05 octobre 2008
DYING GOD
avec James Horan, Lance Henriksen, Erin Brown, Agathe de la Boulaye, Louis Ballester, Enrique Liporace, Samuel Arena, Iván Espeche, Victoria Maurette...![]()
Fantastique / Horreur – Argentine / France (2008)
Buenos Aires, des prostiputes sont retrouvées mortes. Violées, elles ont été perforées de l'intérieur, l'organe homicide est ressorti par le ventre... La police et la pègre sont sur les dents...
Après le remarqué Le Sang du Chatiment (qui m'avait laissé perplexe...), Fabrice Lambot signe avec Dying God son premier long-métrage et reprend l'atmosphère de son court : boites à strip, sexe soft et meurtres craspecs. Les effets gores sont d'ailleurs très réussis même si malheureusement peu nombreux.
Rempli de clichés (le flic au bout du rouleau alcoolo et trainant dans les bas-fonds, la pute au grand coeur, le vieux parrain en fauteuil roulant...), Dying God souffre d'un manque de rythme flagrant et aurait mérité quelques scènes en moins (comme celle où le flic en planque se fait livrer une pizza dans sa voiture ou encore quand le légiste propose au même flic de regarder dans son microscope (ce n'est pas une métaphore !)). Aussi, le film se résume le plus souvent à suivre James Horan dans Buenos Aires une bouteille à la main jusqu'à une scène finale plus couillue...
Heureusement, outre James Horan, Dying God bénéficie d'un casting plutôt pas mal avec ce vieux briscard de Lance Henriksen (la série Millennium) toujours aussi classe, et Misty Mundae toujours aussi Misty (je sais ça ne veut rien dire...) même si maintenant elle veut qu'on l'appelle Erin Brown...
Dying God est donc une série B (Z ?) fauchée qui manque quelque peu de style (j'aurais personnellement préféré une atmosphère plus sombre, ce que l'affiche laissait présager...) et de rythme... mais bon, c'est un premier long... donc rendez-vous pour le prochain !
Stéphane
11:46 Publié dans Fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fabrice lambot, cinéma, film, lance henriksen, misty mundae, fantastique, enrique liporace
02 août 2008
LES EXPERIENCES EROTIQUES DE FRANKENSTEIN
(aka LA MALDICION DE FRANKENSTEIN / THE CURSE OF FRANKENSTEIN / THE EROTIC RITES OF FRANKENSTEIN...)
de Jess Franco
avec Beatriz Savon, Alberto Dalbés, Dennis Price, Howard Vernon, Anne Libert, Fernando Bilbao, Doris Thomas, Jess Franco, Lina Romay...![]()
Fantastique – France (1972)
Bon, que les choses soient claires immédiatement, malgré le titre, il n'y a aucune expérience érotique réalisée par le Dr Frankenstien dans ce film... Mais rassurez-vous il y a quand même pas mal d'érotisme... Et les demoiselles sont très jolies...
Point de vue pitch c'est un peu le grand n'importe nawak mais en gros, juste après avoir donné la vie à sa créature, le Dr Frankenstein (Dennis Price) est tué par les sbires de Cagliostro (Howard Vernon) qui enlèvent le monstre. En effet, Cagliostro veut l'accoupler avec une femme qu'il va concevoir de toute pièce histoire d'engendrer une race supérieur... Mais la fille du docteur Frankenstein (Beatriz Savon) ne l'entend pas de cette oreille et part à la recherche de la créature...
Pour être honnête, il n'y a pas grand chose à récupérer dans ce film mis à part une scène de torture bien barrée où Beatriz Savon (qui a décidément un nom à jouer dans des Women in Prison) est attachée nue à un homme, nu lui aussi. Ils seront fouettés jusqu'à ce que l'un deux s'effondre et s'empale sur des pieux...
Le reste du film est constitué de scènes ridicules nous présentant tout de même un bestiaire des plus original entre une créature de Frankenstein au physique de lutteur Turc recouvert de peinture argentée et une femme vampire-oiseau (rien que ça...), moitié à plumes mais surtout à poil !
