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05 juin 2010

CAT-WOMEN OF THE MOON

cat_women_of_the_moon.jpgde Arthur Hilton


avec Marie Windsor, Sonny Tufts, Victor Jory, William Phipps, Douglas Fowley, Carol Brewster, Susan Morrow, Suzanne Alexander...



Science-Fiction / Etats-Unis (1953)



A bord d'une fusée ressemblant à un suppositoire avec des ailettes, cinq astronautes (quatre hommes et une femme) partent à la découverte de la Lune (d'un autre côté pour explorer cet astre quoi de mieux qu'un suppo ?). Après quelques péripéties obligeant l'héroïne à se recoiffer mais aussi la fusée à faire un tour complet sur elle-même pour expulser une météorite (!!!), ils atteignent enfin la Lune.


Etrangement, l'héroïne (encore elle) semble connaître les lieux. L'équipage décide d'explorer la cat_women_of_the_moon2.jpgplanète, l'un d'eux prend son flingue et l'héroïne (décidément inévitable) ses clopes…


Après avoir découvert une grotte où l'air est respirable et affronté des araignées géantes (mode du "gigantisme atomique" oblige…) à main nues et un peu à coups de flingue, ils vont rencontrer les habitantes du coin dont Alpha, Beta et Lambda semblent être les chefs. On ne saura pas le nom des autres extra-terrestres mais je vous laisse deviner…


Film culte s'il en est, en grande partie grâce à son magnifique titre, CAT-WOMEN OF THE MOON est avant tout un bon gros nanar des années 50 avec tous les ingrédients qui font le charme de ce genre de film.

cat_women_of_the_moon5.jpg


On retrouve donc avec plaisir les absurdités scientifiques camouflées sous des dialogues pompeux au possible censés donner une légitimité au film (un membre d'équipage affirmera par exemple que l'Acide Pictate Nitrique est stable… nous voilà rassurés !).


Les dialogues savoureux quelquefois empreints de misogynie et les non-sens scénaristiques sont également au rendez-vous. Enfin un nanar n'en serait pas vraiment un sans ses décors cheap à souhait et le cockpit de la fusée est un modèle du genre…


Malgré tous ces défauts (ou qualités, tout est question de point de vue), CAT-WOMEN OF THE MOON peut tout de même être considéré comme un film précurseur qu'il s'agisse de sa présentation très Quatrième Dimension (une voix-off sur un ciel étoilé) ou de sa construction Star cat_women_of_the_moon6.jpgTrekienne (la rencontre avec une nouvelle civilisation / un équipage complémentaire avec des individualités fortes / les intentions hostiles des aliens / un dénouement ultra-rapide qui permet de repartir…).


A la fin du film pourtant, une question reste en suspens : pourquoi Cat-women ? Les extra-terrestres sont certes graciles et jolies dans leurs justaucorps noirs mais de là à les réduire à des chattes, voilà un pas que je ne franchirais pas…



Stéphane

 

 

 

16 mars 2010

PIECES

pieces_1.jpg(MIL GRITOS TIENE LA NOCHE aka CHAINSAW DEVIL / LE SADIQUE A LA TRONCONNEUSE...)


de Juan Piquer Simón


scénario de Dick Randall et Joe D'Amato


avec Ian Sera, Lynda Day George, Edmund Purdom, Christopher George, Paul L. Smith, Jack Taylor, Hilda Fuchs, Gérars Tichy, Frank Braña, Isabel Luque, Roxana Nieto...picto_16ans.gif



Giallo – Espagne / Etats-Unis / Porto-Rico (1982)



Boston, 1942. Alors qu'il fait un puzzle cochon, un jeune garçon est surpris par sa mère qui pique une crise. Le jeune pieces_2.jpggarçon revient avec une hache, tue sa mère et la découpe en morceaux. A l'arrivée de la police, il fait croire qu'il a été témoin du meurtre. Il est confié à sa tante… 40 ans plus tard, les meurtres de jeunes femmes se succèdent sur un campus universitaire…


Une pathologie remontant à l'enfance, un soupçon d'érotisme, un assassin tout de noir vêtu qui aime les armes blanches (enfin si l'on considère qu'une tronçonneuse est une arme blanche…), nous sommes en présence d'un giallo. Enfin plutôt d'un amarillo puisque Juan pieces_4.jpgPiquer Simón est Espagnol.


En whodunit classique, tout le monde est suspect : du jardinier chelou au doyen mystérieux en passant par le professeur pas très net. Bien sûr, ceux-ci se retrouvent systématiquement proches des scènes de crimes et le coupable ne nous sera dévoilé qu'en toute fin de film (on n'est pas dans Columbo). L'enquête n'étant guère palpitante, le point fort de PIECES réside dans ses meurtres, gores et vicieux : le tueur découpe ses victimes et on les retrouve éparpillées par petits bouts façon puzzle dont il manque une pièce.


