14 juin 2009

SLAUGHTER HIGH

slaughter_high.jpg(aka LE JOUR DES FOUS aka APRIL'S FOOLS DAY...)

de George Dugdale, Mark Ezra et Peter Litten

avec Caroline Munro, Simon Scuddamore, Carmine Iannaccone, Donna Yeager, Gary Martin, Josephine Scandi, Marc Smith, Dick Randall, Sally Cross...picto_16ans.gif


Horreur / Slasher – Royaume-Uni /Etats-Unis (1986)


On avait déjà eu droit aux psychokillers adeptes de Noël (Douce Nuit, Sanglante Nuit, Black Christmas), de la Saint Valentin (Mortelle Saint Valentin), d'Halloween (je vous laisse deviner le titre), et j'en passe et des pires... Avec Slaughter High on a notre tueur du 1er avril !

Vivement un tueur du lundi de Pentecôte ! Comment ça, ça n'existe plus ? Oups désolé... Vivement un tueur de la journée de solidarité !

Si vous aimez les slashers ultra-classiques, vous allez être servis : dans un lycée, la bande habituelle d'ados sportifs et décérébrés (en gros qu'avec des acteurs d'au moins 25 balais) s'en prend continuellement à Marty (grosses lunettes, look du 1er de la classe). La blague de trop et là c'est l'incident : Marty se retrouve défiguré...

Quelques années plus tard, tout ce joli monde (sauf Marty donc) est invité pour une petite sauterie d'anciens élèves, mais ils se retrouvent seuls, pris au piège dans leur ancien lycée maintenant à l'abandon. Comme vous vous en doutez, ils vont se faire dessouder les uns après les autres par un tueur portant un masque de fou du roi (pour ceux qui ne voit pas à quoi ça ressemble, voir la jaquette...).

On a bien sûr droit (mais c'est aussi pour ça qu'on aime les slashers...) :

  • aux victimes stupides qui s'obstinent à se séparer et agissent en dépit du bon sens ;

  • aux courses-poursuites dans des couloirs et des escaliers (enfin dans un seul et unique couloir et dans un seul et unique escalier) ;

  • à une paire de seins par-ci par-là ;

  • et à des meurtres tous différents.

Donc pas de surprise à attendre de Slaughter High qui reste néanmoins un film sympatique même s'il manque terriblement de rythme et ce ne sont pas les meurtres, originaux mais pas très réussis, ni la fin n'importe nawak, qui sortiront le spectateur de sa torpeur.

Esthétiquement parlant, le film a en plus beaucoup vieilli : les années 80, ça ne pardonne pas... Il suffit de voir comment Caroline Munro (Maniac de William Lustig) est attiffée... Heureusement, à la fin du film, elle court beaucoup et se retrouve toute humide de sueur et ça, ça fait toujours plaisir...

Stéphane

 

16 mars 2008

FANATIQUE

174113671.jpg(HACK !)

de Matt Flynn

avec Danica McKellar, Jay Kenneth Johnson, Juliet Landau, Sean Kanan, Gabrielle Richens, Adrienne Frantz, Travis Schuldt, Justin Chon, Kane Hodder, Won-G, Burt Young, Tony Burton, William Forsythe...1372178212.gif


Horreur – Etats-Unis (2007)


Enième slasher sur une île presque déserte où l'on retrouve les teenagers habituels qui vont se faire dessouder les uns après les autres, Fanatique essaye quand même d'être un peu original en se la jouant hommage aux films d'horreur et au cinéma en général.

Malheureusement le réalisateur use et abuse des clins d'oeil aux autres films et très vite Fanatique vire au catalogue : tous les dialogues, la plupart des noms des personnages et toutes les scènes font référence à d'autres films. Du coup, à force de vouloir nous montrer qu'il a des références, Matt Flynn en oublie le sien, de film, et Fanatique n'est au final qu'un hommage mou du genou avec de temps en temps des meurtres...

Aussi, le seul intérêt du film réside dans la présence au générique des vétérans de la saga Rocky : Burt "Paulie" Young et Tony Burton, de William Forsythe (The Devil's Rejects de Rob Zombie) probablement venu cachetonné et des seins de l'inconnue Gabrielle Richens (qui ne devrait pas le rester longtemps...).

Au final, Fanatique est résumé par un de ses propres dialogues :

  • Bon sang de bonsoir ! Qu'est-ce qui se passe ?
  • Un film d'horreur merdique.

