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26 octobre 2010

A SERBIAN FILM

serbian_film.jpg(SRPSKI FILM)


de Srdjan Spasojevic


avec Sergej Trifunovic, Srdjan Todorovic, Jelena Gavrilovic, Slobodan Bestic, Katarina Zutic, Ana Sakic, Lena Bogdanovic, Andjela Nenadovic, Lidija Pletl, Luka Mijatovic...picto_18ans.gif

 


Thriller / Torture Porn – Serbie (2010)

 


Que penser de ce film ?


Il est indéniable que le réalisateur de ce long métrage possède des qualités certaines, tant au niveau de la réalisation que de la narration ou même de l’esthétisme de son film. serbian1.jpgPour le propos, c’est une autre histoire.


Tout commence par la narration du quotidien d’un acteur porno qui a marqué le milieu de son membre et de sa vigueur (avec extraits). Les rôles ne se bousculent plus au portillon, mais il se voit toutefois proposer de jouer dans un film unique, un nouveau genre qu’il va découvrir tout au long du tournage, un porno snuff pour aller à l’essentiel.


Cependant, là où beaucoup de films ont tenté de traiter le sujet soit avec beaucoup d’amateurisme, soit avec une mise en scène ridicule (avec surenchère de nichons, de faux sang et d’acteurs minables), ici la violence est froide, sourde, brutale et les protagonistes de ce film sont d’excellents acteurs.


Ce film nous parle d’un sujet inimaginable pour le commun des mortels et pourtant, je ne sais pas dans quelles conditions ce film a été tourné mais les acteurs gardent un sang serbian2.jpgfroid qui fout la trouille.


L’ambiance du film va crescendo, tant pour la violence des images que par la folie dans laquelle l’acteur principal va vite sombrer.


Rien qu’au début du film on sait que son visionnage va être une expérience à laquelle peu de spectateurs lambda sont confrontés d’habitude : on voit le fils, dans le film, de l’acteur principal en train de visionner explicitement une cassette vidéo du travail de son père, la mère un peu agacée sermonne le père qui lui, ne semble pas plus choqué que ça. L’enfant doit avoir dans les 6 ou 7 ans.


Pour les scènes chocs, il y a un peu de tout, il n’est pas nécessaire de les décrire car l’effet du film est justement de laisser le spectateur témoin de l’évolution en cascade des séquences : au cours de ces 1h45 de film on appréhende les scènes qui vont suivre tout en se disant que peut-il y avoir de pire encore que ce que je viens de voir (bon, j’édulcore un peu mais pas tant que ça, la fin est très éprouvante) ?


On sent bien que le réalisateur veut nous mettre à l'épreuve entre de l'excitation et des serbian3.jpgenvies ou instincts malsains, car ce qui est fantasmé au départ tourne vite à l'horreur, à chacun de savoir où est sa frontière…


En conclusion, n’allez pas y chercher un étalage de sexe et de sang que d’autres films pourraient proposer, mais une violence beaucoup plus grande du fait des qualités évoquées précédemment (acteurs, réalisation…).


Voir ce film est une expérience certaine.

 


Xavier

 


PS : prendre du plaisir à son visionnage vous permettra d’aller consulter tout de suite un psy pour lui dire que vous êtes fou. Et si quelqu’un vous en parle en vous disant : "c’est génial il faut que tu le vois" ne lui tournez pas le dos :-)



A SERBIAN FILM (SRPSKI FILM) (Horror, Thriller) trailer
envoyé par myfilm-gr. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

09 février 2009

EXITUS II : HOUSE OF PAIN

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de Andreas Bethmann


avec Mia Magic, Renée Pornero, Natascha We, Alisha Laine, Katharina Bukowski, Marco Simonelli...picto_18ans.gif

 


Thriller érotique – Allemagne (2008)

 


Ce que j'aime dans les films de Andreas Bethmann, c'est ce mélange subtil entre horreur et érotisme... nan, je déconne !!! ce que j'aime dans ses films, c'est le mauvais goût assumé avec des scènes de cul tendance pornographique au milieu...


C'est donc avec une joie non dissimulée que je me suis jeté sur cet EXITUS II : HOUSE OF PAIN (pour les non anglophones, il s'agit de la boulangerie), malheureusement, même si le mauvais goût est toujours présent, cette suite se révèle bien en deçà de ce que l'on pouvait attendre de Bethmann surtout après un EXITUS INTERRUPTUS de grande qualité...


En effet, peu ou prou de surprises au niveau du scénario, en gros si vous avez vu le 1, vous avez vu le 2 : on retrouve la scène du repas (probablement un hommage à MASSACRE A LA TRONCONNEUSE), les cadavres momifiées ou empaillées (probablement un hommage à PSYCHOSE), l'ambiance "tout en délicatesse" autour de la nécrophilie et des femmes captives enchainées nues. Cette suite n'est donc qu'une resucée du 1 mais avec un peu moins de sexe explicite (même si la scène coupée proposée en bonus sur l'excellente édition Uncut Movies permet de se rendre compte que les scènes initiales étaient plus cul...) et une première bobine lente et bavarde...

