09 février 2010
SEX ADDICT
(BAD BIOLOGY)
de Frank Henenlotter
avec Charlee Danielson, Anthony Sneed, Tom Kohut, Ginger Starr, Krista Ayne, Tina Krause, Casey Belial, Mar Sirivanh, Rachael Robbins, Alicia Hastings, Jelena Jensen, Vicky Wiese, Vinnie Paz, Reef the Lost Cauze, R.A. The Rugged Man...![]()
Comédie fantastico-érotique - Etats-Unis (2008)
Vu la filmographie de Frank Henenlotter, il semble évident que ce brave homme aime le bon goût et les freaks (qu'ils soient "naturels" comme dans Basket Case ou fabriqués de toute pièce comme dans Frankenhooker). Sex Addict ne déroge pas à la tradition : Jennifer possède 7 clitoris, un appétit sexuel insatiable et une tendance au meurtre (aaah, Eros et Thanatos...). Elle accouche en outre d'un bébé monstrueux 2 heures après chaque rapport, bébé qu'elle abandonne illico presto… A la recherche de l'homme qui la fera jouir jusqu'à l'extase, elle tombe par hasard sur Batz jeune homme perturbé par son sexe démesuré et incontrôlable…
Point de vue casting, pratiquement que des premiers rôles, mais cela ne se ressent guère : le jeu des acteurs ne fait pas amateur. Il est même difficile de croire qu'il s'agit d'une première expérience pour Charlee Danielson vraiment excellente en veuve noire surclitorisée. S'ajoute à ce groupe de petits nouveaux, Casey Belial, une habituée des films de Frank Henenlotter et un cameo de la scream queen Tina Krause dans son propre rôle.
Avec Sex Addict on en a pour notre argent : nudité, dialogues très crus, sang, beaucoup d'humour et de second degré. En plus de certaines trouvailles visuelles comme cette caméra "embarquée" à bord du vagin de l'héroïne (visuel choisi pour la jaquette du Dvd édition française histoire d'attirer la chaland, le titre original Bad Biology ayant subi par la même occasion une transformation en un Sex Addict plus vendeur...), ce film est bourré de scènes vouées à devenir cultes comme quand le sexe de Batz, shooté aux stéroïdes, fait un malaise, totalement vidé après s'être détaché de son propriétaire et avoir honoré toutes ses voisines (et quelles voisines !). N'écoutant que son envie de sexe, l'héroïne pratique alors un bouche à bouche pour le ranimer !!! (décidément c'est la mode des zizis qui se font la malle entre le récurrent "Rocco et sa bite" dans le SAV d'Omar et Fred et One-eyed Monster dans lequel c'est au tour du sexe de Ron Jeremy de prendre la poudre d'escampette, on est gâté...)
Bien sûr, certains voudront y voir autre chose : un message, une satire de la sexualité moderne, un constat sur la place de la femme dans la société, etc, etc… Eh bien pas moi ! Sex Addict est une putain de bonne série B excessive, blasphématoire et paradoxalement très fraiche et très drôle et c'est amplement suffisant !
Stéphane
20:58 Publié dans Comédie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, cinema, frank henenlotter, sex addict, erotique, comedie, fantastique
01 février 2010
LA CREATURE INVISIBLE
(THE SORCERERS aka IL KILLER DI SATANA aka LOS BRUJOS...)
avec Boris Karloff, Ian Ogilvy, Catherine Lacey, Elizabeth Ercy, Victor Henry, Alf Joint, Susan George, Peter Fraser...![]()
Fantastique - Royaume-Uni (1967)
Le professeur Montserrat a créé une machine capable de contrôler une personne à distance. Ancien hypnotiseur de renom, il vit maintenant, abandonné de tous, dans un minable petit appartement avec sa femme, également hypnotiseuse. Il croise par hasard le chemin de Mike Roscoe, jeune bellâtre cynique et désabusé, et le convainc d'être son cobaye. Ayant pris possession de son esprit, le couple va alors le manipuler afin de ressentir par procuration des sensations de plus en plus fortes…
Deuxième et avant-dernier film de Michael Reeves, La Créature Invisible est vendu sur la présence de la légende du cinéma fantastique Boris Karloff. Pourtant à la vue du film ce n'est pas la prestation de Karloff que l'on retient tant celle-ci, même si elle est excellente, est éclipsée par celle de Catherine Lacey qui crève l'écran avec son look de vieille poche. Elle est en effet sensationnelle en veille hystérique ne pouvant plus arrêter, comme droguée, de jouer avec sa proie, allant crescendo dans les actes répréhensibles qu'elle lui fait commettre.
