20 août 2008
HOSTEL - CHAPITRE II

(HOSTEL : PART II)
d'Eli Roth
avec Lauren German, Bijou Phillips, Heather Matarazzo, Roger Bart, Richard Burgi, Vera Jordanova, Jay Hernandez, Jordan Ladd, Milan Knazko, Edwige Fenech, Ruggero Deodato, Stanislav Ianevski, Monika Malacova, Liliya Malkina...![]()
Horreur – Etats-Unis (2007)
Postulat de base : un film avec Edwige Fenech ne peut pas être foncièrement mauvais, aussi minuscule que soit son rôle, comme ici... Et c'est ce qui m'a, en partie, décidé à visionner ce Hostel 2. En effet, je n'avais guère été enthousiasmé par le numéro 1 qui, pour moi, se résume à une heure de jolies filles à poil suivi de 3 scènes gores toutes nulles. Le tout avec une vision ridicule des ex-pays du bloc de l'Est camouflé sous un pseudo message bien démago : comme ils ont tout et s'ennuient, des riches se paient la vie ou plutôt la mort d'êtres humains. Saloperie de société de consommation où l'argent achète tout !
Dans le 2, le message reste le même ainsi que l'histoire sauf que les futures victimes sont des étudiantes et pas des étudiants donc pas de grosse surprise de ce côté là... Et pourtant le film est assez différent du premier. En effet, exit les scènes sexy (enfin plus ou moins) et place à un scénario plus abouti où le fonctionnement de l'organisation nous est dévoilé en suivant, en parallèle de celui des victimes, le parcours de 2 clients (Roger Bart et Richard Burgi transfuges de la série Desperate Housewives dont le duo fonctionne très bien).
En outre, les personnages sont plus complexes et fouillés que dans le premier qui restait très ras des paquerettes en ce qui concerne la psychologie des personnages.
Mais surtout, ce qui fait la différence, c'est que ce Hostel 2 est bien plus gore, et c'est quand même ce qu'on attend de ce genre de film, non ? Eli Roth nous propose notamment une scène bien sanguinolente tendance Elizabeth Bathory de toute beauté...
Pour la petite histoire, on notera un caméo de Ruggero Deodato en tortionnaire cannibale, ce qui représente un joli hommage pour ce grand du cinéma d'exploitation à l'Italienne qui réalisa, entre autres, Le Dernier Monde Cannibale...
Hostel 2, vous l'aurez compris, est bien meilleur que Hostel premier du nom malgré un petit bémol : l'humour noir un peu trop présent pendant les scènes chocs qui gâche toujours un peu mon plaisir déviant, mais que voulez-vous depuis Scream c'est la mode...
Stéphane
21:11 Publié dans Horreur / Epouvante | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, eli roth, edwige fenech, horreur, film, ruggero deodato, gore
16 juin 2007
BOULEVARD DE LA MORT - UN FILM GRINDHOUSE

(GRINDHOUSE : DEATH PROOF)
avec Kurt Russell, Vanessa Ferlito, Rosario Dawson, Jordan Ladd, Rose McGowan, Sydney Tamiia Poitier, Mary Elizabeth Winstead, Zoë Bell, Tracie Thoms, Michael Parks, Eli Roth, Marley Shelton, Quentin Tarantino, Helen Kim...![]()
Thriller – Etats-Unis (2007)
Boulevard de la Mort faisait initialement partie d'un double programme que nous n'aurons pas la chance de voir en une seule fois au cinéma en France. En effet, le volet tourné par Robert Rodriguez ne devrait sortir sur nos écrans qu'en août... Du coup, en allant au cinéma, les spectateurs n'auront pas le plaisir de voir les fausses bandes-annonces tournées par de grands noms du fantastique actuel et censées passer entre les 2 films. Il faudra donc attendre et se rabattre sur une hypothétique édition DVD (probablement en édition 3 DVD, histoire que ce soit plus rentable...) réunissant l'ensemble du projet...
Outre ce petit désagrément, Boulevard de la Mort consiste en un hommage aux séries B des années 70 et raconte, en gros, l'histoire de 2 groupes de filles pourchassées par un tueur qui utilise sa voiture comme une arme...

