08 novembre 2009

THE GIRL TRADERS

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(DIE MÄDCHENHÄNDLER aka WHITE SLAVERS aka FLESH TRADERS...)

d'Erwin C. Dietrich

avec Nadine de Rangot, Margrit Siegel, Melitta Tegeler, Rena Bergen, Libero Guidi, Rolf Häubi, Ilonka List, Monica Marc, Christa Free, Chitta Coray, Peter Baumgartner, Erwin C. Dietrich, Walter Kraus, Josef Moosholzer...picto_16ans.gif


Erotique - Suisse (1972)


Drôle de film que THE GIRL TRADERS qui, sur un ton enjoué voire de la comédie, nous décrit une organisation qui fait dans la traite des blanches. Les femmes victimes de cette organisation prennent même la situation avec sourire et enthousiasme. On peut même aller jusqu'à dire qu'elles s'épanouissent dans leur nouveau job !

Vous l'aurez compris si vous pensiez visionner un film dénonçant le trafic d'êtres humains passez votre chemin, en effet, mis à part les femmes destinées au "marché" arabe pour lesquelles la situation est présentée comme sordide et horrible, pour les autres c'est vraiment sympa de finir dans un bordel zurichois où l'ambiance est plus à la gaudriole qu'à l'exploitation.

Vous me direz, on attend pas d'un film érotique qu'il dénonce quoi que ce soit et vous avez raison, la traite des blanches est juste un prétexte pour montrer de la chair fraiche et y'a pas à dire on est servi. Par contre, il faut quand même reconnaître que les canons de la beauté helvète ont pas mal évolué... On réservera donc ce film aux amateurs de femmes bien charpentées (grosse poitrine, hanches bien larges et cellulite sur les fesses pour la plupart) et d'hommes très 70's (poilus et trapus).

Réalisé par l'immense Erwin C. Dietrich qui produisit de nombreux "chefs-d'oeuvre" de l'exploitation (les siens, quelques uns de Jess Franco et plus récemment l'excellent KILLER KONDOM tiré de la BD de Ralf König) THE GIRL TRADERS est juste un produit de sexploitation misogyne et daté, au scénario minimaliste dont le seul intérêt (à mon sens) provient d'un humour à 2 francs suisses qui ferait passer les films de Max Pécas pour des monuments de la comédie.


Stéphane

18 juillet 2009

WELCOME TO THE JUNGLE

 

welcome_to_the_jungle.jpgde Jonathan Hensleigh

avec Veronica Sywak, Sandy Gardiner, Callard Harris, Nick Richey, Rich Morris, Del Roy...picto_16ans.gif


Cannibales – Etats-Unis (2007)


Suite à une rumeur, 2 couples se rendent en Nouvelle Guinée, sur le territoire de tribus cannibales, à la recherche d'un milliardaire disparu quelques décennies plus tôt, histoire de réaliser un documentaire qu'ils comptent bien vendre à prix d'or...

Le territoire cannibale est très retiré et on va s'en rendre compte vu qu'il faudra être très patient pour y arriver. En effet, l'immense première partie (en gros les 4/5 du film) consiste en des dialogues ininterrompus entre les 2 couples filmés caméra à l'épaule... Ces derniers s'enfoncent dans la jungle tout d'abord copains comme cochon, puis ils vont bien sûr s'entre-déchirer, toujours par caméra interposée, au fur et à mesure de l'aventure et des difficultés...

Du coup après une bonne heure de péloche, on se demande si on mate réellement un film de cannibales : pas de gore, pas de nudité, pas de cannibales (!), même pas un petit animal dépecé vivant... Juste quelques cranes déposés par-ci par là dans le décor...

Heureusement les cannibales arrivent enfin et comme dans tout film de ce genre qui se respecte, une jolie demoiselle, de préférence blonde (sûrement pour mieux contraster avec les "sauvages") se retrouvera empalée... ce coup-ci c'est par la bouche, ce qui est tout de même assez original. Malheureusement nous n'assisterons pas à la scène, faute de crédits sûrement, seul le résultat nous sera donné en pature...

