02 août 2008

LES EXPERIENCES EROTIQUES DE FRANKENSTEIN

experiences erotiques.jpg(aka LA MALDICION DE FRANKENSTEIN / THE CURSE OF FRANKENSTEIN / THE EROTIC RITES OF FRANKENSTEIN...)

de Jess Franco

avec Beatriz Savon, Alberto Dalbés, Dennis Price, Howard Vernon, Anne Libert, Fernando Bilbao, Doris Thomas, Jess Franco, Lina Romay...picto_16ans.gif

 

Fantastique – France (1972)

 

Bon, que les choses soient claires immédiatement, malgré le titre, il n'y a aucune expérience érotique réalisée par le Dr Frankenstien dans ce film... Mais rassurez-vous il y a quand même pas mal d'érotisme... Et les demoiselles sont très jolies...

Point de vue pitch c'est un peu le grand n'importe nawak mais en gros, juste après avoir donné la vie à sa créature, le Dr Frankenstein (Dennis Price) est tué par les sbires de Cagliostro (Howard Vernon) qui enlèvent le monstre. En effet, Cagliostro veut l'accoupler avec une femme qu'il va concevoir de toute pièce histoire d'engendrer une race supérieur... Mais la fille du docteur Frankenstein (Beatriz Savon) ne l'entend pas de cette oreille et part à la recherche de la créature...

Pour être honnête, il n'y a pas grand chose à récupérer dans ce film mis à part une scène de torture bien barrée où Beatriz Savon (qui a décidément un nom à jouer dans des Women in Prison) est attachée nue à un homme, nu lui aussi. Ils seront fouettés jusqu'à ce que l'un deux s'effondre et s'empale sur des pieux...

Le reste du film est constitué de scènes ridicules nous présentant tout de même un bestiaire des plus original entre une créature de Frankenstein au physique de lutteur Turc recouvert de peinture argentée et une femme vampire-oiseau (rien que ça...), moitié à plumes mais surtout à poil !frankenstein.jpg

Le tout est très zoomé, mal monté, mal écrit et mal "musiqué" mais finalement assez drôle. Jess Franco use et abuse de l'humour (involontaire ? À ce niveau on peut se poser la question...) : cascades ratées comme le défonçage de porte ouverte, comique de répétition avec les nombreuses résurrections du Dr Frankenstein ne servant qu'à faire avancer un scénario inexistant, etc...

Les Expériences Erotiques de Frankenstein est donc un bon gros nanar des familles où même le nom de Frankenstein, mal orthographié dans une scène, se transformera en Frankestein ! Pas assez de n ?

 

Stéphane

30 juillet 2008

ESCLAVES DE L'AMOUR

esclaves de l'amour.jpg(FRAUEN FUR ZELLENBLOCK 9 aka DES FEMMES POUR LE BLOC 9 aka CELLULE 9 aka TROPICAL INFERNO aka WOMEN IN CELLBLOCK 9...)

de Jess Franco

avec Karine Gambier, Susan Hemingway, Howard Vernon, Aida Gouveia, Esther Studer...picto_16ans.gif


Prison de Femmes – Suisse (1977)


Dans une dictature qu'on devine Sud-Américaine, des résistantes se font arrêter lors d'un contrôle routier. Et hop, direct enchainées à poil dans la cellule 9 aux mains d'une gardienne en chef sadique et lesbienne et d'un docteur adepte de la torture...

Avec un scénario linéaire et très classique pour un Women In Prison (l'arrestation / les tortures / la fuite / la traque), Jess Franco, qui se frotta souvent au genre, met surtout l'accent sur les scènes racoleuses...

On a donc droit à un large éventail de tortures rappelant un peu les excès d'Holocauste Nazi de Luigi Batzella tourné la même année... Tortures pour la plupart à connotation sexuelle, le docteur fou s'attaquant presque exclusivement à l'entrecuisse de ses dames... A cela s'ajoute un zeste d'urologie, un soupçon de nécrophilie et même une touche de zoophilie. A y être autant y aller à fond...zellenblock1.jpg

L'autre intérêt du film vient de son casting. On retrouve en effet dans le rôle du docteur un grand habitué des films de Jess Franco : Howard Vernon qui semble très heureux d'être là et cabotine à mort. Point de vue actrices on notera surtout la présence d'un duo magnifique : la sculpturale et ultra sexuée Karine Gambier (Obsessions Pornos d'Alain Payet) qui ferait bander un mort, et Susan Hemingway (Lettres d'Amour d'une Nonne Portugaise du même Franco) au visage angélique et à la beauté plus subtile.