Ian Ogilvy qui joua dans tous les films de Michael Reeves (certes il n'en a tourné que 3 mais quand même…) incarne quant à lui le jeune homme qui va vivre cette descente aux enfers, croyant devenir fou jusqu'à commettre l'irréparable…
Fort de ce trio d'acteurs (auquel on pourrait rajouter Elizabeth Ercy et Victor Henry, excellents seconds rôles), Michael Reeves n'aura pas besoin d'effets spéciaux (ils se limitent à des jeux de lumières et à une machine toute pourrie) pour réaliser un film très efficace à l'atmosphère certes désuète mais envoutante, et au scénario totalement immoral. Au fur et à mesure que l'intrigue avance, on se rend en effet compte qu'aucune échappatoire n'est possible et qu'un happy end n'est donc pas envisageable…
A la vue de cette petite perle du cinéma britannique, on ne peut que regretter que le premier film de Michael Reeves, La Sorella di Satana avec l'icône Barbara Steele, n'aie pas encore eu l'honneur d'une édition française…
Stéphane
21:45 Publié dans Fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, hypnose, michael reeves, boris karloff, ian ogilvy, cinema, fantastique
28 janvier 2010
TOUS LES GARCONS AIMENT MANDY LANE
(ALL THE BOYS LOVE MANDY LANE)
de Jonathan Levine
avec Amber Heard, Whitney Able, Michael Welch, Anson Mount, Aaron Himelstein, Melissa Price, Luke Grimes, Edwin Hodge...![]()
Slasher – Etats-Unis (2006)
Comme le titre le laisse supposer, Mandy Lane est une superbe jeune fille qui fait fantasmer tous les garçons qui croisent son chemin tant elle semble pure et inaccessible. Après une soirée qui tourne mal, Mandy s'éloigne de son meilleur ami genre "pas à la mode" et semble vouloir se rapprocher des stars de son lycée. Aussi accepte-t-elle de passer le week-end dans un ranch isolé avec ses nouveaux amis tendance fêtards. Il semblerait toutefois qu'un tueur rôde dans les parages…
Avec un pitch pareil, on se dit forcément qu'on va encore se taper un "teen slasher movie" rempli d'insupportables djeun's qui vont, à notre plus grande joie, se faire trucider les uns après les autres.
Tous les Garçons Aiment Mandy Lane c'est en effet cela mais c'est surtout un peu plus.
Un peu plus du fait que les personnages sont plus approfondis qu'habituellement dans ce genre de film et finissent même, pour certains, par devenir attachants (je vous rassure on a quand même notre sportif de service bien blaireau dont on attend la mort avec impatience).
Un peu plus grâce à l'atmosphère qu'arrive à installer le réalisateur qui n'est pas sans rappeler Virgin Suicide. La présence de la magnifique Amber Heard (qui n'arrête pas de tourner et qu'on verra dans The Ward, le prochain Carpenter) dans le rôle titre y est pour beaucoup, mais pas uniquement. Tous les Garçons Aiment Mandy Lane est aussi techniquement très réussi avec une bande originale de qualité et une photo splendide.
Un peu plus enfin, de par son scénario bien plus ingénieux que la moyenne prenant le spectateur par surprise, ce qui est assez rare dans un slasher pour être signalé...
Le bémol vient principalement de l'utilisation de quelques clichés (l'arrêt obligatoire dans une station service avec passage aux toilettes, l'ancien militaire ténébreux...) et des meurtres peu nombreux et guère originaux. Manque d'originalité meurtrière qui, au final, colle parfaitement avec le parti pris scénaristique. Vous l'aurez compris, Tous les Garçons Aiment Mandy Lane est un film très recommandable bien au dessus des productions actuelles.