Malgré quelques scènes inutiles (comme celle du prof de kung-fu qui arrive comme un pieces_3.jpgcheveu sur la soupe), quelques incohérences (les flics préviennent certains suspects de la présence d'un policier infiltré !!!) et la toute dernière scène du film flirtant du côté du fantastique donc totalement hors-propos, PIECES, grâce à ces effets gores très réussis et à son côté léger (eh oui, un giallo peut être léger…), est une série B très agréable à mater.



Stéphane

 

 

11 mars 2010

CAMP EROTIQUE

camp_erotique.jpg(FRAUEN IM LIEBESLAGER aka LOVE CAMP / CAMP D'AMOUR POUR MERCENAIRES / MUJERES EN EL CAMPO DE CONCENTRACION DEL AMOR...)picto_16ans.gif

 

de Jess Franco

 

avec Ada Tauler, Nanda Van Bergen, Monica Swinn, Esther Studer, Val Davis, Ingrid Kehr, Brigitte Meyer, Monika Kälin...

 

 

Prison de femmes / Suisse (1977)

 

 

Dans un pays qu'on imagine sud-américain (détail qui n'a aucune importance, le contexte politique étant totalement laissé de côté), des femmes sont emmenées de force dans la jungle. Retenues camp_erotique3.jpgprisonnières dans le camp A, elles serviront à "remonter le moral" des troupes révolutionnaires.

 

Vous l'aurez compris, CAMP EROTIQUE est un "women in prison" (WIP) surfant sur le thème du bordel de campagne, thème qui fit les beaux jours de la nazisploitation (avec talent dans SALON KITTY ou enthousiasme dans TRAIN SPECIAL POUR HITLER). Erwin C. Dietrich, producteur et scénariste du film, en confie la réalisation à Jess Franco qui, en bon artisan du bis, en profite pour aligner non stop des scènes dénudées.

 

Comme il faut tenir 1h20 et que le scénario tient sur un ticket de métro, Jess Franco use et abuse camp_erotique2.jpgdes poncifs du genre. On a ainsi droit aux scènes de douche (2 fois avec les captives et une fois avec les guérilléros), à la baston entre codétenues (2 fois également) et aux scènes lesbiennes (là je n'ai pas compté). De ce côté, le contrat est plus que rempli.

 

Par contre, l'impasse est quelque peu faite sur les scènes de punitions corporelles. L'amateur de WIP restera donc sur sa faim et, hormis un dépucelage à la cravache du meilleur effet, devra se contenter d'une camp_erotique1.jpgflagellation peu convaincante, d'un léchage de botte trop soft et d'une torture toute pourrie dont je n'ai pas tout à fait compris le principe. Choix impardonnable ! Le principal intérêt des WIP venant du côté outrancier et totalement barré des supplices infligés.

 

Malgré ses dialogues tout nazes et ses rebondissements ridicules, CAMP EROTIQUE n'est pas assez mauvais pour devenir bon et n'est qu'un petit film de fesses soporifique dont camp_erotique4.jpgl'intrigue s'articule autour d'Angéla, une captive, et de ses relations avec le chef des rebelles (Val Davis aussi charismatique qu'une palourde) et, bien sûr, la gardienne en chef lesbienne et sadique (enfin pas assez à mon goût).

 

 

 

Stéphane

 


Frauen im Liebeslager
envoyé par riton23.

07 mars 2010

DON'T OPEN TILL CHRISTMAS

dont_open_till_christmas.JPGde Edmund Purdom


avec Edmund Purdom, Alan Lake, Belinda Mayne, Gerry Sundquist, Kelly Baker, Wendy Danvers, Pat Astley, Wilfred Corlett, Mark Jones, Caroline Munro...picto_12ans.gif



Slasher – Horreur / Royaume-Uni (1984)



Décidément, Noël est une période bénie pour les psychokillers entre BLACK CHRISTMAS de Bob Clark (et son remake) et la franchise des DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT, on est servi… Quand on aime, on ne compte pas, Uncut Movies réédite DON'T OPEN TILL CHRISTMAS réalisédont_open_till_christmas2.JPG par l'acteur Edmund Purdom (PIECES de Juan Piquer Simón) qui, pour sa seule incursion derrière la caméra, tente l'originalité avec un slasher axé autour de l'enquête et non sur les victimes potentielles (faut dire qu'il n'avait guère le choix, le seul lien entre les victimes de son film est d'être déguisé en Père Noël…). Un tel parti-pris scénaristique lorgnant du côté du giallo demande une histoire digne de ce nom et une mise en scène efficace… Les deux font malheureusement défaut au film.


