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14 octobre 2010

HELL'S GROUND

hells-ground_1.jpg(ZIBAHKHANA)


de Omar Ali Khan


avec Rooshanie Ejaz, Kunwar Ali Roshan, Rubya Chaudhry, Haider Raza, Osman Khalid Butt, Najma Malik, Sultan Billa, Salim Meraj, Razia Malik, Rehan...picto_16ans.gif

 


Horreur - Gore / Pakistan – Royaume-Uni (2007)

 


Des jeunes un peu mode partent pour une virée nocturne loin de leur univers, donc en gros à la campagne… Comme de bien entendu, ils feront une pause, non pas dans la sempiternelle station service, mais dans une échoppe très couleur locale où le proprio hellsground_rehan.jpg(caméo de Rehan qui incarnait Dracula dans le culte DRACULA AU PAKISTAN) avertira la moins "dévergondée" (entre guillemets : on est quand même au Pakistan) du groupe d'un danger imminent… Bien sûr ils décident de prendre un raccourci et comme d'hab' les portables ne captent plus (ce qui est à l'heure actuelle le fait le plus stressant que peut rencontrer un jeune). Et je vous laisse deviner la suite...


Hommage non dissimulé à MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, l'originalité du film provient principalement de son pays d'origine : ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de voir un film gore pakistanais. Pourtant, HELL'S GROUND ressemble énormément à un slasher/survival classique "made in USA" et à ce niveau le parallèle avec les personnages hellsground_zombie.jpgsemble évident : même s'ils ont une culture pakistanaise, ils ont perdu une partie de leur identité et rappellent sur de nombreux points la jeunesse américaine (et par conséquent européenne…).


On a quand même notre dose d'exotisme avec le véhicule de la bande : un van de toute beauté décoré façon Bollywood et bien sûr grâce à la musique locale qui nous change du rock ricain…


Les effets gores sont quant à eux très réussis et le tueur a vraiment la classe, surtout quand il court avec une masse d'arme qui ferait pâlir de jalousie la Gogo de KILL BILL.hellsground_killer.jpg Malheureusement avant que celui-ci ne pointe le bout de sa burqa il aura fallu attendre pas mal de temps, du coup par moment le film s'essouffle un peu, et ce n'est pas la présence de zombies, tombant comme un cheveu dans le vomi, qui suffit à relancer l'action...


Même s'il s'éparpille quelque peu avec ses zombies et malgré son manque d'originalité, HELL'S GROUND remplit son contrat et, cerise sur le gâteau, la photo est magnifique. Aussi vive les films d'horreur pakistanais et vivement le prochain film d'Omar Ali Khan !

 


Stéphane



07 mars 2010

DON'T OPEN TILL CHRISTMAS

dont_open_till_christmas.JPGde Edmund Purdom


avec Edmund Purdom, Alan Lake, Belinda Mayne, Gerry Sundquist, Kelly Baker, Wendy Danvers, Pat Astley, Wilfred Corlett, Mark Jones, Caroline Munro...picto_12ans.gif



Slasher – Horreur / Royaume-Uni (1984)



Décidément, Noël est une période bénie pour les psychokillers entre BLACK CHRISTMAS de Bob Clark (et son remake) et la franchise des DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT, on est servi… Quand on aime, on ne compte pas, Uncut Movies réédite DON'T OPEN TILL CHRISTMAS réalisédont_open_till_christmas2.JPG par l'acteur Edmund Purdom (PIECES de Juan Piquer Simón) qui, pour sa seule incursion derrière la caméra, tente l'originalité avec un slasher axé autour de l'enquête et non sur les victimes potentielles (faut dire qu'il n'avait guère le choix, le seul lien entre les victimes de son film est d'être déguisé en Père Noël…). Un tel parti-pris scénaristique lorgnant du côté du giallo demande une histoire digne de ce nom et une mise en scène efficace… Les deux font malheureusement défaut au film.


En effet, l'enquête n'a strictement aucun intérêt : on passe notre temps entre un interrogatoire (qui ressemble plus à une vague discussion autour d'un verre) et les bureaux de New Scotland Yard où les policiers chargés de l'affaire essaient de la résoudre à la vitesse d'un Derrick mort…


Tout ceci ne serait pas trop grave si au moins une quelconque tension, du genre à nous faire dont_open_till_christmas4.JPGsursauter de temps en temps, était présente dans le film. Ce n'est pas le cas. Aucun risque d'arrêt cardiaque à la vue du film, les meurtres étant traités trop rapidement pour être efficaces.


Probablement conscient de la catastrophe, le réalisateur tente tout de même de sauver les meubles : les meurtres sont nombreux (c'est fou le nombre de Pères Noël bourrés qui trainent dans les rues de Londres…) et on a droit à l'arme ultime du slasher: la sempiternelle paire de seins…


Quant à Caroline Munro (MANIAC de William Lustig), dont la présence est quelquefois mise en avant pour la promotion du film, elle ne fait qu'interpréter une chanson, ondulant du popotin dans une robe rouge ultra-moulante. C'est probablement ce que je retiendrais du film…


Stéphane

 

 

01 février 2010

LA CREATURE INVISIBLE

sorcerers.jpg(THE SORCERERS aka IL KILLER DI SATANA / LOS BRUJOS...)


de Michael Reeves


avec Boris Karloff, Ian Ogilvy, Catherine Lacey, Elizabeth Ercy, Victor Henry, Alf Joint, Susan George, Peter Fraser...picto_12ans.gif


Fantastique - Royaume-Uni (1967)



Le professeur Montserrat a créé une machine capable de contrôler une personne à distance. Ancien hypnotiseur de renom, il vit maintenant, abandonné de tous, dans un minable petit appartement avec sa femme, également hypnotiseuse. Il croise par hasard le chemin de Mike Roscoe, jeune bellâtre cynique et désabusé, et le convainc d'être son cobaye. Ayant pris possession de son esprit, le couple va alors le manipuler afin de ressentir par procuration des sensations de plus en plus fortes…sorcerers1.jpg


Deuxième et avant-dernier film de Michael Reeves, LA CREATURE INVISIBLE est vendu sur la présence de la légende du cinéma fantastique Boris Karloff. Pourtant à la vue du film ce n'est pas la prestation de Karloff que l'on retient tant celle-ci, même si elle est excellente, est éclipsée par celle de Catherine Lacey qui crève l'écran avec son look de vieille poche. Elle est en effet sensationnelle en veille hystérique ne pouvant plus arrêter, comme droguée, de jouer avec sa proie, allant crescendo dans les actes répréhensibles qu'elle lui fait commettre.


Ian Ogilvy qui joua dans tous les films de Michael Reeves (certes il n'en a tourné que 3 mais quand même…) incarne quant à lui le jeune homme qui va vivre cette descente aux enfers, croyant devenir fou jusqu'à commettre l'irréparable…

sorcerers2.jpg


Fort de ce trio d'acteurs (auquel on pourrait rajouter Elizabeth Ercy et Victor Henry, excellents seconds rôles), Michael Reeves n'aura pas besoin d'effets spéciaux (ils se limitent à des jeux de lumières et à une machine toute pourrie) pour réaliser un film très efficace à l'atmosphère certes désuète mais envoutante, et au scénario totalement immoral. Au fur et à mesure que l'intrigue avance, on se rend en effet compte qu'aucune échappatoire n'est possible et qu'un happy end n'est donc pas envisageable…


A la vue de cette petite perle du cinéma britannique, on ne peut que regretter que le premier film de Michael Reeves, LA SORELLA DI SATANA avec l'icône Barbara Steele, n'aie pas encore eu l'honneur d'une édition française…


Stéphane