Stéphane
09:56 Publié dans Slasher | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, cinema, amber heard, mandy lane, slasher, critique, jonathan levine
23 janvier 2010
THE STRANGERS
de Bryan Bertino
avec Liv Tyler, Scott Speedman, Glenn Howerton, Kip Weeks, Gemma Ward, Laura Margolis...![]()
Thriller – Etats-Unis (2008)
Kristen et James doivent passer la nuit dans une maison isolée appartenant aux parents de James. Ce n'est pas la grande joie : Kristen vient de refuser la demande en mariage de James... Petit à petit, ils se rendent compte qu'ils ne sont pas seuls : des personnes masquées rôdent autour de la maison…
The Strangers joue sur une peur répandue : l'intrusion d'inconnus dans sa maison, lieu où, une fois la porte fermée, on se sent en totale sécurité. C'est sur cette angoisse que tient tout le film, le réalisateur faisant monter la pression crescendo en en utilisant divers aspects (quelqu'un frappe à la porte au milieu de la nuit, sensation d'être observé, sensation d'une présence étrangère, etc…). Aussi ressent-on tout le film la menace qui pèse sur les protagonistes et les moments de calme ne sont là que pour accentuer les moments de stress.
La sensation de malaise est d'autant plus grande que les acteurs Liv Tyler (la saga du Seigneur des Anneaux) et Scott Speedman (la saga Underworld) sont excellents, et que l'on peut s'identifier à eux, sans repère face à une situation qui leur échappe totalement.
Hormis cette tension permanente, ce qui gène le plus est le manque de mobile des agresseurs. La seule raison avancée pour expliquer leur geste sera un laconique "parce que
vous étiez chez vous", cette agression se limitant pour eux à un jeu, un moyen de passer le temps rappelant le chef d'œuvre Orange Mécanique ou plus récemment le très moyen The Great Ecstasy of Robert Carmichael. Comme quoi ce n'est pas un signe des temps…
Huis-clos tendu et dérangeant, le gros bémol de The Strangers réside dans sa fin ouverte qui ne colle guère à la noirceur du propos et laisse entrevoir la possibilité d'une séquelle, si le succès financier est au rendez-vous bien sûr…
Stéphane
09:27 Publié dans Thriller | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, liv tyler, scott speedman, thriller, cinema, critique, etats unis
18 janvier 2010
HUSH
de Mark Tonderai
avec William Ash, Christine Bottomley, Claire Keelan, Andreas Wisniewski, Robbie Gee, Peter Wyatt, Sheila Reid, Shaun Dingwall...![]()
Thriller – Royaume-Uni (2009)
Accompagné de sa petite amie Beth, Zakes fait le tour des aires de repos pour poser des affiches publicitaires. Au bord de la rupture, Beth profite de ce petit périple pour lui faire des reproches, les engueulades se succèdent. Soudain Zakes croit voir à l'arrière d'un camion une femme nue enfermée dans une cage. Beth n'a rien vu, il lui raconte, prévient la police et commence à suivre le camion. Contre toute attente, Zakes décide de sortir de l'autoroute pour aller poser des affiches dans l'aire de repos suivante. S'en est trop pour Beth qui décide de le quitter. Incrédule, Zakes l'attend dans la voiture. Quand le camion fait son apparition, il part alors à la recherche de sa bien-aimée et se rend compte qu'elle vient d'être enlevée à son tour…Il décide de poursuivre le kidnappeur…
Un camion, un routier dont on ne voit jamais le visage, difficile de ne pas penser à Duel même si les similitudes entre les deux films s'arrêtent là, le jeu du chat et de la souris étant quelque peu inversé.
Malgré ce que l'histoire permettait comme excès, Mark Tonderai, également scénariste, fait le choix pour son premier long métrage de limiter les scènes trash et nous livre au final un film plutôt soft, hormis une scène à vous clouer au sol. "Softitude" qui sert un film à la tension palpable, entre thriller et survival, privilégiant une action axée autour de son héros Zakes à un abus de gore qui aurait probablement nuit à l'ensemble.
