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11 janvier 2011

L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER

crazylove.jpg(CRAZY LOVE aka LOVE IS A DOG FROM HELL...)


de Dominique Deruddere


avec Josse de Pauw, Geert Hunaerts, Michael Pas, Gene Bervoets, Amid Chakir, Florence Béliard, Carmela Locantore, Karen Van Parijs, An Van Essche, Doriane Moretus...picto_16ans.gif

 


Comédie Dramatique / Drame – Belgique (1987)

 


Enfant, Harry est tombé amoureux d'une princesse vue dans un film. Obsédé par cette image, il rêve de l'amour avec un grand A. Jeune homme amoureux, il vivra l'humiliation à cause d'une acné plus que repoussante. Adulte, désabusé et noyé dans l'alcool, il ne crazylove1.jpgrencontrera cet Amour qu'à travers une relation avec un cadavre qu'il vient de voler (la même actrice incarne la princesse et la morte, la boucle est bouclée).


En 1985, Dominique Deruddere réalise FOGGY NIGHT, un court-métrage tiré d'une nouvelle de Charles Bukowski : "la Sirène Baisée de Venice, Californie", court qu'il intégrera 2 ans plus tard dans un long : CRAZY LOVE (L'AMOUR EST UN CHIEN DE L'ENFER pour la France).


Difficile dans ces conditions de ne pas faire le parallèle avec LUNE FROIDE de Patrick Bouchitey : même inspiration, même cheminement. Toutefois, ces films sont totalement différents tant sur le fond que sur la forme. Dominique Deruddere, également co-scénariste, prend en effet plus de liberté avec le texte originel allant jusqu'à en changer la fin afin d'insuffler une touche de romantisme à cette histoire de nécrophilie.


Pour donner une unité à ce triptyque retraçant 3 moments clés de la vie d'un homme (la fin de l'innocence / l'espoir bafoué / l'Amour), le réalisateur intègre quelques fils conducteurs. Chaque segment contient en effet une scène clé se déroulant dans une voiture et une où le héros se retrouve allongé sur une femme (une femme saoule / la crazylove2.jpg"marie-couche-toi-là" de service / le cadavre dérobé). Le personnage principal est également systématiquement accompagné d'un ami (Stan, un plus grand lui expliquant (mal) les choses du sexe / Jeff, un ami lui voulant du bien / Bill, un compagnon de beuverie fraîchement sorti de prison)...


CRAZY LOVE est un film magnifique à tout point de vue bénéficiant d'une photo superbe et d'un joli travail sur les couleurs. Recherche esthétique qui ne se fait jamais au détriment de l'histoire mais qui, au contraire, la magnifie.


D'une nouvelle de Bukowski très succincte (qui ne concerne que le vol du corps et son usage post-mortem), Dominique Deruddere nous fait entrevoir une vie entière, prend le spectateur aux tripes et ne le lâche qu'au générique de fin. Impossible de ne pas crazylove3.jpgéprouver de l'empathie pour le héros, parfaitement incarné par Josse De Pauw à 20 ans comme à 30. Le réalisateur arrive même à nous faire accepter, ou au moins admettre, le geste contre-nature du héros.


D'une histoire à priori sordide, Dominique Deruddere réussit l'exploit de nous offrir un film touchant, maîtrisé et sublime. A (re-)découvrir d'urgence !

 


Stéphane

 

 

21 avril 2007

VACUUM KILLER

medium_vacuum_killer.jpgde Doctor Chris


avec Christophe Lamot, Sylvie Seddio, Aldo Palucci, Virginie Vanos, Jacques Verbist, Olivier Addons, Claudy Delfosse, Jean-Maurice Knockaert...medium_picto_16ans.8.gif



Horreur – Belgique (2006)



VACUUM KILLER : le tueur à l'aspirateur... ça c'est du titre, et là je me dis : "Potentiellement, ça devrait le faire. Enfin un film digne de ce nom !" (oui je sais, je cause bizarre...). Du coup je m'attendais au moins à un film "troma's style" et là, grosse déception...


Chris, un jeune laborantin cocaïnomane, vit entre une mère femme-de-ménage soumise et un père alcoolo... Après un accident lors d'une expérience scientifique, il décide de se greffer un aspirateur à la place du bras et commence à tuer...


Malgré l'idée de départ complètement barrée et donc la possibilité de tomber dans tous les délires possibles et imaginables, le film reste au ras des pâquerettes. De plus, l'histoire est poussive du début à la fin... J'espérais au moins 2-3 scènes d'anthologie, et bien rien du tout à se mettre sous la dent (à part peut-être une petite scène sympa avec un disque vinyle...)


On se doute que dans ce genre de production, les acteurs sont pour la plupart amateurs, mais souvent cela donne un charme au film. Cependant quand on n'a pas de scénario construit, il est très difficile de faire vivre ses protagonistes. On observe donc une galerie de personnages à fort potentiel (une ignoble tête de con de facteur, un patron cynique qui se tape sa secrétaire, etc...) mais qui ne sera malheureusement jamais exploité. En outre, le film ressemble souvent plus à un assemblage un peu artificiel de scènes, plutôt qu'à un ensemble cohérent...


VACUUM KILLER, de prime abord, avait tout pour me plaire, mais sans vraie folie, sans scénario, le film reste seulement au niveau d'un délire entre potes...


Dommage...



Stéphane