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19 juillet 2012

Tous les nanars mènent à Rome

film,cinéma,nanar,caligula,lorenzo onorati,érotique,péplum,rome,sandra venturiniLES ORGIES DE CALIGULA

 

(ROMA. L'ANTICA CHIAVE DEI SENSI aka CALIGULA'S SLAVE...)

 

de Lorenzo Onorati (sous le pseudo de Franck Kramer)

 

avec Robert Gligorov, Sandra Venturini, Aldo Ralli, Maurice Poli, Francesco Romei, Gianfranco Parolini, Louise Kamsteeg, Cristy Brandao, Aldo Sambrell, Rodolfo Licari...film,cinéma,nanar,caligula,lorenzo onorati,érotique,péplum,rome,sandra venturini

 

 

Péplum érotique – Italie (1985)

 

 

De jeunes gens en toge frappent dans leurs mains. Une femme aux aisselles poilues se retrouve les seins nus et s’enfuit, poursuivie par un jeune homme. Ce dernier la rattrape,film,cinéma,nanar,caligula,lorenzo onorati,érotique,péplum,rome,sandra venturini ils se sourient, il la prend en levrette. Sur ces entrefaites, un jeune éphèbe habillé comme un pirate de chez Michou arrive. Il est accompagné de trois femmes nues qu’il promène en laisse et a l’air très mécontent. Le premier jeune homme (celui de la levrette) s’excuse, les deux hommes s’embrassent quand soudain le jeune éphèbe le mord jusqu’au sang puis le calotte. On apprend alors que ce coquet flibustier n’est autre que Caligula.


Cette scène d’ouverture des plus exotiques ne laisse aucun doute : nous sommes en film,cinéma,nanar,caligula,lorenzo onorati,érotique,péplum,rome,sandra venturiniprésence d’un nanar ! Mais attention, pas de n’importe quel nanar : LES ORGIES DE CALIGULA représente la crème de la crème des nanars, de ceux qu’on peut voir et revoir sans se lasser.

 

Tout dans ce film est succulent : le jeu des acteurs réellement catastrophique, l’intrigue des plus nébuleuses, le non-sens de certaines scènes, les costumes ridicules, etc…

 

Robert Gligorov (Caligula) en fait des caisses et, entre deux migraines, erre l’âme en peine de lupanar en lupanar en déclamant des phrases pompeuses (mais au combienfilm,cinéma,nanar,caligula,lorenzo onorati,érotique,péplum,rome,sandra venturini savoureuses). Les actrices, girondes à souhait, sont au mieux vêtues d’étoles transparentes et aiment se battre, pour de vrai ou dans la boue.

 

Les complots se croisent, s’entrecroisent et se décroisent, si bien qu’à la fin on n’y comprend plus rien. Mais qu’importe, ce film est bien au dessus de ces basses considérations. Ici, on touche au génial, au magique, au sublime…

 

Probablement faute de moyens, le réalisateur, Lorenzo Onorati (à qui l'on doit également film,cinéma,nanar,caligula,lorenzo onorati,érotique,péplum,rome,sandra venturiniPERVERSIONS TRES SPECIALES POUR JEUNES FILLES DE BONNE FAMILLE, tout un programme...), ne cherche même pas à filmer des scènes d’action, de banquets, ou autres. Ces scènes proviennent de stock-shots et les erreurs de raccord sont légions (ce qui est plutôt bien venu dans un péplum).

 

Pour ne rien gâcher, le tout est accompagné par le son très années 80 d’un synthétiseur omniprésent.

 

Magnifique ratage, LES ORGIES DE CALIGULA c'est 1h24 de bonheur à l'état pur.