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Heureusement, pour les plus endurcis qui ont tenu jusqu'à la deuxième partie du film, celle-ci est plus rythmée et les scènes deviennent plus trash, on a même droit à un petit jeu genre "Fort Boyard" où l'héroïne doit retrouver une clé pour sauver sa petite amie... Clé qu'elle ne trouvera pas : eh oui, elle n'avait pas pensé à chercher dans sa chatte (!!!) vraiment on peut pas faire confiance... Dommage que Passepartout n'ait pas été de la partie...


Point de vue casting on retrouve Renée Pornero déjà présente dans le 1 qui, comme son pseudo l'indique, est une habituée des films X et joua notamment dans SODOMY SANDWICHES ce qui, avouez-le, a quand même plus de gueule qu'un mixte ou un rillette.

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EXITUS II : HOUSE OF PAIN n'a donc, malgré quelques scènes "sympathiques", que très peu d'intérêt et se révèle vraiment inférieur au premier qui est, à ce jour, le meilleur film de Bethmann que j'ai eu le plaisir de voir...

 


la phrase du film :

"Malheureusement, le docteur a perdu sa vraie bite. Et la prothèse de queue n'est pas remboursée par la Sécu."

 

 

Stéphane

 

16 juin 2007

BOULEVARD DE LA MORT - UN FILM GRINDHOUSE

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(GRINDHOUSE : DEATH PROOF)


de Quentin Tarantino


avec Kurt Russell, Vanessa Ferlito, Rosario Dawson, Jordan Ladd, Rose McGowan, Sydney Tamiia Poitier, Mary Elizabeth Winstead, Zoë Bell, Tracie Thoms, Michael Parks, Eli Roth, Marley Shelton, Quentin Tarantino, Helen Kim...be73a065c07262959688ac5796c46941.gif

 

Thriller – Etats-Unis (2007)

 


BOULEVARD DE LA MORT faisait initialement partie d'un double programme que nous n'aurons pas la chance de voir en une seule fois au cinéma en France. En effet, le volet tourné par Robert Rodriguez ne devrait sortir sur nos écrans qu'en août... Du coup, en allant au cinéma, les spectateurs n'auront pas le plaisir de voir les fausses bandes-annonces tournées par de grands noms du fantastique actuel et censées passer entre les 2 films. Il faudra donc attendre et se rabattre sur une hypothétique édition DVD (probablement en édition 3 DVD, histoire que ce soit plus rentable...) réunissant l'ensemble du projet...


Outre ce petit désagrément, BOULEVARD DE LA MORT consiste en un hommage aux séries B des années 70 et raconte, en gros, l'histoire de 2 groupes de filles pourchassées par un tueur qui utilise sa voiture comme une arme...

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Mis à part les effets de style histoire de faire ambiance "séries B 70's" (pellicules grattées, coupures sèches entre 2 scènes, etc...) on retrouve très vite la Tarantino's touch (on ne change pas une recette qui gagne) : c'est ultra référencé (Tarantino fait même référence à ses propres films !!!), la bande son est sensationnelle, les dialogues sont longs et quelquefois savoureux et enfin un des rôles principaux est tenu par une légende du cinéma, dans le cas présent Kurt Snake Plissken Russell...


Malheureusement ce style a ses limites, et celles-ci sont atteintes dans BOULEVARD DE LA MORT : les films de Tarantino tiennent la route grace à leurs scénarios très construits et plutôt barrés ; or ici, le manque d'histoire est flagrant, et du coup le charme n'opère plus...


En effet, même si la première partie du film arrive à faire illusion avec ses scènes vouées à devenir culte (le lap dance de Vanessa Ferlito (yeah baby yeah !), les dialogues entre filles vraiment très bons et surtout la "tuerie-accident de voiture"), la seconde partie plombe totalement le film et est sauvée in extremis par une scène de fin d'anthologie hommage à Russ Meyer. En effet cette seconde partie n'apporte strictement rien au film, et consiste en une réplique de la première partie mais en moins bien, car même si les filles sont toujours splendides, les dialogues n'apportent plus rien et on s'ennuie ferme. En outre, Kurt Russell y est quasiment inexistant (ce qui est un comble pur un acteur de cette envergure !) et très loin de l'image de son personnage au début du film (ce qui, personnellement, m'a laissé dubitatif)...


On pourra toujours jouer la carte 70's et faire genre "c'est comme ça que les films de drive-in étaient à l'époque" mais ne soyons pas dupes : si dans les 70's, nombre de séries B étaient assez baclées d'un point de vue scénaristique c'était en grande partie par manque de moyen et de temps. Ce qui n'est pas le cas de ce film au budget assez confortable...


En conclusion, BOULEVARD DE LA MORT est, pour moi, une grosse déception : je m'attendais vraiment à mieux... maintenant il ne me reste plus qu'à attendre la film de Rodriguez qui je l'espère sera plus à la hauteur de mes attentes...


Stéphane