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30 octobre 2008

DEATH RACERS

deathracers.jpgde Roy Knyrim


avec Insane Clown Posse (Shaggy 2 Dope & Violent J), Scott Levy, Elina Madison, Elissa Dowling, Stephen Blackehart, Jason Ellefson, Jennifer Keith, Monique La Barr...picto_16ans.gif

 


Action / Gore - Etats-Unis (2008)

 


Responsable de quelques séries Z, Roy Knyrim est avant tout un spécialiste d’effets spéciaux qui a travaillé notamment chez Troma pour les TOXIC AVENGERS 2 et 3.


DEATH RACERS (rien à voir avec le DEATH RACE actuellement au cinéma) est une bonne grosse série Z mais bien foutue et sévèrement burnée.


La réalisation est audacieuse, le visuel travaillé, malgré le budget dérisoire du film, et le rythme est soutenue. Il y a de l’action, du gore, ça part en vrille et même si c’est mal fait, l’ambition nous fait passer un bon moment.


L’histoire se passe attention, en 2023 !!! autant vous dire qu’on a plus l’impression d’être en 1991 allez, 1992… Tout commence dans une prison des Etats-Unis en proie à l’anarchie. L’un des détenus appelé "The Reaper" a pris le contrôle des lieux et prépare à l’aide de scientifiques un puissant virus. Le gouverneur pour contrer ce "Reaper" a la brillante idée d’organiser une course automobile dans la prison avec pour but des protagonistes de tirer, découper ou dézinguer tout ce qui bouge, mais surtout, chercher et ramener mort ou vif "The Reaper". Donc 4 équipes participantes de 2 personnes chacune sortent leur voiture customisée de lance-roquettes, mitrailleuses, brouailleuses (dont "Pimp My Ride" aurait certainement très honte) le tout suivi et relayé par les médias bien sûr.


On découvre le duo Violent J & Shaggy 2 Dope du groupe Insane Clown Posse (célèbre groupe de rap underground blanc aux Etats Unis que l’on pourrait qualifier de pionner dans l’horrorcore, ils se sont fait remarquer par leur concept du Dark Carnival et leurs maquillages de clowns démoniaques) pour la 2ème fois dans un film, leur premier film étant BIG MONEY HUSTLAS produit et réalisé par leur soin. D’ailleurs DEATH RACERS est une production Asylum mais vu la présence de ces 2 acteurs avec un grand A et de la bande son entièrement constituée de leurs titres, on pourrait presque dire au final qu’il s’agit de leur film.


Bref, ça cogne, ça saigne, ça tranche il faut voir ça comme une bonne grosse série Z assumée où l’on ne s’ennuie pas.


Par contre il n’est disponible qu’en Zone 1 et en anglais, d’ailleurs bon courage pour comprendre ce qui est raconté par moment.

 


Xavier

 

 

 

04 octobre 2008

PANIC

panic.jpgde Henry Bromell


avec William H. Macy, Neve Campbell, Donald Sutherland, John Ritter, Barbara Bain, Tracey Ullman, Bix Barnaba, David Dorfman, Tina Lifford...

 


Comédie dramatique / Etats-Unis (2000)

 


Voici de nouveau un film indépendant néanmoins présenté en compétition au Festival de Deauville 2000.


L'histoire nous raconte la vie d'un cinquantenaire, Alex (William H. Macy), dont le principal métier est tueur à gages. Initié et formé par son père (Donald Sutherland), il n'a jamais pu se défaire de son emprise. Tout au long de son existence, son père lui a dicté comment se comporter, comment mener sa vie, Alex ne s'est jamais trouvé libre de ses choix. Il veut cependant sortir de tout ça, choix que son père désapprouve et ne lui permet pas. Pour tenir le coup, Alex décide de consulter un psychologue, dans la salle d'attente, il rencontre une jeune femme en apparence sure d'elle mais finalement paumée (Neve Campbell). Une histoire naît entre eux, mais dans l'ombre, puisqu'Alex est marié et a un fils. C'est alors que son redoutable père, ayant appris pour les visites chez le psychologue, décide indirectement d'engager un contrat sur ce dernier...


Visuellement, la réalisation est esthétique, très élégante, et cela malgré un budget serré. Les personnages sont tous torturés : on a toujours décidé pour eux et ils n'ont jamais été libres de leurs choix. Quand ils s'écartent de ce chemin tracé, ils perdent pieds et sont contraints à la fatalité. Le film nous dépeint des destins dont la mélancolie a toujours été là, d'ailleurs cette impression de mélancolie est ressentie tout au long du film jusque dans le dosage de l'humour noir. Les personnages vivent en se persuadant que tout va bien en apparence, mais par derrière ils voulaient et veulent autre chose que le destin ne leur apporte pas. C'est pourquoi lors de la rencontre des deux personnages chez le psy, une romance n'est pourtant pas évidente au premier abord, et pourtant elle va naître par ce désir de vivre autre chose et d'être avec quelqu'un qui connaît la même situation, les mêmes envies. Lui voit en elle, la jeunesse, l'ivresse et la passion de ses 20 ans, et elle voit en lui le père qu'elle n'a pas eu, un père qui la comprend puisqu'Alex traverse les même crises existentielles. Chacun trouve dans le malheur de l'autre une façon de se reconnaître et de fuir une solitude, de fuir cette vie de frustration. Je pense que le film traite en fait de la question "sommes nous condamnés par l'éducation que l'on a reçue et notre destin dépend-il de cela" à chacun d'y voir sa réponse et sa réflexion des choses, le film n'est que la vision d'un possible point de vue parmi d'autres.


En bref, un film plein d'émotion flirtant avec le polar noir, personnages magnifiés par une photo impeccable, 1h30 de belle mélancolie ou chacun peut y trouver lors de la vision une partie de lui même.

 

Xavier