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10 septembre 2010

BLOODRAYNE 2 : DELIVERANCE

bloodrayne2.jpg(aka BLOODRAYNE : THE VAMPIRE CHRONICLES...)


de Uwe Boll


avec Natassia Malthe, Zack Ward, Michael Paré, Chris Coppola, Michael Eklund, Michael Teigen, John Novak, Sarah-Jane Redmond, Brendan Fletcher, Jodelle Ferland...picto_12ans.gif

 


Western fantastique – Allemagne / Canada (2007)

 


A la fin de BLOODRAYNE premier du nom, Rayne tuait son père, un vampire surpuissant, et s'installait sur son trône. Magie du cinéma, dans BLOODRAYNE 2, on fait table rase de la première aventure et hop, on retrouve Rayne (enfin plus ou moins vu qu'entre le 1 et le 2, la belle Natassia Malthe a pris la place de la non moins belle Kristanna Loken) en plein far west.


Attention tout de même, malgré ce changement radical, si vous n'avez pas vu le premier opus vous n'allez pas comprendre grand-chose : qui elle-est ? C'est quoi Brimstone ? bloodrayne2_2.jpgDans quel état gère ? etc…


Ce qui finalement n'est pas grave tant le film est navrant !


En effet, pas grand-chose à se mettre sous la dent dans ce BLOODRAYNE 2, ce qui est un comble pour un film de vampires. Malgré une idée de départ qui permettait pas mal d'excès (Billy the Kid est en fait un vampire qui veut profiter de l'arrivée du chemin de fer pour asservir le monde), le résultat est chiantissime : les combats sont mal filmés et donc sans grand intérêt et l'intrigue insipide.


Quant à l'imagerie vampirique, exception faite justement de Billy the Kid qui de temps en temps vide un enfant de son sang, elle est totalement laissée de côté, les vampires bloodrayne2_1.jpgpréférant de loin les flingues aux crocs…


Heureusement quelques seconds rôles savoureux, enfin celui du pasteur (Michael Eklund, excellent), sortent quelque peu le spectateur de son ennui.


BLOODRAYNE était certes très moyen, mais se laissait regarder gentiment. BLOODRAYNE 2 est quant à lui un ratage complet. Dommage, un western vampirique sur le papier ça a de la gueule...


Etant d'un naturel optimiste, je suis sûr que BLOODRAYNE 3 et ses vampires nazis relèvera enfin le niveau de cette franchise…


Stéphane


10 juin 2010

LE MONSTRE DU MARECAGE

Le-Monstre-du-marecage.jpg(EL PANTANO DE LAS ANIMAS aka SWAMP OF THE LOST SOULS)


de Rafael Baledón


avec Gastón Santos, Manola Saavedra, Pedro de Aguillón, Manuel Dondé, Sara Cabrera, Salvador Godínez, Lupe Carriles...



Fantastique / Western – Mexique (1957)



LE MONSTRE DU MARECAGE c'est un peu comme un épisode de SCOUBIDOU qui durerait 1h15.


On retrouve en effet toutes les ficelles qui ont fait le succès de ce dessin animé mythique : une légende / un monstre qui n'en est pas un / un méchant dont le mobile est l'argent / la "fin Scoubidou" où l'on retire le masque du monstre pour enfin Le-Monstre-du-marecage8.jpgnous dévoiler le coupable.


Cette ressemblance avant l'heure ne s'arrête pas là puisque le héros rappelle Fred (mais si, le beau gosse de l'équipe qui passe son temps à décider pour les autres et qui a autant d'humour qu'un plat de nouilles), le mimétisme allant jusqu'au port du petit foulard qui va bien. Quant à son acolyte, on peut aisément considérer qu'il remplace le duo Scoubidou/Sammy : il ne cherche rien mais se retrouve systématiquement en présence du monstre, pousse alors des cris de donzelle hystérique et prend ses jambes à son cou…


L'enquête n'est malheureusement pas à la hauteur d'un SCOUBIDOU où il est si difficile de découvrir qui, du gardien cacochyme ou du châtelain ruiné, est le coupable. Ici pas besoin d'être un Columbo en herbe pour deviner qui se cache à l'intérieur du monstre puisque très vite on nous dit tout, ou presque…

Le-Monstre-du-marecage6.jpg


Qu'importe, l'intérêt du film ne réside pas là ! LE MONSTRE DU MARECAGE est un simple produit de divertissement avec son monstre rappelant celui du lagon noir, ses combats genre cartoon, un soupçon d'humour et une petite bluette histoire de plaire au plus grand nombre.