Tout est dit...


Stéphane

 

27 janvier 2008

BURGER KILL

c12d2f8d85a64c8ba3fc00c2a91fecb7.jpg(DRIVE THRU)

de Brendan Cowles et Shane Kuhn

avec Leighton Meester, Nicholas D'Agosto, Lola Glaudini, Larry Joe Campbell, Sita Young, Morgan Spurlock, Van De La Plante, Paul Ganus, Rachael Bella...23cdbd296a5818d99f58410bc22b680d.gif


Slasher – Etats-Unis (2007)


Attention ! Inutile de chercher ici un scénario original avec des rebondissements toutes les 20 minutes et un twist final de fou... nous sommes en présence d'un slasher pur et dur et toute l'histoire est dans la bande-annonce... Mais c'est pas bien grave vu que l'histoire on la connaît tous : un tueur masqué vient trucider des jeunes gens bien propres sur eux pour se venger de ce qu'on lui a fait quand il était jeune (genre le tuer)...

Et pourtant Draïve Ssrroux, véritable titre du film et là je comprends pourquoi on l'a changé, c'est vraiment imprononçable, est vraiment très agréable à voir. Burger Kill (c'est quand même plus facile) est très rythmé, bien joué, fun, drôle (comment ça, ça veut dire la même chose ???) et en plus la plupart des victimes sont tellement insupportables que c'est un plaisir de les voir se faire décapiter !

Go Horny, go ! (pour info, Horny c'est le nom du clown tueur, ce qui permet bien sûr des jeux de mots de bon goût...).

voici donc le film idéal pour passer un bon moment avec une bonne pizza (ou un menu Mc-Quick...) et bien sûr une bonne bière !


Stéphane

 

26 décembre 2007

HELLBENT

fa7d3978efee59659470c4442fd5ed1d.jpgde Paul Etheredge-Ouzts

avec Dylan Fergus, Hank Harris, Andrew Levitas, Matt Phillips, Bryan Kirkwood, Samuel Phillips, Jazzmun, Shaun Benjamin, Kris Andersson, Texas Terri, Rafael Feldman...c64506b80b7eb9bec1032f5536ae4727.gif


Slasher – Etats-Unis (2004)


Halloween, 4 amis homosexuels se préparent pour faire la fête à West-Hollywood... Ils croisent sans le savoir un tueur psychopathe qui va les pourchasser pendant cette soirée de folie...

Autant vous prévenir tout de suite, la seule originalité de ce slasher est de se passer dans le milieu gay, aussi les victimes seront de jeunes hommes écervelés là on l'on retrouve d'habitude de jeunes femmes écervelées...

Mis à part ça, malgré une scène de pré-générique du plus bel effet où 2 hommes qui batifolent dans une voiture se retrouvent décapités d'une bien belle façon, pas grand chose à se mettre sous la dent. En effet, Hellbent est terriblement mou du genou, la part belle étant laissée à la virée des 4 amis plutôt qu'à la menace qui pèse sur eux... Du coup, on passe les ¾ du film à les suivre s'amusant et essayant de draguer pendant une fête gigantesque.

Comme il se doit ceux-ci sont très différents les uns des autres : on a le timide un peu complexé et amoureux, le bi (Andrew Levitas vu dans l'excellent Psycho Beach Party de Robert Lee King) qui profite de la vie et qui saute sur tout ce qui bouge, un autre du genre à faire des photos en boxer blanc (pas le sportif, le slip...) et enfin le héros dégoulinant de gentillesse et de bons sentiments...

Quant au tueur (ah oui c'est vrai il y a un tueur qui rôde...) il intervient de temps en temps pour décapiter quelqu'un en passant...

Hellbent est donc un slasher tout mauvais, pas original pour un sou, avec un tueur bodybuildé et masqué qui ne ferait même pas flippé ma petite soeur si j'en avais une...

Stéphane

 

30 janvier 2007

CAMP BLOOD

medium_campBlood.2.jpgde Brad Sykes

avec Jennifer Ritchkoff, Michaël Taylor, Tim Young, Betheny Zolt, Courtney Taylor…medium_picto_12ans.7.gif


Horreur - Etats-Unis (1999)


Un couple (apparemment une ornithologue et un photographe) est venu observer les oiseaux dans la forêt de Camp Blackwood. Finalement, ils décident de se tripoter un peu (2 minutes après le début du film, première et dernière paire de seins à l’écran…) tout en gardant leur short et pantalon (faut pas exagérer quand même !) sûrement au cas où un oiseau passerait…

Un tueur avec un masque de clown surgit et les tue…

Générique…

2 couples d’amis (Tricia & Steve, Nicole & Jay) décident d’aller faire du camping au même endroit et vont donc être confrontés à ce tueur mystérieux déguisé en clown… (un grand merci à Brad Sykes pour ce scénario si original !)