Maigre consolation pour un film qui est vendu comme une suite du cultissime Cannibal Holocaust (enfin tout le monde sait qu'il ne faut pas croire ce qui est indiqué sur les jaquettes de films...).

Puis l'action s'accélère un peu : les cannibales, joliment maquillés de blanc, se font enfin plus présents, on entend des cris dans la nuit, on voit un peu de barbaque par-ci par là, tout le monde a peur puis se fait bouffer (mais on voit rien ou presque)... fin du film...

Pourtant, et c'est ça le plus surprenant, Welcome to the Jungle se regarde sans déplaisir, c'est un peu comme un sous-Projet Blair Witch dans la jungle avec des dialogues nuls mais bien rythmés, sans réel temps mort, ni action d'ailleurs... Ce qui n'est pas si évident...


Stéphane


 

14 juin 2009

SLAUGHTER HIGH

slaughter_high.jpg(aka LE JOUR DES FOUS aka APRIL'S FOOLS DAY...)

de George Dugdale, Mark Ezra et Peter Litten

avec Caroline Munro, Simon Scuddamore, Carmine Iannaccone, Donna Yeager, Gary Martin, Josephine Scandi, Marc Smith, Dick Randall, Sally Cross...picto_16ans.gif


Horreur / Slasher – Royaume-Uni /Etats-Unis (1986)


On avait déjà eu droit aux psychokillers adeptes de Noël (Douce Nuit, Sanglante Nuit, Black Christmas), de la Saint Valentin (Mortelle Saint Valentin), d'Halloween (je vous laisse deviner le titre), et j'en passe et des pires... Avec Slaughter High on a notre tueur du 1er avril !

Vivement un tueur du lundi de Pentecôte ! Comment ça, ça n'existe plus ? Oups désolé... Vivement un tueur de la journée de solidarité !

Si vous aimez les slashers ultra-classiques, vous allez être servis : dans un lycée, la bande habituelle d'ados sportifs et décérébrés (en gros qu'avec des acteurs d'au moins 25 balais) s'en prend continuellement à Marty (grosses lunettes, look du 1er de la classe). La blague de trop et là c'est l'incident : Marty se retrouve défiguré...

Quelques années plus tard, tout ce joli monde (sauf Marty donc) est invité pour une petite sauterie d'anciens élèves, mais ils se retrouvent seuls, pris au piège dans leur ancien lycée maintenant à l'abandon. Comme vous vous en doutez, ils vont se faire dessouder les uns après les autres par un tueur portant un masque de fou du roi (pour ceux qui ne voit pas à quoi ça ressemble, voir la jaquette...).

On a bien sûr droit (mais c'est aussi pour ça qu'on aime les slashers...) :

  • aux victimes stupides qui s'obstinent à se séparer et agissent en dépit du bon sens ;

  • aux courses-poursuites dans des couloirs et des escaliers (enfin dans un seul et unique couloir et dans un seul et unique escalier) ;

  • à une paire de seins par-ci par-là ;

  • et à des meurtres tous différents.

Donc pas de surprise à attendre de Slaughter High qui reste néanmoins un film sympatique même s'il manque terriblement de rythme et ce ne sont pas les meurtres, originaux mais pas très réussis, ni la fin n'importe nawak, qui sortiront le spectateur de sa torpeur.

Esthétiquement parlant, le film a en plus beaucoup vieilli : les années 80, ça ne pardonne pas... Il suffit de voir comment Caroline Munro (Maniac de William Lustig) est attiffée... Heureusement, à la fin du film, elle court beaucoup et se retrouve toute humide de sueur et ça, ça fait toujours plaisir...

Stéphane

 

28 décembre 2008

Résultat du sondage Batman

Quel est votre Batman préféré ?

0% Lewis Wilson
3.7% Robert Lowery
18.51% Adam West
22.22% Michael Keaton
7.4% Val Kilmer
18.51% George Clooney
29.62% Christian Bale


27 personnes ont répondu à ce sondage

 

Eh oui, c'est sans surprise que la victoire revient à Christian Bale, même si je suis certain que l'effet bat-popo n'y est pas pour rien, et c'est donc "l'esprit" léger qu'il peut prendre son envol vers d'autres bat-aventures...