Mis à part les effets de style histoire de faire ambiance "séries B 70's" (pellicules grattées, coupures sèches entre 2 scènes, etc...) on retrouve très vite la Tarantino's touch (on ne change pas une recette qui gagne) : c'est ultra référencé (Tarantino fait même référence à ses propres films !!!), la bande son est sensationnelle, les dialogues sont longs et quelquefois savoureux et enfin un des rôles principaux est tenu par une légende du cinéma, dans le cas présent Kurt Snake Plissken Russell...
Malheureusement ce style a ses limites, et celles-ci sont atteintes dans Boulevard de la Mort : les films de Tarantino tiennent la route grace à leurs scénarios très construits et plutôt barrés ; or ici, le manque d'histoire est flagrant, et du coup le charme n'opère plus...
En effet, même si la première partie du film arrive à faire illusion avec ses scènes vouées à devenir culte (le lap dance de Vanessa Ferlito (yeah baby yeah !), les dialogues entre filles vraiment très bons et surtout la "tuerie-accident de voiture"), la seconde partie plombe totalement le film et est sauvée in extremis par une scène de fin d'anthologie hommage à Russ Meyer. En effet cette seconde partie n'apporte strictement rien au film, et consiste en une réplique de la première partie mais en moins bien, car même si les filles sont toujours splendides, les dialogues n'apportent plus rien et on s'ennuie ferme. En outre, Kurt Russell y est quasiment inexistant (ce qui est un comble pur un acteur de cette envergure !) et très loin de l'image de son personnage au début du film (ce qui, personnellement, m'a laissé dubitatif)...
On pourra toujours jouer la carte 70's et faire genre "c'est comme ça que les films de drive-in étaient à l'époque" mais ne soyons pas dupes : si dans les 70's, nombre de séries B étaient assez baclées d'un point de vue scénaristique c'était en grande partie par manque de moyen et de temps. Ce qui n'est pas le cas de ce film au budget assez confortable...
En conclusion, Boulevard de la Mort est, pour moi, une grosse déception : je m'attendais vraiment à mieux... maintenant il ne me reste plus qu'à attendre la film de Rodriguez qui je l'espère sera plus à la hauteur de mes attentes...
Stéphane
en cadeau bonux, voici les fausses bandes-annonces concoctées par Eli Roth, Edgar Wright, Rob Zombie et Robert Rodriguez :
Machete de Robert Rodriguez (sensationnel !!!!!!!!!) :
00:40 Publié dans Thriller | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : rose mcgowan, eli roth, jordan ladd, tarantino, kurt russell, edgar wright, sydney tamiia poitier
04 février 2007
2001 MANIACS
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de Tim Sullivan
avec Robert Englund, Marla Malcolm, Gina Marie Heekin, Brian Gross, Lin Shaye, Giuseppe Andrews, Eli Roth, Peter Stormare...![]()
Comédie Gore - Etats-Unis (2005)
Remake du cultissime 2000 MANIACS de Herschell Gordon Lewis, 2001 MANIACS reprend exactement le scénario de son prédécesseur : en suivant une déviation sur la route, des touristes yankees se retrouvent dans un village sudiste lors d'une fête annuelle. Ils y participent en tant qu'invités d'honneur, mais les festivités ne sont pas ce qu'elles ont l'air d'être...
Toutefois, 2001 MANIACS est surtout un teen-horror-movie et l'on a très vite l'impression d'être dans une version gore d'AMERICAN PIE. Aussi assiste-t-on à un festival de blagues et de calembours, de plus ou moins bon goût, qui devient lassant car trop systématique.
En outre, ce remake souffre des mêmes défauts que l'original : malgré l'idée de départ excellente, le film tourne très vite en rond et l'on attend uniquement les meurtres suivants. De plus, le tout n'est pas forcément très bien filmé ni mis en scène...
Mais là ne réside pas l'intérêt du film. 2001 MANIACS est surtout très fun, les meurtres sont bien gores et, dans l'ensemble, réussis (comme le premier crime et sa superbe scène d'écartèlement), et comme les victimes sont totalement décérébrées et aussi charismatiques qu'une palourde, on est surtout content qu'ils y passent ! Pour ne rien gacher la population féminine, coté victime ou bourreau, est très sexy, et les acteurs ont l'air de vraiment s'en donner à coeur joie, notamment Robert "Freddy Krueger" Englund qui cabotine à mort.
A noter, qu'initialement était prévu dans le rôle d'un professeur, une guest star de choix : John Landis, le réalisateur, entre autre, des BLUES BROTHERS et du clip THRILLER de Michael Jackson devenu depuis culte (le clip, pas Michael...). Coupé au montage, John Landis est remplacé dans la version finale par une autre guest star : Peter "John Abruzzi" Stormare toujours excellent, même loin de son rôle de taulard.
Vu le potentiel du scénario de départ, on aurait bien sûr pu espérer mieux. Toutefois, 2001 MANIACS reste une série B très fun, totalement décérébrée (comme ses héros), de mauvais goût et avec de jolies filles... Donc tout à fait recommandable !
Depuis, Tim Sullivan a réalisé un nouvel opus : 2001 MANIACS : BEVERLY HELLBILLYS avec les mêmes acteurs pour interpréter la bande de Sudistes dégénérés, et qui devrait donc rester dans la même veine, à suivre...
Stéphane
20:45 Publié dans Comédie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lin shaye, eli roth, horreur, gore, robert englund, tim sullivan, peter stormare