En effet, l'enquête n'a strictement aucun intérêt : on passe notre temps entre un interrogatoire (qui ressemble plus à une vague discussion autour d'un verre) et les bureaux de New Scotland Yard où les policiers chargés de l'affaire essaient de la résoudre à la vitesse d'un Derrick mort…


Tout ceci ne serait pas trop grave si au moins une quelconque tension, du genre à nous faire dont_open_till_christmas4.JPGsursauter de temps en temps, était présente dans le film. Ce n'est pas le cas. Aucun risque d'arrêt cardiaque à la vue du film, les meurtres étant traités trop rapidement pour être efficaces.


Probablement conscient de la catastrophe, le réalisateur tente tout de même de sauver les meubles : les meurtres sont nombreux (c'est fou le nombre de Pères Noël bourrés qui trainent dans les rues de Londres…) et on a droit à l'arme ultime du slasher: la sempiternelle paire de seins…


Quant à Caroline Munro (MANIAC de William Lustig), dont la présence est quelquefois mise en avant pour la promotion du film, elle ne fait qu'interpréter une chanson, ondulant du popotin dans une robe rouge ultra-moulante. C'est probablement ce que je retiendrais du film…


Stéphane

 

 

09 février 2010

SEX ADDICT

Sex_Addict.jpg(BAD BIOLOGY)


de Frank Henenlotter


avec Charlee Danielson, Anthony Sneed, Tom Kohut, Ginger Starr, Krista Ayne, Tina Krause, Casey Belial, Mar Sirivanh, Rachael Robbins, Alicia Hastings, Jelena Jensen, Vicky Wiese, Vinnie Paz, Reef the Lost Cauze, R.A. The Rugged Man...picto_16ans.gif



Comédie fantastico-érotique - Etats-Unis (2008)



Vu la filmographie de Frank Henenlotter, il semble évident que ce brave homme aime le bon goût et les freaks (qu'ils soient "naturels" comme dans BASKET CASE ou fabriqués de toute pièce comme dans FRANKENHOOKER). SEX ADDICT ne déroge pas à la tradition : Jennifer possède 7 clitoris, un appétit sexuel insatiable et une tendance au meurtre (aaah, Eros et Thanatos...). Elle accouche en outre d'un bébé monstrueux 2 heures après chaque rapport, bébé qu'elle abandonne illico presto… A la recherche de l'homme qui la fera jouir jusqu'à l'extase, elle tombe par hasard sur Batz jeune homme perturbé par son sexe démesuré et incontrôlable…sex addict1.jpg


Point de vue casting, pratiquement que des premiers rôles, mais cela ne se ressent guère : le jeu des acteurs ne fait pas amateur. Il est même difficile de croire qu'il s'agit d'une première expérience pour Charlee Danielson vraiment excellente en veuve noire surclitorisée. S'ajoute à ce groupe de petits nouveaux, Casey Belial, une habituée des films de Frank Henenlotter et un cameo de la scream queen Tina Krause dans son propre rôle.

Sex_Addict2.jpg


Avec SEX ADDICT on en a pour notre argent : nudité, dialogues très crus, sang, beaucoup d'humour et de second degré. En plus de certaines trouvailles visuelles comme cette caméra "embarquée" à bord du vagin de l'héroïne (visuel choisi pour la jaquette du Dvd édition française histoire d'attirer la chaland, le titre original BAD BIOLOGY ayant subi par la même occasion une transformation en un SEX ADDICT plus vendeur...), ce film est bourré de scènes vouées à devenir cultes comme quand le sexe de Batz, shooté aux stéroïdes, fait un malaise, totalement vidé après s'être détaché de son propriétaire et avoir honoré toutes ses voisines (et quelles voisines !). N'écoutant que son envie de sexe, l'héroïne pratique alors un bouche à bouche pour le ranimer !!! (décidément c'est la mode des zizis qui se font la malle entre le récurrent "Rocco et sa bite" dans le "SAV" d'Omar et Fred et ONE-EYED MONSTER dans lequel c'est au tour du sexe de Ron Jeremy de prendre la poudre d'escampette, on est gâté...)Sex_Addict3.jpg


Bien sûr, certains voudront y voir autre chose : un message, une satire de la sexualité moderne, un constat sur la place de la femme dans la société, etc, etc… Eh bien pas moi ! SEX ADDICT est une putain de bonne série B excessive, blasphématoire et paradoxalement très fraiche et très drôle et c'est amplement suffisant !