Le tout est très zoomé, mal monté, mal écrit et mal "musiqué" mais finalement assez drôle. Jess Franco use et abuse de l'humour (involontaire ? À ce niveau on peut se poser la question...) : cascades ratées comme le défonçage de porte ouverte, comique de répétition avec les nombreuses résurrections du Dr Frankenstein ne servant qu'à faire avancer un scénario inexistant, etc...
Les Expériences Erotiques de Frankenstein est donc un bon gros nanar des familles où même le nom de Frankenstein, mal orthographié dans une scène, se transformera en Frankestein ! Pas assez de n ?
Stéphane
10:03 Publié dans Fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, lina romay, howard vernon, jess franco, frankenstein, erotique, fantastique
13 juin 2008
HERCULE CONTRE LES VAMPIRES
(ERCOLE AL CENTRO DELLA TERRA aka HERCULES IN THE HAUNTED WORLD / SWORD AND SANDAL / VAMPIRE GEGEN HERAKLES)
de Mario Bava et Franco Prosperi
avec Reg Park, Christopher Lee, Leonora Ruffo, George Ardisson, Marisa Bella, Ida Galli, Franco Giacobini, Rosalba Neri, Mino Doro...
Fantastique / Aventure – Italie (1961)
Pour sauver sa belle (Léonora Ruffo), blonde cataleptique emprisonnée dans les caves du méchant roi Lico (Christopher Lee toujours impeccable), Hercule fils de Zeus (Reg Park – trois fois Mr Univers et entraîneur d’un certain Arnold S., aujourd’hui politicien culturiste) doit cueillir la pomme d’or du jardin des Hespérides qui lui ouvrira la porte des enfers.
Il n’hésitera pas à y chercher la pierre de vie, accompagné par Thésée (George Ardisson), niqueur fou au look surprenant de surfer péroxydé, et par Télémaque (Franco Giacobini) - dont les blagues ne dérideraient même pas Denise Fabre.
Ensemble, ils devront déjouer les pièges tendus par les Dieux (à coup de lancer de pierre le plus souvent) et affronter un Procuste granitique qui aurait bien besoin de suivre les cours de Véronique et Davina tellement il manque de souplesse.
Mario Bava, plusieurs fois crédité au générique, signe ici un film qui a terriblement vieilli. La patte du maître se retrouve cependant dans quelques belles scènes oniriques et dans le travail des lumières colorées qui tentent – et parfois réussissent à sauver des décors kitsch et des effets spéciaux très cheap.
La grosse déception du film vient surtout du titre français mensonger qui nous autorisait à rêver d’un baiser sanglant du célèbre suceur de sang sur la carotide hypertrophiée du demi dieu nettoyeur d’écuries. Mais hélas, à l’exception d’une scène dans un curieux décor de cimetière perdu dans une grotte, pas la moindre petite chauve-souris pour voleter maladroitement autours du chignon choucrouté de la princesse.
Si vous partagez les passions secrètes de Peter Graves avouées dans Y'a-t-il un Pilote dans l'Avion, vous saurez cependant apprécier la coupe impeccable du mini pagne d’Hercule qui flatte admirablement ses cuisses monolithiques et s’harmonise parfaitement avec le petit harnais qui orne avantageusement des pectoraux à faire pâlir de jalousie une nageuse est-allemande.
Dernier regret : lorsque Hercule – qui jamais ne recule - gravit une montagne suivi de très près par son comparse Thésée, l’on se prend à regretter que notre musculeux héros ait achevé la digestion de son cassoulet de la veille !!!
JP
22:54 Publié dans Fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, critique, mario bava, hercule, fantastique, christopher lee, cinema
01 mars 2008
RISE
(RISE : BLOOD HUNTER)
de Sebastian Gutierrez
avec Lucy Liu, James D'Arcy, Michael Chiklis, Margo Harshman, Mako, Allan Rich, Carla Gugino, Cameron Richardson, Cameron Goodman, Holt McCallany, Samantha Shelton, Kevin Wheatley, Marilyn Manson...![]()
Fantastique – Etats-Unis / Nouvelle-Zélande (2007)
Tuée par des vampires, une journaliste se réveille à la morgue et réalise qu'elle est devenue, je vous le donne en mille, un vampire... elle décide alors de se venger de ceux qui lui ont infligé cela...
