09 février 2009
EXITUS II : HOUSE OF PAIN

avec Mia Magic, Renée Pornero, Natascha We, Alisha Laine, Katharina Bukowski, Marco Simonelli...![]()
Thriller érotique – Allemagne (2008)
Ce que j'aime dans les films d'Andreas Bethmann, c'est ce mélange subtil entre horreur et érotisme... nan, je déconne !!! ce que j'aime dans ses films, c'est le mauvais goût assumé avec des scènes de cul tendance pornographique au milieu...
C'est donc avec une joie non dissimulée que je me suis jeté sur cet Exitus II : House of Pain (pour les non anglophones, il s'agit de la boulangerie), malheureusement, même si le mauvais goût est toujours présent, cette suite se révèle bien en deçà de ce que l'on pouvait attendre de Bethmann surtout après un Exitus Interruptus de grande qualité...
En effet, peu ou prou de surprises au niveau du scénario, en gros si vous avez vu le 1, vous avez vu le 2 : on retrouve la scène du repas (probablement un hommage à Massacre à la Tronçonneuse), les cadavres momifiées ou empaillées (probablement un hommage à Psychose), l'ambiance "tout en délicatesse" autour de la nécrophilie et des femmes captives enchainées nues. Cette suite n'est donc qu'une resucée du 1 mais avec un peu moins de sexe explicite (même si la scène coupée proposée en bonus sur l'excellente édition Uncut Movies permet de se rendre compte que les scènes initiales étaient plus cul...) et une première bobine lente et bavarde...

Heureusement, pour les plus endurcis qui ont tenu jusqu'à la deuxième partie du film, celle-ci est plus rythmée et les scènes deviennent plus trash, on a même droit à un petit jeu genre Fort Boyard où l'héroïne doit retrouver une clé pour sauver sa petite amie... Clé qu'elle ne trouvera pas : eh oui, elle n'avait pas pensé à chercher dans sa chatte (!!!) vraiment on peut pas faire confiance... Dommage que Passepartout n'ait pas été de la partie...
Point de vue casting on retrouve Renée Pornero déjà présente dans le 1 qui, comme son pseudo l'indique, est une habituée des films X et joua notamment dans Sodomy Sandwiches ce qui, avouez-le, a quand même plus de gueule qu'un mixte ou un rillette.