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Mais je retiens surtout le fait qu'Adam West se retrouve 3ème ex aequo avec le chéri de ses dames George Clooney et ça, ça mérite bien une petite démonstration de son talent !

 

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En tout cas merci aux 27 votants... c'est peu mais c'est déjà énorme...

Allez sans rancune George...

 

george_clooney.jpg

30 octobre 2008

DEATH RACERS

deathracers.jpgde Roy Knyrim

avec Insane Clown Posse (Shaggy 2 Dope & Violent J), Scott Levy, Elina Madison, Elissa Dowling, Stephen Blackehart, Jason Ellefson, Jennifer Keith, Monique La Barr...picto_16ans.gif

 

Action / Gore - Etats-Unis (2008)

 

Responsable de quelques séries Z, Roy Knyrim est avant tout un spécialiste d’effets spéciaux qui a travaillé notamment chez Troma pour les Toxic Avengers 2 et 3.

Death Racers (rien à voir avec le Death Race actuellement au cinéma) est une bonne grosse série Z mais bien foutue et sévèrement burnée.

La réalisation est audacieuse, le visuel travaillé, malgré le budget dérisoire du film, et le rythme est soutenue. Il y a de l’action, du gore, ça part en vrille et même si c’est mal fait, l’ambition nous fait passer un bon moment.

L’histoire se passe attention, en 2023 !!! autant vous dire qu’on a plus l’impression d’être en 1991 allez, 1992… Tout commence dans une prison des Etats-Unis en proie à l’anarchie. L’un des détenus appelé "The Reaper" a pris le contrôle des lieux et prépare à l’aide de scientifiques un puissant virus. Le gouverneur pour contrer ce "Reaper" a la brillante idée d’organiser une course automobile dans la prison avec pour but des protagonistes de tirer, découper ou dézinguer tout ce qui bouge, mais surtout, chercher et ramener mort ou vif "The Reaper". Donc 4 équipes participantes de 2 personnes chacune sortent leur voiture customisée de lance-roquettes, mitrailleuses, brouailleuses (dont Pimp My Ride aurait certainement très honte) le tout suivi et relayé par les médias bien sûr.

On découvre le duo Violent J & Shaggy 2 Dope du groupe Insane Clown Posse (célèbre groupe de rap underground blanc aux Etats Unis que l’on pourrait qualifier de pionner dans l’horrorcore, ils se sont fait remarquer par leur concept du Dark Carnival et leurs maquillages de clowns démoniaques) pour la 2ème fois dans un film, leur premier film étant Big Money Hustlas produit et réalisé par leur soin. D’ailleurs Death Racers est une production Asylum mais vu la présence de ces 2 acteurs avec un grand A et de la bande son entièrement constituée de leurs titres, on pourrait presque dire au final qu’il s’agit de leur film.

Bref, ça cogne, ça saigne, ça tranche il faut voir ça comme une bonne grosse série Z assumée où l’on ne s’ennuie pas.

Par contre il n’est disponible qu’en Zone 1 et en anglais, d’ailleurs bon courage pour comprendre ce qui est raconté par moment.

 

Xavier

 

 

 

05 octobre 2008

DYING GOD

dying_god.jpgde Fabrice Lambot

avec James Horan, Lance Henriksen, Erin Brown, Agathe de la Boulaye, Louis Ballester, Enrique Liporace, Samuel Arena, Iván Espeche, Victoria Maurette...picto_16ans.gif

 

Fantastique / Horreur – Argentine / France (2008)

 

Buenos Aires, des prostiputes sont retrouvées mortes. Violées, elles ont été perforées de l'intérieur, l'organe homicide est ressorti par le ventre... La police et la pègre sont sur les dents...

Après le remarqué Le Sang du Chatiment (qui m'avait laissé perplexe...), Fabrice Lambot signe avec Dying God son premier long-métrage et reprend l'atmosphère de son court : boites à strip, sexe soft et meurtres craspecs. Les effets gores sont d'ailleurs très réussis même si malheureusement peu nombreux.