Lucy Liu (Kill Bill de Quentin Tarantino) en vampire vengeresse, voilà de quoi aiguiser nos canines, non ? Eh bien, finalement pas vraiment...
Ecrit et réalisé par Sebastian Gutierrez (réalisateur entre autres du sympathique Judas Kiss et scénariste sur Des Serpents dans l'Avion), Rise ne restera pas dans les annales du film de vampire, faute principalement, à un scénario des plus linéaires et donc sans grand intérêt...
Cela malgré un très bon casting : la bombe atomique Lucy Liu donc, toujours aussi sexy, Michael Chiklis (la série The Shield) en flic (bon je sais c'est pas très original) et James D'Arcy (L'Exorciste : au Commencement de Renny Harlin) dans le rôle du méchant... On a même droit à un cameo de Marilyn Manson en barman tatoué...
Malheureusement Rise n'exploite jamais réellement le côté sexuel ou gore de son thème, ni la psychologie de ses personnages. Du coup, il ressemble plus à un pilote de série qu'à un vrai film de genre et ce n'est pas la fin grande ouverte, laissant entrevoir de prochaines retrouvailles entre la vampire sexy et le flic teigneux, qui me contredira...
18:55 Publié dans Fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, critique, cinema, lucy liu, vampire, fantastique, marilyn manson
24 janvier 2008
EXES
de Martin Cognito
avec Grégoire Colin, Annie Lâm, Tom Novembre, Sylviane Combes, Marcia Delahaie, Abel Ferrara, Pierre-Loup Rajot, Samuel Le Bihan, Erick Deshors...![]()
Thriller fantastique / France (2006)
Malgré une idée de base plutôt alléchante et permettant beaucoup d'excès et de folie : 2 tueurs psychopathes suivent à la lettre les meurtres d'un bouquin ; Martin Cognito, également scénariste, s'égare très vite dans un récit sans queue (ce qui est un comble pour un réalisateur venu du monde merveilleux du X) ni tête.
En effet, son film ressemble plus à un exercice de style esthétisant qu'à un thriller à proprement parler.
Exes débute plutôt pas mal avec un parti pris esthétique et de mise en scène assez surprenant (ce qui n'est pas un défaut...) mais dès que le film vire dans le fantastique, c'est la cata : on atteint alors le degré ultime du n'importe nawak. Des scènes plus ridicules et improbables les unes que les autres s'enchainent alors, et mal en plus...
Bon, on notera quand même la présence au casting d'Abel Ferrara (L'Ange de la Vengeance) fidèle à son image et un caméo de Samuel Le Bihan (Frontière(s) de Xavier Gens) également producteur. Ah oui, il y a aussi un hommage à Orange Mécanique et une scène avec un poisson pas piquée des hannetons... A part ça, bin rien... à oublier...
Stéphane
BANDE-ANNONCE :
http://www.linternaute.com/video/4870/exes-bande-annonce/16:35 Publié dans Thriller | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tom novembre, annie lam, cinema, gregoire colin, thriller, fantastique, abel ferrara
01 novembre 2007
NUDA PER SATANA
(NUDE FOR SATAN)
de Luigi Batzella (sous le pseudo de Paolo Solvay)
avec Rita Calderoni, Stelio Candelli, James Harris, Renato Lupi, Iolanda Mascitti, Barbara Lay, Luigi Antonio Guerra, Alfredo Pasti...![]()
Fantastique / Erotique – Italie (1974)
Un homme et une femme ont un accident de voiture sur une route isolée. Cherchant refuge dans un château à proximité, ils se retouvent dans une sorte d'univers parrallèle dans lequel ils sont confrontés à leurs doubles... Sont-ils morts ? Ont-ils voyagé dans l'espace-temps ? Souffrent-ils d'hallucinations ? Aiment-ils les films de gladiateurs ?
Eh bien nous n'en saurons pas beaucoup plus, car même si ce scénario de départ n'aurait pas fait tache dans un épisode de La Quatrième Dimension, nous ne sommes pas dans cette série mythique mais bel et bien dans un film d'exploitation des années 70.... Du coup, on oublie assez vite le scénario et hop, place aux scènes dénudées et à l'anatomie généreuse de Rita Calderoni (Black Magic Rites de Renato Polselli).