 

 

Stéphane

 

 

Mon best of des dialogues "différents" :

 

Caligula peut être sibyllin : « Mes principes sont solides encore que mes sentiments se balancent comme des roseaux dans le vent »

 

ou sévère : « Ni l’esclave, ni la fouetteuse ne sont convaincantes, elles vont finir leur jour dans le lupanar de Ptolomeus »

 

voire carrément hautain : « L’odeur de cette sueur plébéienne offense mes narines et la vue de leur viande est encore pire »

 

mais il sait aussi être poète : « Que la douce chanson de cette cascade te fasse penser à l’amour »

 

Lysia, personnage féminin au physique de lutteuse (c’est elle qui le dit, c’est pas moi) n’est pas en reste et sait exprimer sa joie tout en retenue : « Quel ardent désir… Vois, vois cette joie, vois ce bonheur. Ma joie, ma joie, ma joie, haaaa… Oh joie, oh, par les Dieux, haaaaan haaaar Joie !»

 

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supports disponibles :

 

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Tiffany a édité cette pépite en DVD (mais avec une qualité VHS) en version française (ce qui est l'idéal quand on mate ce genre de film)

 

 



film,cinéma,nanar,caligula,lorenzo onorati,érotique,péplum,rome,sandra venturiniPour les "VHSophiles", il existe une cassette Carrere Vidéo avec le film également en version française mais qui durerait, si l'on en croit la jaquette (ce qui est risqué), 1h30...

 

13 juin 2008

HERCULE CONTRE LES VAMPIRES

herculecontrelesvampires.jpg(ERCOLE AL CENTRO DELLA TERRA aka HERCULES IN THE HAUNTED WORLD / SWORD AND SANDAL / VAMPIRE GEGEN HERAKLES)

 


de Mario Bava et Franco Prosperi

 


avec Reg Park, Christopher Lee, Leonora Ruffo, George Ardisson, Marisa Bella, Ida Galli, Franco Giacobini, Rosalba Neri, Mino Doro...

 

 

 

Fantastique / Péplum – Italie (1961)

 


Pour sauver sa belle (Léonora Ruffo), blonde cataleptique emprisonnée dans les caves du méchant roi Lico (Christopher Lee toujours impeccable), Hercule fils de Zeus (Reg Park – trois fois Mr Univers et entraîneur d’un certain Arnold S., aujourd’hui politicien culturiste) doit cueillir la pomme d’or du jardin des Hespérides qui lui ouvrira la porte des enfers.

 


Il n’hésitera pas à y chercher la pierre de vie, accompagné par Thésée (George Ardisson), niqueur fou au look surprenant de surfer péroxydé, et par Télémaque (Franco Giacobini) - dont les blagues ne dérideraient même pas Denise Fabre.

 


Ensemble, ils devront déjouer les pièges tendus par les Dieux (à coup de lancer de pierre le plus souvent) et affronter un Procuste granitique qui aurait bien besoin de suivre les cours de Véronique et Davina tellement il manque de souplesse.

 


Mario Bava, plusieurs fois crédité au générique, signe ici un film qui a terriblement vieilli. La patte du maître se retrouve cependant dans quelques belles scènes oniriques et dans le travail des lumières colorées qui tentent – et parfois réussissent à sauver des décors kitsch et des effets spéciaux très cheap.

 


La grosse déception du film vient surtout du titre français mensonger qui nous autorisait à rêver d’un baiser sanglant du célèbre suceur de sang sur la carotide hypertrophiée du demi dieu nettoyeur d’écuries. Mais hélas, à l’exception d’une scène dans un curieux décor de cimetière perdu dans une grotte, pas la moindre petite chauve-souris pour voleter maladroitement autours du chignon choucrouté de la princesse.

 


Si vous partagez les passions secrètes de Peter Graves avouées dans Y'A-T-IL UN PILOTE DANS L'AVION, vous saurez cependant apprécier la coupe impeccable du mini pagne d’Hercule qui flatte admirablement ses cuisses monolithiques et s’harmonise parfaitement avec le petit harnais qui orne avantageusement des pectoraux à faire pâlir de jalousie une nageuse est-allemande.

 


Dernier regret : lorsque Hercule – qui jamais ne recule - gravit une montagne suivi de très près par son comparse Thésée, l’on se prend à regretter que notre musculeux héros ait achevé la digestion de son cassoulet de la veille !!!


JP