Rempli de clichés (le flic au bout du rouleau alcoolo et trainant dans les bas-fonds, la pute au grand coeur, le vieux parrain en fauteuil roulant...), Dying God souffre d'un manque de rythme flagrant et aurait mérité quelques scènes en moins (comme celle où le flic en planque se fait livrer une pizza dans sa voiture ou encore quand le légiste propose au même flic de regarder dans son microscope (ce n'est pas une métaphore !)). Aussi, le film se résume le plus souvent à suivre James Horan dans Buenos Aires une bouteille à la main jusqu'à une scène finale plus couillue...

Heureusement, outre James Horan, Dying God bénéficie d'un casting plutôt pas mal avec ce vieux briscard de Lance Henriksen (la série Millennium) toujours aussi classe, et Misty Mundae toujours aussi Misty (je sais ça ne veut rien dire...) même si maintenant elle veut qu'on l'appelle Erin Brown...

Dying God est donc une série B (Z ?) fauchée qui manque quelque peu de style (j'aurais personnellement préféré une atmosphère plus sombre, ce que l'affiche laissait présager...) et de rythme... mais bon, c'est un premier long... donc rendez-vous pour le prochain !

 

Stéphane

 

04 octobre 2008

Recyclage (3)

panic.jpgPANIC

de Henry Bromell

avec William H. Macy, Neve Campbell, Donald Sutherland, John Ritter, Barbara Bain, Tracey Ullman, Bix Barnaba, David Dorfman, Tina Lifford...

 

Comédie dramatique / Etats-Unis (2000)

 

Voici de nouveau un film indépendant néanmoins présenté en compétition au Festival de Deauville 2000.

L'histoire nous raconte la vie d'un cinquantenaire, Alex (William H. Macy), dont le principal métier est tueur à gages. Initié et formé par son père (Donald Sutherland), il n'a jamais pu se défaire de son emprise. Tout au long de son existence, son père lui a dicté comment se comporter, comment mener sa vie, Alex ne s'est jamais trouvé libre de ses choix. Il veut cependant sortir de tout ça, choix que son père désapprouve et ne lui permet pas. Pour tenir le coup, Alex décide de consulter un psychologue, dans la salle d'attente, il rencontre une jeune femme en apparence sure d'elle mais finalement paumée (Neve Campbell). Une histoire naît entre eux, mais dans l'ombre, puisqu'Alex est marié et a un fils. C'est alors que son redoutable père, ayant appris pour les visites chez le psychologue, décide indirectement d'engager un contrat sur ce dernier...

Visuellement, la réalisation est esthétique, très élégante, et cela malgré un budget serré. Les personnages sont tous torturés : on a toujours décidé pour eux et ils n'ont jamais été libres de leurs choix. Quand ils s'écartent de ce chemin tracé, ils perdent pieds et sont contraints à la fatalité. Le film nous dépeint des destins dont la mélancolie a toujours été là, d'ailleurs cette impression de mélancolie est ressentie tout au long du film jusque dans le dosage de l'humour noir. Les personnages vivent en se persuadant que tout va bien en apparence, mais par derrière ils voulaient et veulent autre chose que le destin ne leur apporte pas. C'est pourquoi lors de la rencontre des deux personnages chez le psy, une romance n'est pourtant pas évidente au premier abord, et pourtant elle va naître par ce désir de vivre autre chose et d'être avec quelqu'un qui connaît la même situation, les mêmes envies. Lui voit en elle, la jeunesse, l'ivresse et la passion de ses 20 ans, et elle voit en lui le père qu'elle n'a pas eu, un père qui la comprend puisqu'Alex traverse les même crises existentielles. Chacun trouve dans le malheur de l'autre une façon de se reconnaître et de fuir une solitude, de fuir cette vie de frustration. Je pense que le film traite en fait de la question "sommes nous condamnés par l'éducation que l'on a reçue et notre destin dépend-il de cela" à chacun d'y voir sa réponse et sa réflexion des choses, le film n'est que la vision d'un possible point de vue parmi d'autres.