Très maîtrisé et sans faux rythme, Hush happe le spectateur dès les premières scènes, notamment grâce à ces deux acteurs principaux, William Ash et Christine Bottomley, très convaincants, et ne le lâche plus. Et même si c'est gros comme un camion - le héros, écrivain raté, obligé pour vivre de faire un boulot de merde se transforme en chevalier blanc totalement indestructible sans peur et sans reproche choisissant toujours la bonne option pour sauver sa dulcinée, qui vient pourtant de le tromper mais qui retombera forcément dans ses bras impressionnée par tant de courage – on veut quand même y croire…
Stéphane
21:40 Publié dans Thriller | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, mark tonderai, cinema, thriller, critique, survival, horreur
20 décembre 2009
TROG
de Freddie Francis
avec Joan Crawford, Michael Gough, Kim Braden, Bernard Kay, David Griffin, Joe Cornelius, John Hamill, Thorley Walters...![]()
Fantastique – Royaume-Uni (1970)
Une créature troglodyte, renommé Trog, est découverte par un groupe d'étudiants spéléologues. Elle serait le lien manquant de l'évolution entre le singe et l'homme. Deux camps vont alors s'opposer : une scientifique qui veut l'étudier et les bas du front qui ne voient en cette créature qu'un danger pour la population.
Malgré une approche très manichéenne et une intrigue linéaire, cette variation sur le thème de la créature de Frankenstein se révèle être un film distrayant et agréable à regarder. Cela tient principalement à ces acteurs : Michael Gough (Le train des épouvantes également de Freddie Francis) en tête, en parfait salaud qui n'hésite devant aucune bassesse pour arriver à ses fins : détruire Trog qui représente un frein à ses investissements dans la région. A ce magnifique pourri s'oppose la légende Joan Crawford (Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? de Robert Aldrich), dont ce fut le dernier film, en scientifique humaniste dépourvue de défaut.
On peut ben sûr regretter que le scénario ne soit pas plus poussé : l'opposition entre science et obscurantisme religieux étant totalement survolée. Idem pour les réelles motivations de Michael Gough : religion (qui ne semble être qu'un pretexte pour arriver à ses fins) ou argent (guère logique, la découverte d'un "monstre" est plutôt bon pour les affaires) ?
Mais le but de Trog n'est pas de rentrer dans ce genre de considérations, il s'agit uniquement d'un film de divertissement plein de bons sentiments au scénario simpliste mais avec une créature toute kitch qui ravira les grands comme les petits...
Stéphane
15:45 Publié dans Fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, fantastique, freddie francis, joan crawford, michael gough, cinema, creature
08 novembre 2009
THE GIRL TRADERS

(DIE MÄDCHENHÄNDLER aka WHITE SLAVERS aka FLESH TRADERS...)
avec Nadine de Rangot, Margrit Siegel, Melitta Tegeler, Rena Bergen, Libero Guidi, Rolf Häubi, Ilonka List, Monica Marc, Christa Free, Chitta Coray, Peter Baumgartner, Erwin C. Dietrich, Walter Kraus, Josef Moosholzer...![]()
Erotique - Suisse (1972)
Drôle de film que THE GIRL TRADERS qui, sur un ton enjoué voire de la comédie, nous décrit une organisation qui fait dans la traite des blanches. Les femmes victimes de cette organisation prennent même la situation avec sourire et enthousiasme. On peut même aller jusqu'à dire qu'elles s'épanouissent dans leur nouveau job !
Vous l'aurez compris si vous pensiez visionner un film dénonçant le trafic d'êtres humains passez votre chemin, en effet, mis à part les femmes destinées au "marché" arabe pour lesquelles la situation est présentée comme sordide et horrible, pour les autres c'est vraiment sympa de finir dans un bordel zurichois où l'ambiance est plus à la gaudriole qu'à l'exploitation.
Vous me direz, on attend pas d'un film érotique qu'il dénonce quoi que ce soit et vous avez raison, la traite des blanches est juste un prétexte pour montrer de la chair fraiche et y'a pas à dire on est servi. Par contre, il faut quand même reconnaître que les canons de la beauté helvète ont pas mal évolué... On réservera donc ce film aux amateurs de femmes bien charpentées (grosse poitrine, hanches bien larges et cellulite sur les fesses pour la plupart) et d'hommes très 70's (poilus et trapus).
Réalisé par l'immense Erwin C. Dietrich qui produisit de nombreux "chefs-d'oeuvre" de l'exploitation (les siens, quelques uns de Jess Franco et plus récemment l'excellent KILLER KONDOM tiré de la BD de Ralf König) THE GIRL TRADERS est juste un produit de sexploitation misogyne et daté, au scénario minimaliste dont le seul intérêt (à mon sens) provient d'un humour à 2 francs suisses qui ferait passer les films de Max Pécas pour des monuments de la comédie.
