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01 février 2010

LA CREATURE INVISIBLE

sorcerers.jpg(THE SORCERERS aka IL KILLER DI SATANA / LOS BRUJOS...)


de Michael Reeves


avec Boris Karloff, Ian Ogilvy, Catherine Lacey, Elizabeth Ercy, Victor Henry, Alf Joint, Susan George, Peter Fraser...picto_12ans.gif


Fantastique - Royaume-Uni (1967)



Le professeur Montserrat a créé une machine capable de contrôler une personne à distance. Ancien hypnotiseur de renom, il vit maintenant, abandonné de tous, dans un minable petit appartement avec sa femme, également hypnotiseuse. Il croise par hasard le chemin de Mike Roscoe, jeune bellâtre cynique et désabusé, et le convainc d'être son cobaye. Ayant pris possession de son esprit, le couple va alors le manipuler afin de ressentir par procuration des sensations de plus en plus fortes…sorcerers1.jpg


Deuxième et avant-dernier film de Michael Reeves, LA CREATURE INVISIBLE est vendu sur la présence de la légende du cinéma fantastique Boris Karloff. Pourtant à la vue du film ce n'est pas la prestation de Karloff que l'on retient tant celle-ci, même si elle est excellente, est éclipsée par celle de Catherine Lacey qui crève l'écran avec son look de vieille poche. Elle est en effet sensationnelle en veille hystérique ne pouvant plus arrêter, comme droguée, de jouer avec sa proie, allant crescendo dans les actes répréhensibles qu'elle lui fait commettre.


Ian Ogilvy qui joua dans tous les films de Michael Reeves (certes il n'en a tourné que 3 mais quand même…) incarne quant à lui le jeune homme qui va vivre cette descente aux enfers, croyant devenir fou jusqu'à commettre l'irréparable…

sorcerers2.jpg


Fort de ce trio d'acteurs (auquel on pourrait rajouter Elizabeth Ercy et Victor Henry, excellents seconds rôles), Michael Reeves n'aura pas besoin d'effets spéciaux (ils se limitent à des jeux de lumières et à une machine toute pourrie) pour réaliser un film très efficace à l'atmosphère certes désuète mais envoutante, et au scénario totalement immoral. Au fur et à mesure que l'intrigue avance, on se rend en effet compte qu'aucune échappatoire n'est possible et qu'un happy end n'est donc pas envisageable…


A la vue de cette petite perle du cinéma britannique, on ne peut que regretter que le premier film de Michael Reeves, LA SORELLA DI SATANA avec l'icône Barbara Steele, n'aie pas encore eu l'honneur d'une édition française…


Stéphane


 

05 mars 2007

LE GRAND INQUISITEUR

medium_grandinquisi.jpg

(WITCHFINDER GENERAL)


de Michael Reeves


avec Vincent Price, Ian Ogilvy, Rupert Davies, Hilary Dwyer, Robert Russel...

medium_picto_12ans.gif


Epouvante – Grande-Bretagne (1968)



Troisième et dernier film réalisé par Michael Reeves, espoir du cinéma anglais mort à 25 ans suite à une surdose de somnifères et d'alcool, LE GRAND INQUISITEUR nous ramène au 17ème siècle en Angleterre, pleine période de chasse aux sorcières. Et dans le rôle du grand inquisiteur, on retrouve le grand Vincent Price (LAURA d'Otto Preminger, LA MOUCHE NOIRE de Kurt Neumann, etc...) assez loin de ses prestations d'alors. En effet, contrairement à son habitude, il n'en fait pas des tonnes et est vraiment très convaincant dans ce rôle de salaud ultime !


Michael Reeves n'aura certes réalisé que 3 films, mais aura tout de même dirigé 3 légendes du cinéma de genre : Barbara Steele dans REVENGE OF THE BLOOD BEAST, Boris Karloff dans LA CREATURE INVISIBLE (THE SORCERERS) et donc Vincent Price avec LE GRAND INQUISITEUR... excusez-moi du peu...


Niveau casting, on retrouve aussi Ian Ogilvy, présent sur les 3 films cités précédemment et endossant dans le cas présent le rôle du héros sans peur et sans reproche. Il fera ensuite une assez belle carrière, surtout à la télévision.


Contrairement à ce que le titre pouvait laisser espérer, les scènes de torture dans LE GRAND INQUISITEUR sont finalement assez rares et il s'agit plus d'un film d'aventure, où le héros va venger sa bien-aimée des hommes qui lui ont fait du mal, que d'un film gothique. Heureusement les quelques scènes de torture sont plutôt réussies, notamment deux : une scène de bûcher vraiment impressionnante, et la scène finale d'une violence rare. Cependant entre 2 scènes gentiment gores, il ne se passe pas grand chose...


Malgré de bonnes intentions, le film est donc un peu longuet et le manque de sang se fait vite sentir... Il vaut surtout le coup d'oeil pour la prestation d'acteur de Vincent Price détestable à souhait en inquisiteur corrompu et vicieux.



Stéphane