On retrouve d'ailleurs cette dernière dans une des scènes les plus hallucinantes du film où, après avoir été privée d'eau, elle est obligée de se "désaltérer" en léchant la gardienne en chef avant de pouvoir boire une coupe de champagne, salée et poivrée au préalable par ce cher Howard Vernon...

Bien sûr, pour notre plus grand plaisir, les actrices ne trouveront pas d'habits de tout le film, faut dire que dans la jungle ça manque de boutiques...

Les effets gores sont comme de bien entendu cheap à mort (voir la scène où une prisonnière prend une balle dans la tête pour s'en convaincre...), et il est quelquefois difficile de garder son sérieux, malgré le sujet traité, devant certaines scènes de par leur ridicule et une musique en total décalage... La palme de la scène la plus ridicule revenant selon moi à celle où Susan Hemingway (encore elle) retire une balle de l'épaule d'une de ses co-détenues avec 2 brindilles... Enorme !

zellenblock2.jpgProduit par Erwin C. Dietrich, Esclaves de l'Amour est donc un très bon film de Prison de Femmes et en respecte les codes (on regrette tout de même l'absence de la sempiternelle scène de douche... c'est vrai quoi, on s'était habitué...)... Du grand Franco !


Stéphane

 

29 janvier 2007

LE LAC DES MORTS-VIVANTS

medium_zombie_lake_poster.2.jpgde J.A. Lazer

avec Howard Vernon, Nadine Pascal, Anouchka, Jean Rollin…

scénario de Julian Esteban et Jesus Francomedium_picto_12ans.8.gif

 

Epouvante – France / Espagne (1981)

 

Des meurtres se succèdent autour d’un lac ("le lac maudit des maudits" dixit le maire du village). Ils sont perpétrés par des soldats SS morts-vivants. Les villageois menés par le maire du village - interprété par Howard Vernon (LE SILENCE DE LA MER de Jean-Pierre Melville, DELICATESSEN de Caro et Jeunet, UNE VIERGE CHEZ LES MORTS-VIVANTS de Jess Franco, etc, etc, etc...) – vont essayer de s’en débarrasser.

Jean Rollin (FASCINATION), véritable réalisateur du film, nous propose sa version de SHOCK WAVES de Ken Wiederhorn, mais à la française (enfin surtout à la Rollin !!!) : dans SHOCK WAVES, des zombies SS sortaient de la mer pour attaquer des naufragés sur une île au large de la Floride, dans LE LAC DES MORTS-VIVANTS, ils sortent d’un lac (d’où le titre très ingénieux…) à côté d’un bled et s’attaquent principalement à des femmes dénudées…

On retrouve donc dans ce film tout ce qui fait la Jean Rollin’s touch :

  • peu de scénario et une action se situant entre le rêve et la réalité (même si cela est un peu moins évident dans ce film) ;

  • des dialogues plus déclamés que joués, avec des acteurs aussi expressifs qu’une huître (à part 2 ou 3, notamment Howard Vernon…) ;

  • une action lente voire très lente ;

  • des effets spéciaux à 2 euroballes : un peu de maquillage vert et hop on a des morts-vivants !

  • beaucoup de femmes très peu habillées et le plus souvent nues (si, si je vous assure !).

Mais c’est aussi pour ça qu’on aime Jean Rollin, on n'est jamais déçu !!!

Malgré tout cela, le film se laisse gentiment regarder, d’ailleurs tout est fait pour qu’on reste jusqu’à la fin, pour preuve la liste non exhaustive des victimes :

  • une jeune femme qui va se baigner après s’être fait bronzer nue (c’est vrai les marques de bronzage, c’est nul !!!) ;

  • une villageoise habillée, eh oui, tout arrive, mais une fois morte on verra plus que beaucoup sa culotte ;

  • tout une équipe de basketteuses qui décident de se baigner à poil dans le lac (la survivante de ce massacre arrivera les seins nus à l’auberge du village, sauf dans la bande-annonce où elle porte un joli chemisier rose…) ;

  • un couple qui se tripote dans une grange (original…)

  • une jeune femme dans une baignoire extérieure ; etc…

A noter, la présence de Jean Rollin dans le rôle d’un flic qui va lui aussi se faire tuer par les morts-vivants, comme quoi ils ne tuent pas que des femmes à poil !!

Au final, ce n'est certes pas le meilleur Jean Rollin, titre revenant à son film LES RAISINS DE LA MORT (avis personnel et donc très subjectif...), mais LE LAC DES MORTS-VIVANTS reste agréable à suivre ce qui n'est pas toujours le cas avec les films de Rollin, certaines de ses oeuvres étant totalement soporifiques (voir LEVRES DE SANG pour s'en convaincre...).

 

 

Stéphane