans.gif

 


Comédie Dramatique / Drame – Belgique (1987)

 


Enfant, Harry est tombé amoureux d'une princesse vue dans un film. Obsédé par cette image, il rêve de l'amour avec un grand A. Jeune homme amoureux, il vivra l'humiliation à cause d'une acné plus que repoussante. Adulte, désabusé et noyé dans l'alcool, il ne crazylove1.jpgrencontrera cet Amour qu'à travers une relation avec un cadavre qu'il vient de voler (la même actrice incarne la princesse et la morte, la boucle est bouclée).


En 1985, Dominique Deruddere réalise FOGGY NIGHT, un court-métrage tiré d'une nouvelle de Charles Bukowski : "la Sirène Baisée de Venice, Californie", court qu'il intégrera 2 ans plus tard dans un long : CRAZY LOVE (L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER pour la France).


Difficile dans ces conditions de ne pas faire le parallèle avec LUNE FROIDE de Patrick Bouchitey : même inspiration, même cheminement. Toutefois, ces films sont totalement différents tant sur le fond que sur la forme. Dominique Deruddere, également co-scénariste, prend en effet plus de liberté avec le texte originel allant jusqu'à en changer la fin afin d'insuffler une touche de romantisme à cette histoire de nécrophilie.


Pour donner une unité à ce triptyque retraçant 3 moments clés de la vie d'un homme (la fin de l'innocence / l'espoir bafoué / l'Amour), le réalisateur intègre quelques fils conducteurs. Chaque segment contient en effet une scène clé se déroulant dans une voiture et une où le héros se retrouve allongé sur une femme (une femme saoule / la crazylove2.jpg"marie-couche-toi-là" de service / le cadavre dérobé). Le personnage principal est également systématiquement accompagné d'un ami (Stan, un plus grand lui expliquant (mal) les choses du sexe / Jeff, un ami lui voulant du bien / Bill, un compagnon de beuverie fraîchement sorti de prison)...


CRAZY LOVE est un film magnifique à tout point de vue bénéficiant d'une photo superbe et d'un joli travail sur les couleurs. Recherche esthétique qui ne se fait jamais au détriment de l'histoire mais qui, au contraire, la magnifie.


D'une nouvelle de Bukowski très succincte (qui ne concerne que le vol du corps et son usage post-mortem), Dominique Deruddere nous fait entrevoir une vie entière, prend le spectateur aux tripes et ne le lâche qu'au générique de fin. Impossible de ne pas crazylove3.jpgéprouver de l'empathie pour le héros, parfaitement incarné par Josse De Pauw à 20 ans comme à 30. Le réalisateur arrive même à nous faire accepter, ou au moins admettre, le geste contre-nature du héros.


D'une histoire à priori sordide, Dominique Deruddere réussit l'exploit de nous offrir un film touchant, maîtrisé et sublime. A (re-)découvrir d'urgence !

 


Stéphane

 

 

26 octobre 2010

A SERBIAN FILM

serbian_film.jpg(SRPSKI FILM)


de Srdjan Spasojevic


avec Sergej Trifunovic, Srdjan Todorovic, Jelena Gavrilovic, Slobodan Bestic, Katarina Zutic, Ana Sakic, Lena Bogdanovic, Andjela Nenadovic, Lidija Pletl, Luka Mijatovic...picto_18ans.gif

 


Thriller / Torture Porn – Serbie (2010)

 


Que penser de ce film ?


Il est indéniable que le réalisateur de ce long métrage possède des qualités certaines, tant au niveau de la réalisation que de la narration ou même de l’esthétisme de son film. serbian1.jpgPour le propos, c’est une autre histoire.


Tout commence par la narration du quotidien d’un acteur porno qui a marqué le milieu de son membre et de sa vigueur (avec extraits). Les rôles ne se bousculent plus au portillon, mais il se voit toutefois proposer de jouer dans un film unique, un nouveau genre qu’il va découvrir tout au long du tournage, un porno snuff pour aller à l’essentiel.