Et même si l'ensemble a forcément beaucoup vieilli, LE MONSTRE DU MARECAGE est un film, certes mineur, mais au capital sympathie énorme…



Stéphane

01 février 2010

LA CREATURE INVISIBLE

sorcerers.jpg(THE SORCERERS aka IL KILLER DI SATANA / LOS BRUJOS...)


de Michael Reeves


avec Boris Karloff, Ian Ogilvy, Catherine Lacey, Elizabeth Ercy, Victor Henry, Alf Joint, Susan George, Peter Fraser...picto_12ans.gif


Fantastique - Royaume-Uni (1967)



Le professeur Montserrat a créé une machine capable de contrôler une personne à distance. Ancien hypnotiseur de renom, il vit maintenant, abandonné de tous, dans un minable petit appartement avec sa femme, également hypnotiseuse. Il croise par hasard le chemin de Mike Roscoe, jeune bellâtre cynique et désabusé, et le convainc d'être son cobaye. Ayant pris possession de son esprit, le couple va alors le manipuler afin de ressentir par procuration des sensations de plus en plus fortes…sorcerers1.jpg


Deuxième et avant-dernier film de Michael Reeves, LA CREATURE INVISIBLE est vendu sur la présence de la légende du cinéma fantastique Boris Karloff. Pourtant à la vue du film ce n'est pas la prestation de Karloff que l'on retient tant celle-ci, même si elle est excellente, est éclipsée par celle de Catherine Lacey qui crève l'écran avec son look de vieille poche. Elle est en effet sensationnelle en veille hystérique ne pouvant plus arrêter, comme droguée, de jouer avec sa proie, allant crescendo dans les actes répréhensibles qu'elle lui fait commettre.


Ian Ogilvy qui joua dans tous les films de Michael Reeves (certes il n'en a tourné que 3 mais quand même…) incarne quant à lui le jeune homme qui va vivre cette descente aux enfers, croyant devenir fou jusqu'à commettre l'irréparable…

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Fort de ce trio d'acteurs (auquel on pourrait rajouter Elizabeth Ercy et Victor Henry, excellents seconds rôles), Michael Reeves n'aura pas besoin d'effets spéciaux (ils se limitent à des jeux de lumières et à une machine toute pourrie) pour réaliser un film très efficace à l'atmosphère certes désuète mais envoutante, et au scénario totalement immoral. Au fur et à mesure que l'intrigue avance, on se rend en effet compte qu'aucune échappatoire n'est possible et qu'un happy end n'est donc pas envisageable…


A la vue de cette petite perle du cinéma britannique, on ne peut que regretter que le premier film de Michael Reeves, LA SORELLA DI SATANA avec l'icône Barbara Steele, n'aie pas encore eu l'honneur d'une édition française…


Stéphane


 

13 juin 2008

HERCULE CONTRE LES VAMPIRES

herculecontrelesvampires.jpg(ERCOLE AL CENTRO DELLA TERRA aka HERCULES IN THE HAUNTED WORLD / SWORD AND SANDAL / VAMPIRE GEGEN HERAKLES)

 


de Mario Bava et Franco Prosperi

 


avec Reg Park, Christopher Lee, Leonora Ruffo, George Ardisson, Marisa Bella, Ida Galli, Franco Giacobini, Rosalba Neri, Mino Doro...