Comme cela n'est pas toujours suffisant, la version que j'ai eue la chance de voir (si, si...) possède des inserts pornographiques qui, comme leur nom l'indique, proviennent d'autres films avec d'autres actrices et acteurs ressemblant plus que vaguement aux vrais... Ces inserts sont évidemment de piètre qualité (sauf peut-être celui avec le cierge...) et n'apportent strictement rien à l'intrigue.
Comme vous vous en doutez, les effets spéciaux sont hallucinants de nullité et je défie quiconque de garder son sérieux en voyant cette pauvre Rita Calderoni, allongée sur une toile d'araignée géante, s'époumonant (elle possède une forte capacité respiratoire) alors qu'une grosse araignée toute cheap (et encore le mot est faible !) s'approche d'elle à la vitesse d'un cheval mort...
Je vous fais grâce des dialogues qui sont bien sûr savoureux, plutôt décalés et quelquefois dignes d'un sujet du bac de philo...
Luigi Batzella également réalisateur du tout aussi bancal Holocauste Nazi (mais sous un autre pseudo) nous offre donc un grand film d'exploitation à l'italienne, décousu mais pas dénué d'un certain charme, même si le spectateur ne saura jamais vraiment le pourquoi du comment de cette histoire, mais est-ce vraiment si important que cela ?
18:20 Publié dans Fantastique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : film, critique, rita calderoni, erotique, fantastique, luigi batzella, italie
29 juillet 2007
THE CAR - L'ENFER MECANIQUE
(THE CAR)
d'Elliot Silverstein
avec James Brolin, Kathleen Lloyd, John Marley, Kyle Richards, Kate Murtagh, R.G. Armstrong, Elizabeth Thompson, John Rubinstein, Kim Richards, Ronny Cox...![]()
Fantastique – Etats-Unis (1977)
Dans une petite ville du Nouveau Mexique, une mystérieuse voiture fait de nombreuses victimes. La police est sur le coup mais malgré leurs efforts, la voiture et son conducteur semblent insaisissables...
Le thème du véhicule assassin a souvent été exploité au cinéma comme récemment dans Boulevard de la Mort, le dernier Tarantino. Toutefois, son traitement dans The Car est assez loin du film de Tarantino et se situe plus entre Duel de Steven Spielberg (de part son sujet, la façon de filmer et le fait que la voiture réapparaisse toujours et représente une menace permanente) et Christine de John Carpenter (pour le côté fantastique avec cette voiture venue de nulle part et apparemment indestructible).
Très bien mis en scène, The Car est très prenant et, à chaque apparition de la voiture, la tension est palpable et la sensation de danger omniprésente (on peut même comparer la voiture, dans une certaine mesure, au requin des Dents de la Mer toujours du sieur Spielberg, même si la voiture nous est bien plus dévoilée que ne l'était le squale).
De plus, les acteurs sont vraiment excellents, qu'il s'agisse de James Brolin (Amityville de Stuart Rosenberg), de Kathleen Lloyd (la série Magnum) ou bien de Kyle Richards encore enfant qui tournera ensuite dans Halloween 1 et 2 (respectivement de John Carpenter et de Rick Rosenthal) pour finir, entre autre, en personnage récurrent de la série Urgences.
De l'action, du suspense, un bon scénario qui n'a pas peur de faire mourir certains de ses personnages principaux (ce qui est assez rare pour le signaler), de bons acteurs et une voiture d'enfer. Avec tout ça, The Car ne pouvait qu'être un bon film et c'est le cas !
Stéphane
18:30 Publié dans Fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, critique, fantastique, voiture, james brolin, ronny cox
05 juillet 2007
BRUSHING SUE HELEN
de Hervé Prat
avec Claude Perron, Gérard Ismaël, Luq Hamet et Jean-Luc Delarue
Court-métrage fantastique – France (1999)
Une soucoupe volante atterrit à côté d'un centre équestre en pleine nuit. Deux gendarmes sont appelés sur place mais ne voient rien... De retour chez lui, un des gendarmes trouve sa femme regardant Jean-Luc Delarue et lui raconte l'histoire de la soucoupe. La femme a alors une idée pour profiter de cette situation. Ce qu'elle ignore c'est qu'une créature extra-terrestre a pénétré dans sa maison...