Exitus II : House of Pain n'a donc, malgré quelques scènes "sympathiques", que très peu d'intérêt et se révèle vraiment inférieur au premier qui est, à ce jour, le meilleur film de Bethmann que j'ai eu le plaisir de voir...
la phrase du film :
"Malheureusement, le docteur a perdu sa vraie bite. Et la prothèse de queue n'est pas remboursée par la Sécu."
Stéphane
22:00 Publié dans Thriller | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : andreas bethmann, erotique, necrophilie, porno, uncut movies, renee pornero, thriller
12 mai 2007
Trop c'est trop !
Comme chaque mois à cette période, je cours chez mon marchand de journaux, acheter Mad Movies, le meilleur magazine sur le cinoche...
Confiant, je commence à le dévorer et je tombe page 73 sur un article écrit par Rurik Sallé sur The Prison Island Massacre d'Andreas Bethmann et là, le choc !
Passe encore qu'il se trompe sur la durée du film (1H55 au lieu d'1H45...), qu'il ne parle que des seins de Lina Romay et oublie son pubis (prononcez "pubi"), ou qu'il ne se rende pas compte que dans les bonus du DVD, Lina Romay parle de Rossa Venezia, autre film de Bethmann, et non de The Prison Island Massacre...
mais là où il dépasse vraiment les bornes c'est quand il parle du casting qu'il considère... j'ose à peine le citer... "aussi charismatique qu'un vieux fromage d'Auvergne" !!!
Non monsieur Sallé, on ne peut pas, sous prétexte de faire un bon mot, s'en prendre ainsi au fromage d'Auvergne ! surtout âgé...
Et je vous signale, pour votre gouverne, qu'un vieux fromage d'Auvergne est plus charismatique que bon nombre d'acteurs...
En signe de protestation, j'invite donc tous mes lecteurs à filer directement chez leur fromager acheter du Cantal 18 mois !!!
J'espère qu'à l'avenir ce genre de dérapage n'aura plus lieu...
vive Mad Movies, vive le fromage d'Auvergne et vive Micheline Dax !
12:24 Publié dans Women in Prison | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : andreas bethmann, fromage, auvergne
29 avril 2007
THE PRISON ISLAND MASSACRE
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(ANGEL OF DEATH 2 : THE PRISON ISLAND MASSACRE)
avec Lina Romay, Natascha Farrel, Marianna Bertucci, Erich Amerkamp, Thomas Kercmar, Manoush, Jess Franco, Andreas Schnaas, Andreas Bethmann...![]()
W.I.P. / Porno-Gore – Allemagne (2007)
Amis du bon goût, passez votre chemin : voici le nouveau Andreas Bethmann !
Une jolie auto-stoppeuse est violée par un automobiliste, mais arrive à envoyer un sms à l'insu de son violeur alors qu'elle lui taille une pipe (!!!), afin de prévenir la police. Celle-ci arrivera dans les 5 secondes (alors que la scène est censée se passer à 10 km de la ville !!!). Le violeur assomme sa victime et cache dans sa culotte un sachet de drogue... Elle finit en prison... Un homme offre 10 millions à des mercenaires pour libérer sa fille incarcérée à tort... Forcément on se dit qu'il y a un rapport entre les 2 jeunes filles, eh bien non, si ce n'est qu'elles se retrouvent dans la même prison tenue d'une main de fer par Mademoiselle Steel (Lina Romay).
Nous voilà donc en présence d'un film de "prison de femmes", genre qui a ses codes et ses scènes incontournables : l'arrivée à la prison, le déshabillage et la remise de l'uniforme (qui est souvent une simple chemise un peu longue...), la rencontre avec la directrice (ou la gardienne-chef) lesbienne et sadique, les attouchements lesbiens entre co-détenues (ou avec la directrice ou la gardienne-chef...), la douche en commun, les tentatives d'évasion, la fuite dans la jungle hostile, les brimades et tortures, etc...
Et là, on ne peut pas dire qu'Andreas Bethmann, ne respecte pas le genre, mis à part la scène de douche, cet oubli est d'ailleurs étonnant du bonhomme, tout y est ! Il nous offre même en cadeau des scènes homosexuelles entre hommes, ce qui n'est pas évident dans un film de prison de femmes, comme quoi quand on veut, on peut...
Mais ce n'est pas tout de nous proposer ces scènes attendues, il faut aussi qu'elles s'enchainent de manière plus ou moins cohérente ! Or ce n'est pas vraiment le cas... Comme souvent, Bethmann néglige son scénario au profit des scènes pornographiques et gores, surtout pornographiques d'ailleurs... On a donc droit à plusieurs scènes totalement inutiles avec au milieu du remplissage... La scène du viol par exemple n'apporte rien à l'histoire et n'a finalement d'intérêt que pour le réalisateur, en effet, il endosse le dur rôle de l'automobiliste (ou le rôle de l'automobiliste dur, c'est au choix...).
Du coup, l'ensemble a très vite un aspect décousu tant les scènes ne semblent pas toujours se suivre (comme quand 2 prisonnières s'évadent laissant la gardienne-chef dans la jungle qui réapparaît comme si de rien n'était dans la scène suivante où un nouveau gardien est bizuté...) ou sont totalement incohérentes (une évadée a difficilement traversé la jungle pour s'enfuir et finit avec une flèche dans l'épaule, mais c'est pas grave, elle va re-traverser la jungle dans l'autre sens pour revenir à la prison et se venger au lieu de se barrer !!!).
Heureusement l'humour involontaire permet de temps en temps de détendre l'atmosphère comme quand, lors de l'attaque des mercenaires, une prisonnière secoue les barreaux de sa cellule pour qu'on la sorte de là et que sa cellule est grande ouverte... Ou quand on observe le bureau de la directrice sur lequel tronent fièrement 3 godemichets et un clavier d'ordinateur mais pas l'écran allant avec !
Niveau casting, on retrouve le couple bis par excellence qui avait déjà tourné avec Bethmann dans Rossa Venezia : Lina Romay (qui n'hésite pas à tomber la chemise et même plus...) et son mari Jess Franco qui fait ici un caméo en homme de ménage voyeur et un peu débile... Andreas Schnaas (Anthropophagous 2000, Nikos the Impaler...) est aussi de la fête et fait une apparition en bourreau avide de sang... Le reste du casting étant constitué de figures récurrentes du cinéma très indépendant allemand...
Les effets gores sont quant à eux l'oeuvre d'Olaf Ittenbach, réalisateur de Premutos et créateur des effets spéciaux de certains films de Timo Rose dont Barricade. Et il faut avouer que c'est ce cher Olaf qui sauve in extremis le film de Bethmann. En effet, même si elles n'arrivent que dans la dernière partie du film, les scènes gores sont vraiment excellentes, bien cracra et très bien réalisées ! Malheureusement, avant d'en arriver à ce niveau du film, il faut un peu souffrir...
Exitus Interruptus, son avant-dernier film, m'avait donné espoir en Andreas Bethmann, car même s'il était très cul, très gore et très malsain (ce qui n'est pas forcément un défaut...), il représentait un réel progrès par rapport à ses films précédents, tant au niveau du scénario que de sa durée. Ses autres films étaient tout simplement longs, mais LONGS ! Mais ce nouvel opus est très décevant... Tant pis, il n'y a plus qu'à attendre sa prochaine oeuvre et sait-on jamais...
Le dialogue du film :
"-Ok, maintenant à toi de choisir, ou tu me tailles gentiment une pipe ou alors je t'explose les nichons. Tu choisis quoi ?
-Je préfère la pipe."
quand même cet Andreas, quel poète !
Stéphane
12:35 Publié dans Women in Prison | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : women in prison, jess franco, uncut movies, andreas bethmann, gore, lina romay