Cependant, là où beaucoup de films ont tenté de traiter le sujet soit avec beaucoup d’amateurisme, soit avec une mise en scène ridicule (avec surenchère de nichons, de faux sang et d’acteurs minables), ici la violence est froide, sourde, brutale et les protagonistes de ce film sont d’excellents acteurs.


Ce film nous parle d’un sujet inimaginable pour le commun des mortels et pourtant, je ne sais pas dans quelles conditions ce film a été tourné mais les acteurs gardent un sang serbian2.jpgfroid qui fout la trouille.


L’ambiance du film va crescendo, tant pour la violence des images que par la folie dans laquelle l’acteur principal va vite sombrer.


Rien qu’au début du film on sait que son visionnage va être une expérience à laquelle peu de spectateurs lambda sont confrontés d’habitude : on voit le fils, dans le film, de l’acteur principal en train de visionner explicitement une cassette vidéo du travail de son père, la mère un peu agacée sermonne le père qui lui, ne semble pas plus choqué que ça. L’enfant doit avoir dans les 6 ou 7 ans.


Pour les scènes chocs, il y a un peu de tout, il n’est pas nécessaire de les décrire car l’effet du film est justement de laisser le spectateur témoin de l’évolution en cascade des séquences : au cours de ces 1h45 de film on appréhende les scènes qui vont suivre tout en se disant que peut-il y avoir de pire encore que ce que je viens de voir (bon, j’édulcore un peu mais pas tant que ça, la fin est très éprouvante) ?


On sent bien que le réalisateur veut nous mettre à l'épreuve entre de l'excitation et des serbian3.jpgenvies ou instincts malsains, car ce qui est fantasmé au départ tourne vite à l'horreur, à chacun de savoir où est sa frontière…


En conclusion, n’allez pas y chercher un étalage de sexe et de sang que d’autres films pourraient proposer, mais une violence beaucoup plus grande du fait des qualités évoquées précédemment (acteurs, réalisation…).


Voir ce film est une expérience certaine.

 


Xavier

 


PS : prendre du plaisir à son visionnage vous permettra d’aller consulter tout de suite un psy pour lui dire que vous êtes fou. Et si quelqu’un vous en parle en vous disant : "c’est génial il faut que tu le vois" ne lui tournez pas le dos :-)



A SERBIAN FILM (SRPSKI FILM) (Horror, Thriller) trailer
envoyé par myfilm-gr. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

05 juin 2010

CAT-WOMEN OF THE MOON

cat_women_of_the_moon.jpgde Arthur Hilton


avec Marie Windsor, Sonny Tufts, Victor Jory, William Phipps, Douglas Fowley, Carol Brewster, Susan Morrow, Suzanne Alexander...



Science-Fiction / Etats-Unis (1953)



A bord d'une fusée ressemblant à un suppositoire avec des ailettes, cinq astronautes (quatre hommes et une femme) partent à la découverte de la Lune (d'un autre côté pour explorer cet astre quoi de mieux qu'un suppo ?). Après quelques péripéties obligeant l'héroïne à se recoiffer mais aussi la fusée à faire un tour complet sur elle-même pour expulser une météorite (!!!), ils atteignent enfin la Lune.


Etrangement, l'héroïne (encore elle) semble connaître les lieux. L'équipage décide d'explorer la cat_women_of_the_moon2.jpgplanète, l'un d'eux prend son flingue et l'héroïne (décidément inévitable) ses clopes…


Après avoir découvert une grotte où l'air est respirable et affronté des araignées géantes (mode du "gigantisme atomique" oblige…) à main nues et un peu à coups de flingue, ils vont rencontrer les habitantes du coin dont Alpha, Beta et Lambda semblent être les chefs. On ne saura pas le nom des autres extra-terrestres mais je vous laisse deviner…


Film culte s'il en est, en grande partie grâce à son magnifique titre, CAT-WOMEN OF THE MOON est avant tout un bon gros nanar des années 50 avec tous les ingrédients qui font le charme de ce genre de film.

cat_women_of_the_moon5.jpg


On retrouve donc avec plaisir les absurdités scientifiques camouflées sous des dialogues pompeux au possible censés donner une légitimité au film (un membre d'équipage affirmera par exemple que l'Acide Pictate Nitrique est stable… nous voilà rassurés !).