Même si l'histoire de Brushing Sue Helen est très agréable à suivre, celle-ci ne décolle jamais réellement jusqu'à son final assez drôle. Y'avait-il une tentative de critique de la télé, comme pourrait le faire penser la présence de Jean-Luc Delarue et le clin d'oeil à Dallas ? Je ne sais pas vraiment... Aussi, ce très court-métrage (6 minutes et 6 secondes montre en main) est certes sympathique mais vaut surtout pour la présence de l'excellente Claude Perron (tous les longs-métrages d'Albert Dupontel entre autres...) et pour son titre sensationnel.
Stéphane
22:10 Publié dans Court-métrage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : court metrage, critique, claude perron, france, fantastique
09 juin 2007
LA TRILOGIE DE LA MORT
Cette Trilogie de la Mort réalisée par Nacho Cerdá, est composée de 3 courts-métrages radicalement différents les uns des autres en ce qui concerne leur traitement et leur scénario, mais qui ont néanmoins certains points communs :
- proposer chacun à leur manière une vision de la mort (spirituelle, physique et du point de vue de ceux qui restent) ;
- être muets ;
- et la présence plus ou moins importante d'un symbolisme religieux.

THE AWAKENING
d'Ignacio Cerdá, Ethan Jacobson et Francisco Stohr
avec Alex Alvarez, Ignacio Cerdá, Liana David, Kerry Gregg, Asa Grundstrom, Elliot Blankenship...
Court-métrage fantastique – Etats-Unis (1990)
Quand Ignacio ne s'appelait pas encore Nacho, il co-réalisa ce petit film d'étudiant avec 2 de ses confrères de l'époque à l'université de Californie. Avec un scénario proche de l'ambiance de la série La Quatrième Dimension - dans une salle de classe, le temps semble s'être arrêté et seul un étudiant peut se déplacer alors que tout le monde est figé - The Awakening n'a que peu d'intérêt tant il s'agit là d'une première oeuvre assez mal maîtrisée, techniquement et scénaristiquement. Pour la petite histoire, Nacho Cerdá joue le rôle du professeur.
AFTERMATH
de Nacho Cerdá
avec Pep Tosar, Xevi Collellmir, Jordi Tarrida, Angel Tarris...
Court-métrage gore – Espagne (1994)
Aftermath, quant à lui, nous plonge dans l'univers d'une morgue. On assiste tout d'abord à 2 autopsies pratiquées simultanément par 2 docteurs où tout nous est dévoilé froidement, méthodiquement, sans sentiment, sans rien pour relâcher la pression... Puis un des deux docteur se retrouve seul pour autopsier une jeune femme et lui fera subir les pires outrages...
les cadavres présents dans Aftermath n'ont rien de très ragoûtant. Ils sont comme on ne veut pas les imaginer : on est très loin d'Elodie Bouchez dans J'aimerais pas Crever un Dimanche ou de Karine Nuris dans Lune Froide... et pourtant...
Aftermath est donc un court-métrage extrème, très extrème même, il est écoeurant, froid, dérangeant, sans aucune concession : un must du trash...
GENESIS
de Nacho Cerdá
avec Pep Tosar, Trae Houlihan
Court-métrage fantastique – Espagne (1998)
Après le décès de sa femme, un sculpteur en réalise une statue grandeur nature. Celle-ci semble revenir à la vie mais en parallèle le sculpteur se désagrége...
Loin du traitement trash d'Aftermath, Genesis fait la part belle aux sentiments et à la poésie. Très esthétique, ce court-métrage est vraiment une très belle réussite qui prouve que Nacho Cerdá est aussi à l'aise dans la finesse que dans le hardcore...
3 courts-métrages, dont 2 de grande qualité, forment donc cette Trilogie de la Mort, mort qui, à la vision d'Abandonnée son dernier film, semble toujours fasciner Nacho Cerdá...
Stéphane
20:25 Publié dans Court-métrage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, court metrage, nacho cerda, espagne, gore, critique, fantastique