En bref, un film plein d'émotion flirtant avec le polar noir, personnages magnifiés par une photo impeccable, 1h30 de belle mélancolie ou chacun peut y trouver lors de la vision une partie de lui même.

 

Xavier

 

 

29 septembre 2008

Recyclage (2)

killer.jpgTHE KILLER

de John Woo

avec Chow Yun-Fat, Danny Lee, Sally Yeh, Kenneth Tsang, Chu Kong, Shing Fui On, Barry Wong...picto_16ans.gif

 

Action / Hong-Kong (1989)

 

The Killer que tout bon aficionado de films H.K. et de John Woo connaît. Il s’agit là du film qui l’a fait connaître au monde entier, un film culte, un chef d’œuvre du genre.

Le film nous narre l’histoire d’un tueur à gages (Chow Yun-Fat) qui pense à prendre sa retraite. Lors de son dernier contrat, il blesse accidentellement aux yeux une chanteuse qu’il avait l’habitude d’écouter dans son club favori. Il lui faut absolument un autre contrat afin de pouvoir lui payer une greffe de cornées, cependant sa tête est mise à prix. Il va devoir se sortir de cette situation tout en honorant sa promesse de réunir la somme pour racheter sa faute auprès de la chanteuse.

Si la teneur du film est résolument très violente, le ton n’en demeure pas moins romantique et rempli de bons sentiments. Les thèmes de prédilection de John Woo sont tous réunis dans ce film : le flic du côté du bien mais avec une fascination pour ce tueur, ne sachant plus très bien par moment où se placer, la mélancolie, l’amitié "à la vie à la mort", la musique (soit le héros en joue soit il en est passionné). Les symboles aussi sont là avec les colombes, l’église, le héros habillé tout de blanc symbole de pureté face à tous ceux qu’il va tuer car eux le méritent…

Visuellement les fusillades sont orchestrées au millimètre avec des ralentis, des accélérés, les mouvements de caméra propres au style John Woo sont amples nous décrivant les espaces de façon précise et les plans sont parfaitement cadrés.

Beaucoup n’y verront qu’un lot d’invraisemblance où le héros se prend des tonnes de balles sans faiblir ni mourir, mais ce n’est pas là le principal, il faut voir et accepter cet aspect de la violence au second degré, le héros est là pour être un héros au sens propre du terme, c’est à dire invincible, presque indestructible, arrosant à tout va tout ce qui bouge et qui le menace à l’aide de munitions quasiment illimitées. Les situations s’enchaînent, les décors sont différents, le film est très bien monté (malgré quelques problèmes d’enchaînement de séquences que l’on pardonnera), tout va crescendo avec quelques moments contemplatifs, le temps de se poser, de souffler et d’avoir droit à quelques réflexions sur l’amitié, l’amour, la destinée, certes un peu cliché mais c’est le propre du cinéma asiatique. Réflexions naïves qui passent beaucoup mieux à l’écran car magnifiées par un visuel et une esthétique des plus raffinés.

Un film de "gunfights" devenu une référence dans ce genre cinématographique.

A noter que l’édition H.K. Vidéo est la meilleure niveau qualité d’image et de son que l’on puisse trouver sur le marché, H.K. Vidéo a fait un très gros travail de restauration. Disponible également avec le DVD une version longue qui nous montre que John Woo au départ tendait plus à se diriger vers le polar noir et l’enquête policière que le film d’action que nous connaissons.

 

Xavier

 

26 septembre 2008

Recyclage (1)

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SPUN

(aka CRAQUE / SPUN – LEBEN IM RAUSCH / PILVES / SPUN – SEM LIMITES...)

de Jonas Åkerlund

avec Jason Schwartzman, Brittany Murphy, Mena Suvari, Mickey Rourke, Patrick Fugit, John Leguizamo, Chloe Hunter, Elisa Bocanegra, Julia Mendoza, China Chow, Deborah Harry, Eric Roberts, Peter Stormare, Billy Corgan, Ron Jeremy...picto_16ans.gif

 

Comédie dramatique / Etats-Unis (2002)

 

Voici un film inconnu en France, ni sorti en DVD zone 2, ni au cinéma. Pourtant lorsqu'on tient le DVD dans ses mains après l'avoir visionné, on se rend bien compte, d'une part que l'on vient de voir un OVNI, et d'autre part que l'on tient un petit bijou d'humour et de pessimisme à la fois, de décadence et de poésie pourtant, le tout dans une ambiance crado mais trés stylisée... Un film culte en soit.