Stéphane
15:37 Publié dans Erotique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, erotique, prostitution, erwin c dietrich, suisse, nadine de rangot, cinema
18 juillet 2009
WELCOME TO THE JUNGLE
de Jonathan Hensleigh
avec Veronica Sywak, Sandy Gardiner, Callard Harris, Nick Richey, Rich Morris, Del Roy...![]()
Cannibales – Etats-Unis (2007)
Suite à une rumeur, 2 couples se rendent en Nouvelle Guinée, sur le territoire de tribus cannibales, à la recherche d'un milliardaire disparu quelques décennies plus tôt, histoire de réaliser un documentaire qu'ils comptent bien vendre à prix d'or...
Le territoire cannibale est très retiré et on va s'en rendre compte vu qu'il faudra être très patient pour y arriver. En effet, l'immense première partie (en gros les 4/5 du film) consiste en des dialogues ininterrompus entre les 2 couples filmés caméra à l'épaule... Ces derniers s'enfoncent dans la jungle tout d'abord copains comme cochon, puis ils vont bien sûr s'entre-déchirer, toujours par caméra interposée, au fur et à mesure de l'aventure et des difficultés...
Du coup après une bonne heure de péloche, on se demande si on mate réellement un film de cannibales : pas de gore, pas de nudité, pas de cannibales (!), même pas un petit animal dépecé vivant... Juste quelques cranes déposés par-ci par là dans le décor...
Heureusement les cannibales arrivent enfin et comme dans tout film de ce genre qui se respecte, une jolie demoiselle, de préférence blonde (sûrement pour mieux contraster avec les "sauvages") se retrouvera empalée... ce coup-ci c'est par la bouche, ce qui est tout de même assez original. Malheureusement nous n'assisterons pas à la scène, faute de crédits sûrement, seul le résultat nous sera donné en pature...
Maigre consolation pour un film qui est vendu comme une suite du cultissime Cannibal Holocaust (enfin tout le monde sait qu'il ne faut pas croire ce qui est indiqué sur les jaquettes de films...).
Puis l'action s'accélère un peu : les cannibales, joliment maquillés de blanc, se font enfin plus présents, on entend des cris dans la nuit, on voit un peu de barbaque par-ci par là, tout le monde a peur puis se fait bouffer (mais on voit rien ou presque)... fin du film...
Pourtant, et c'est ça le plus surprenant, Welcome to the Jungle se regarde sans déplaisir, c'est un peu comme un sous-Projet Blair Witch dans la jungle avec des dialogues nuls mais bien rythmés, sans réel temps mort, ni action d'ailleurs... Ce qui n'est pas si évident...
Stéphane
16:25 Publié dans Cannibales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, cinema, cannibales, gore, critique, horreur, dvd
14 juin 2009
SLAUGHTER HIGH
(aka LE JOUR DES FOUS aka APRIL'S FOOLS DAY...)
de George Dugdale, Mark Ezra et Peter Litten
avec Caroline Munro, Simon Scuddamore, Carmine Iannaccone, Donna Yeager, Gary Martin, Josephine Scandi, Marc Smith, Dick Randall, Sally Cross...![]()
Horreur / Slasher – Royaume-Uni /Etats-Unis (1986)
On avait déjà eu droit aux psychokillers adeptes de Noël (Douce Nuit, Sanglante Nuit, Black Christmas), de la Saint Valentin (Mortelle Saint Valentin), d'Halloween (je vous laisse deviner le titre), et j'en passe et des pires... Avec Slaughter High on a notre tueur du 1er avril !
Vivement un tueur du lundi de Pentecôte ! Comment ça, ça n'existe plus ? Oups désolé... Vivement un tueur de la journée de solidarité !
Si vous aimez les slashers ultra-classiques, vous allez être servis : dans un lycée, la bande habituelle d'ados sportifs et décérébrés (en gros qu'avec des acteurs d'au moins 25 balais) s'en prend continuellement à Marty (grosses lunettes, look du 1er de la classe). La blague de trop et là c'est l'incident : Marty se retrouve défiguré...