 

 

 

Fantastique / Péplum – Italie (1961)

 


Pour sauver sa belle (Léonora Ruffo), blonde cataleptique emprisonnée dans les caves du méchant roi Lico (Christopher Lee toujours impeccable), Hercule fils de Zeus (Reg Park – trois fois Mr Univers et entraîneur d’un certain Arnold S., aujourd’hui politicien culturiste) doit cueillir la pomme d’or du jardin des Hespérides qui lui ouvrira la porte des enfers.

 


Il n’hésitera pas à y chercher la pierre de vie, accompagné par Thésée (George Ardisson), niqueur fou au look surprenant de surfer péroxydé, et par Télémaque (Franco Giacobini) - dont les blagues ne dérideraient même pas Denise Fabre.

 


Ensemble, ils devront déjouer les pièges tendus par les Dieux (à coup de lancer de pierre le plus souvent) et affronter un Procuste granitique qui aurait bien besoin de suivre les cours de Véronique et Davina tellement il manque de souplesse.

 


Mario Bava, plusieurs fois crédité au générique, signe ici un film qui a terriblement vieilli. La patte du maître se retrouve cependant dans quelques belles scènes oniriques et dans le travail des lumières colorées qui tentent – et parfois réussissent à sauver des décors kitsch et des effets spéciaux très cheap.

 


La grosse déception du film vient surtout du titre français mensonger qui nous autorisait à rêver d’un baiser sanglant du célèbre suceur de sang sur la carotide hypertrophiée du demi dieu nettoyeur d’écuries. Mais hélas, à l’exception d’une scène dans un curieux décor de cimetière perdu dans une grotte, pas la moindre petite chauve-souris pour voleter maladroitement autours du chignon choucrouté de la princesse.

 


Si vous partagez les passions secrètes de Peter Graves avouées dans Y'A-T-IL UN PILOTE DANS L'AVION, vous saurez cependant apprécier la coupe impeccable du mini pagne d’Hercule qui flatte admirablement ses cuisses monolithiques et s’harmonise parfaitement avec le petit harnais qui orne avantageusement des pectoraux à faire pâlir de jalousie une nageuse est-allemande.

 


Dernier regret : lorsque Hercule – qui jamais ne recule - gravit une montagne suivi de très près par son comparse Thésée, l’on se prend à regretter que notre musculeux héros ait achevé la digestion de son cassoulet de la veille !!!


JP

 



26 avril 2007

LA PORTE DES SECRETS

medium_skel2.jpg(THE SKELETON KEY)


de Iain Softley


avec Kate Hudson, Gena Rowlands, John Hurt, Peter Sarsgaard, Joy Bryant, Forrest Landis, Jamie Lee Redmon, Maxine Barnett...medium_picto_12ans.12.gif



Fantastique – Etats-Unis (2005)



Caroline, une aide-soignante idéaliste, ne s’est pas pardonnée de ne pas s’être occuper de son père juste avant son décès. Aussi va-t-elle accepter un travail au milieu du bayou, afin d’aider une vieille femme à prendre soin de son mari qui vient d'avoir un accident cérébral...


Nouvelle-Orléans et bayou… on se demande bien de quoi va pouvoir parler le film… de vaudou me souffle-t-on du fond de la classe… eh bien non, en fait ce film parle de hoodoo !!! Perso, je ne vois pas vraiment la différence, mais qu’importe, de prime abord une histoire vaudou je suis fan, alors de hoodoo j’en trépigne d’avance !!!

medium_skelet.jpg


Malheureusement, le film ne tient pas ses promesses, manque cruellement de rythme et l'ensemble reste un peu trop gentillet... En outre, le coup de la pièce cachée dans une maison révélant des secrets sent un peu le réchauffé… mais grâce à d'excellents acteurs : l'immense Gena "GLORIA" Rowlands, la charmante Kate Hudson, et John "ELEPHANT MAN" Hurt sensationnel dans un rôle quasi-muet, le film se révèle tout de même agréable à regarder et même un peu flippant... et cerise sur le gâteau : la fin est très surprenante et sort des sentiers battus…


Certes, LA PORTE DES SECRETS n'est pas le film du siècle, mais reste très agréable à voir et est vraiment sauvé par sa fin très originale !



Stéphane