Le film est très visuel, très esthétisant comme dit auparavant, il nous narre l'histoire de jeunes désoeuvrés loin des quartiers riches, accros à la drogue avec comme directive de vie : no future. Si l'on peut comparer ce film à bien des niveaux à Requiem For A Dream, il ne nous laisse pas ce profond cafard que le film de Daren Aronofsky pouvait provoquer (perso ce film et sa musique m'avaient suivi pendant une semaine au moins).

A noter toutefois que ce film s'adresse à un public averti doté d'un sens de l'humour bien spécifique (en gros, aux gens qui ont la capacité de pouvoir rire de tout et surtout de déceler divers degrés d'humour sans s'offusquer) car on est bien loin des films aseptisés : ici pas de morale, pas de bon goût.

A noter une prestation énorme de notre ami Mickey Rourke (Angel Heart d'Alan Parker) qui n'a jamais aussi bien incarné le rôle de sa propre vie mais toujours avec panache et non sans humour.

Ce film n'est disponible qu'en zone 1 bénéficiant toutefois d'une piste française, attention de bien visionner la version "Uncensored Director's Cut".

 

Xavier

13 septembre 2008

FLASHBACK

 

flashback.jpg(FLASHBACK – MÖRDERISCHE FERIEN)

de Michael Karen

avec Valerie Niehaus, Xaver Hutter, alexandra Neldel, Simone Hanselmann, Erich Schleyer, Elke Sommer, Katja Woywood, Fabian Zapatka, Christian Näthe, Allegra Curtis, Nicola Etzelstorfer, Michael Greiling...picto_12ans.gif

 

Thriller – Allemagne (2000)

 

Enfant, Jeanette a assisté au meurtre de ses parents et vient de passer 10 ans en hôpital psychiatrique. Son médecin pense qu'il est temps pour elle de sortir, elle se retrouve donc au milieu de la campagne alpine (c'est tentant mais je résiste...) à donner des cours d'été à trois gosses de riches qui préfèrent la fête aux études. Tout se passerait pour le mieux si les évènements étranges ne se multipliaient autour d'elle... S'agit-il d'une mauvaise farce ? le tueur à la faucille l'aurait-il retrouvé ? Jeanette, à force de côtoyer des maboules, a-t-elle grillé un plomb ? C'est ce que vous saurez en regardant Flashback !

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En effet, Flashback tient plus du thriller que du slasher à proprement parler (rassurez-vous, y'a quand même pas mal de meurtres) et jouit d'un scénario habile qui permet de nous plonger dans une intrigue bien ficelée et non dénuée d'humour noir. Humour qui, pour une fois, ne dessert pas l'histoire, le côté thriller ne passant jamais au second plan...

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Pour ne rien gâcher, le rôle principal est interprêté par Valerie Niehaus, qui non seulement est charmante mais qui en plus joue très bien... Personnellement, je ne la connaissais pas du tout : les séries allemandes dans lesquelles elle a joué ne faisant pas partie de celles que je regarde...

Pour être tout à fait honnête, les seules séries allemandes que j'ai un jour regardées sont Derrick (Horst Tappert rules !) et Kommissar Rex (j'aime les chiens de berger... on a tous nos problèmes, non ?).

Les autres acteurs du film, eux aussi issus de séries allemandes, sont tous très bons, ce qui fait toujours plaisir...

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Cerise sur le gâteau, la présence d'Elke Sommer (Lisa et le Diable de Mario Bava) en gouvernante rigide mais au nom prometteur : Frau Lust...

Flashback est donc un bon petit thriller sympatoche, pas forcément très original mais bien au dessus de la moyenne et qui prouve une fois de plus que le cinéma allemand se porte plutôt bien !

 

Stéphane

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