Quelques années plus tard, tout ce joli monde (sauf Marty donc) est invité pour une petite sauterie d'anciens élèves, mais ils se retrouvent seuls, pris au piège dans leur ancien lycée maintenant à l'abandon. Comme vous vous en doutez, ils vont se faire dessouder les uns après les autres par un tueur portant un masque de fou du roi (pour ceux qui ne voit pas à quoi ça ressemble, voir la jaquette...).
On a bien sûr droit (mais c'est aussi pour ça qu'on aime les slashers...) :
-
aux victimes stupides qui s'obstinent à se séparer et agissent en dépit du bon sens ;
-
aux courses-poursuites dans des couloirs et des escaliers (enfin dans un seul et unique couloir et dans un seul et unique escalier) ;
-
à une paire de seins par-ci par-là ;
-
et à des meurtres tous différents.
Donc pas de surprise à attendre de Slaughter High qui reste néanmoins un film sympatique même s'il manque terriblement de rythme et ce ne sont pas les meurtres, originaux mais pas très réussis, ni la fin n'importe nawak, qui sortiront le spectateur de sa torpeur.
Esthétiquement parlant, le film a en plus beaucoup vieilli : les années 80, ça ne pardonne pas... Il suffit de voir comment Caroline Munro (Maniac de William Lustig) est attiffée... Heureusement, à la fin du film, elle court beaucoup et se retrouve toute humide de sueur et ça, ça fait toujours plaisir...
Stéphane
11:02 Publié dans Slasher | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : film, cinema, slasher, caroline munro, horreur, uncut movies, tueur
09 février 2009
EXITUS II : HOUSE OF PAIN

avec Mia Magic, Renée Pornero, Natascha We, Alisha Laine, Katharina Bukowski, Marco Simonelli...![]()
Thriller érotique – Allemagne (2008)
Ce que j'aime dans les films d'Andreas Bethmann, c'est ce mélange subtil entre horreur et érotisme... nan, je déconne !!! ce que j'aime dans ses films, c'est le mauvais goût assumé avec des scènes de cul tendance pornographique au milieu...
C'est donc avec une joie non dissimulée que je me suis jeté sur cet Exitus II : House of Pain (pour les non anglophones, il s'agit de la boulangerie), malheureusement, même si le mauvais goût est toujours présent, cette suite se révèle bien en deçà de ce que l'on pouvait attendre de Bethmann surtout après un Exitus Interruptus de grande qualité...
En effet, peu ou prou de surprises au niveau du scénario, en gros si vous avez vu le 1, vous avez vu le 2 : on retrouve la scène du repas (probablement un hommage à Massacre à la Tronçonneuse), les cadavres momifiées ou empaillées (probablement un hommage à Psychose), l'ambiance "tout en délicatesse" autour de la nécrophilie et des femmes captives enchainées nues. Cette suite n'est donc qu'une resucée du 1 mais avec un peu moins de sexe explicite (même si la scène coupée proposée en bonus sur l'excellente édition Uncut Movies permet de se rendre compte que les scènes initiales étaient plus cul...) et une première bobine lente et bavarde...

Heureusement, pour les plus endurcis qui ont tenu jusqu'à la deuxième partie du film, celle-ci est plus rythmée et les scènes deviennent plus trash, on a même droit à un petit jeu genre Fort Boyard où l'héroïne doit retrouver une clé pour sauver sa petite amie... Clé qu'elle ne trouvera pas : eh oui, elle n'avait pas pensé à chercher dans sa chatte (!!!) vraiment on peut pas faire confiance... Dommage que Passepartout n'ait pas été de la partie...
Point de vue casting on retrouve Renée Pornero déjà présente dans le 1 qui, comme son pseudo l'indique, est une habituée des films X et joua notamment dans Sodomy Sandwiches ce qui, avouez-le, a quand même plus de gueule qu'un mixte ou un rillette.

Exitus II : House of Pain n'a donc, malgré quelques scènes "sympathiques", que très peu d'intérêt et se révèle vraiment inférieur au premier qui est, à ce jour, le meilleur film de Bethmann que j'ai eu le plaisir de voir...
la phrase du film :
"Malheureusement, le docteur a perdu sa vraie bite. Et la prothèse de queue n'est pas remboursée par la Sécu."
Stéphane
22:00 Publié dans Thriller | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : andreas bethmann, erotique, necrophilie, porno, uncut movies, renee pornero, thriller