Le personnage du clown tueur a souvent été utilisé dans le cinéma pour le meilleur, comme dans l'excellente série B : KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE de Stephen Chiodo, mais aussi avec moins de réussite comme dans l'adaptation toute pourrie de Stephen King : ÇA réalisé par Tommy Lee Wallace. CAMP BLOOD se situe quant à lui dans la catégorie des complètement ratés. En effet, le tout ressemble à un mauvais téléfilm : c’est mal joué (impression sûrement accentuée par le doublage en français - le dvd ne proposant que cette version - digne d'un téléfilm de feu la 5), il ne se passe pratiquement rien, le tueur est totalement ridicule, il n’y a pas ou pratiquement pas de scénario et la fin est nullissime, le twist final tombant totalement à plat...

Quand même un bon point : le film ne dure que 1h12 et pas 1h30 comme mentionné sur la jaquette. C'est toujours ça de gagné !

Pour la petite histoire, Tim Young (Jay dans le film) faisait une apparition dans REGAL D'ASTICOTS de Herb Robins, décidemment Tim, tu es abonné aux films de qualité !

Alors, même si CAMP BLOOD a toutes ses chances pour décrocher l'Oscar de la scène la plus ridicule de l’année avec l’enlèvement de Nicole par le tueur (à voir pour rire un bon coup !!!) ne vous embêtez pas, regardez directement la bande-annonce, en 2 minutes 15 chrono, il y a tout le film : tous les effets gores y sont et toute l’histoire aussi !


Stéphane

21 janvier 2007

SURVIVANCE (JUST BEFORE DAWN)

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de Jeff Lieberman

avec Gregg Henry, Georges Kennedy, Deborah Benson, Jamie Rose...medium_picto_12ans.10.gif

Horreur - Etats-Unis (1981)


Un groupe d'amis part pour un week-end de camping en montagne, mais un tueur rôde...


Jeff Lieberman, réalisateur notamment de l'excellent SATAN'S LITTLE HELPER, semble avoir été inspiré par DELIVRANCE de John Boorman pour faire SURVIVANCE (d'où ce titre français ???) avec des citadins passant un week-end de retour à la nature et qui se retrouvent confrontés à des autochtones hostiles et consanguins. Mais la comparaison s'arrête là, SURVIVANCE surfe surtout sur la mode des slashers, initiée avec HALLOWEEN de John Carpenter.


Le film commence plutôt bien, la première ½ heure est efficace et fait bien monter la pression. Malheureusement, cette mise en place du décor passée, le film s'enlise, il ne se passe plus rien et on s'ennuie ferme entre 2 meurtres. Meurtres d'ailleurs peu impressionnants dont on ne voit rien ou tellement peu qu'on reste un peu sur sa faim...


En plus, il est difficile d'avoir de l'empathie pour les victimes, les personnages sont assez ridicules et semblent ne jamais se rendre compte de ce qui se passe et cela tout au long du film. Ceci est probablement dû au manque flagrant de scénario. Manque qui n'est pas rattrappé par le jeu des acteurs assez catastrophique notamment celui de Gregg Henry vu récemment dans HORRIBILIS.


Restent de très beaux paysages, quelques scènes réussies (comme celle de la baignade dans le lac, malsaine à souhait) et Georges Kennedy en garde-forestier tendance écolo-philosophe qui aura décidemment tout fait entre sa carrière cinéma (CREEPSHOW 2, LES DOUZE SALOPARDS, la série des Y'A-T-IL UN FLIC...) et télévision (des appararitions dans BONANZA, LA CROISIERE S'AMUSE, etc...).


SURVIVANCE est donc un énième slasher pendant lequel il ne se passe pas grand chose et dont la seule originalité est de se situer en montagne. On est donc très loin de la puissance dégagée par le survival de Boorman. En outre, le film n'est pas rattrappé par son message moralisateur à 2 euro-balles : « il faut suivre les conseils qu'on vous donne et ne pas en faire qu'à sa tête » (!!!).

Stéphane