Les dialogues savoureux quelquefois empreints de misogynie et les non-sens scénaristiques sont également au rendez-vous. Enfin un nanar n'en serait pas vraiment un sans ses décors cheap à souhait et le cockpit de la fusée est un modèle du genre…


Malgré tous ces défauts (ou qualités, tout est question de point de vue), CAT-WOMEN OF THE MOON peut tout de même être considéré comme un film précurseur qu'il s'agisse de sa présentation très Quatrième Dimension (une voix-off sur un ciel étoilé) ou de sa construction Star cat_women_of_the_moon6.jpgTrekienne (la rencontre avec une nouvelle civilisation / un équipage complémentaire avec des individualités fortes / les intentions hostiles des aliens / un dénouement ultra-rapide qui permet de repartir…).


A la fin du film pourtant, une question reste en suspens : pourquoi Cat-women ? Les extra-terrestres sont certes graciles et jolies dans leurs justaucorps noirs mais de là à les réduire à des chattes, voilà un pas que je ne franchirais pas…



Stéphane

 

 

 

28 janvier 2010

TOUS LES GARCONS AIMENT MANDY LANE

mandy_lane.jpg(ALL THE BOYS LOVE MANDY LANE)


de Jonathan Levine


avec Amber Heard, Whitney Able, Michael Welch, Anson Mount, Aaron Himelstein, Melissa Price, Luke Grimes, Edwin Hodge...picto_16ans.gif

 


Slasher – Etats-Unis (2006)

 


Comme le titre le laisse supposer, Mandy Lane est une superbe jeune fille qui fait fantasmer tous les garçons qui croisent son chemin tant elle semble pure et inaccessible. Après une soirée qui tourne mal, Mandy s'éloigne de son meilleur ami genre "pas à la mode" et semble vouloir se rapprocher des stars de son lycée. Aussi accepte-t-elle de passer le week-end dans un ranch isolé avec ses nouveaux amis tendance fêtards. Il semblerait toutefois qu'un tueur rôde dans les parages…mandy_lane1.jpg


Avec un pitch pareil, on se dit forcément qu'on va encore se taper un "teen slasher movie" rempli d'insupportables djeun's qui vont, à notre plus grande joie, se faire trucider les uns après les autres.


TOUS LES GARCONS AIMENT MANDY LANE c'est en effet cela mais c'est surtout un peu plus.


Un peu plus du fait que les personnages sont plus approfondis qu'habituellement dans ce genre de film et finissent même, pour certains, par devenir attachants (je vous rassure on a quand même notre sportif de service bien blaireau dont on attend la mort avec impatience).


Un peu plus grâce à l'atmosphère qu'arrive à installer le réalisateur qui n'est pas sans rappeler VIRGIN SUICIDE. La présence de la magnifique Amber Heard (qui n'arrête pas de tourner et qu'on verra dans THE WARD, le prochain Carpenter) dans le rôle titre y est pour beaucoup, mais pas uniquement. TOUS LES GARCONS AIMENT MANDY LANE est aussi techniquement très réussi avec une bande originale de qualité et une photo splendide.

mandy_lane2.jpg


Un peu plus enfin, de par son scénario bien plus ingénieux que la moyenne prenant le spectateur par surprise, ce qui est assez rare dans un slasher pour être signalé...


Le bémol vient principalement de l'utilisation de quelques clichés (l'arrêt obligatoire dans une station service avec passage aux toilettes, l'ancien militaire ténébreux...) et des meurtres peu nombreux et guère originaux. Manque d'originalité meurtrière qui, au final, colle parfaitement avec le parti pris scénaristique. Vous l'aurez compris, TOUS LES GARCONS AIMENT MANDY LANE est un film très recommandable bien au dessus des productions actuelles.

 

 

Stéphane