Stéphane


 

 

01 février 2010

LA CREATURE INVISIBLE

sorcerers.jpg(THE SORCERERS aka IL KILLER DI SATANA / LOS BRUJOS...)


de Michael Reeves


avec Boris Karloff, Ian Ogilvy, Catherine Lacey, Elizabeth Ercy, Victor Henry, Alf Joint, Susan George, Peter Fraser...picto_12ans.gif


Fantastique - Royaume-Uni (1967)



Le professeur Montserrat a créé une machine capable de contrôler une personne à distance. Ancien hypnotiseur de renom, il vit maintenant, abandonné de tous, dans un minable petit appartement avec sa femme, également hypnotiseuse. Il croise par hasard le chemin de Mike Roscoe, jeune bellâtre cynique et désabusé, et le convainc d'être son cobaye. Ayant pris possession de son esprit, le couple va alors le manipuler afin de ressentir par procuration des sensations de plus en plus fortes…sorcerers1.jpg


Deuxième et avant-dernier film de Michael Reeves, LA CREATURE INVISIBLE est vendu sur la présence de la légende du cinéma fantastique Boris Karloff. Pourtant à la vue du film ce n'est pas la prestation de Karloff que l'on retient tant celle-ci, même si elle est excellente, est éclipsée par celle de Catherine Lacey qui crève l'écran avec son look de vieille poche. Elle est en effet sensationnelle en veille hystérique ne pouvant plus arrêter, comme droguée, de jouer avec sa proie, allant crescendo dans les actes répréhensibles qu'elle lui fait commettre.


Ian Ogilvy qui joua dans tous les films de Michael Reeves (certes il n'en a tourné que 3 mais quand même…) incarne quant à lui le jeune homme qui va vivre cette descente aux enfers, croyant devenir fou jusqu'à commettre l'irréparable…

sorcerers2.jpg


Fort de ce trio d'acteurs (auquel on pourrait rajouter Elizabeth Ercy et Victor Henry, excellents seconds rôles), Michael Reeves n'aura pas besoin d'effets spéciaux (ils se limitent à des jeux de lumières et à une machine toute pourrie) pour réaliser un film très efficace à l'atmosphère certes désuète mais envoutante, et au scénario totalement immoral. Au fur et à mesure que l'intrigue avance, on se rend en effet compte qu'aucune échappatoire n'est possible et qu'un happy end n'est donc pas envisageable…


A la vue de cette petite perle du cinéma britannique, on ne peut que regretter que le premier film de Michael Reeves, LA SORELLA DI SATANA avec l'icône Barbara Steele, n'aie pas encore eu l'honneur d'une édition française…


Stéphane


 

28 janvier 2010

TOUS LES GARCONS AIMENT MANDY LANE

mandy_lane.jpg(ALL THE BOYS LOVE MANDY LANE)


de Jonathan Levine


avec Amber Heard, Whitney Able, Michael Welch, Anson Mount, Aaron Himelstein, Melissa Price, Luke Grimes, Edwin Hodge...picto_16ans.gif

 


Slasher – Etats-Unis (2006)

 


Comme le titre le laisse supposer, Mandy Lane est une superbe jeune fille qui fait fantasmer tous les garçons qui croisent son chemin tant elle semble pure et inaccessible. Après une soirée qui tourne mal, Mandy s'éloigne de son meilleur ami genre "pas à la mode" et semble vouloir se rapprocher des stars de son lycée. Aussi accepte-t-elle de passer le week-end dans un ranch isolé avec ses nouveaux amis tendance fêtards. Il semblerait toutefois qu'un tueur rôde dans les parages…mandy_lane1.jpg


Avec un pitch pareil, on se dit forcément qu'on va encore se taper un "teen slasher movie" rempli d'insupportables djeun's qui vont, à notre plus grande joie, se faire trucider les uns après les autres.


TOUS LES GARCONS AIMENT MANDY LANE c'est en effet cela mais c'est surtout un peu plus.


Un peu plus du fait que les personnages sont plus approfondis qu'habituellement dans ce genre de film et finissent même, pour certains, par devenir attachants (je vous rassure on a quand même notre sportif de service bien blaireau dont on attend la mort avec impatience).


Un peu plus grâce à l'atmosphère qu'arrive à installer le réalisateur qui n'est pas sans rappeler VIRGIN SUICIDE. La présence de la magnifique Amber Heard (qui n'arrête pas de tourner et qu'on verra dans THE WARD, le prochain Carpenter) dans le rôle titre y est pour beaucoup, mais pas uniquement. TOUS LES GARCONS AIMENT MANDY LANE est aussi techniquement très réussi avec une bande originale de qualité et une photo splendide.

mandy_lane2.jpg


Un peu plus enfin, de par son scénario bien plus ingénieux que la moyenne prenant le spectateur par surprise, ce qui est assez rare dans un slasher pour être signalé...


Le bémol vient principalement de l'utilisation de quelques clichés (l'arrêt obligatoire dans une station service avec passage aux toilettes, l'ancien militaire ténébreux...) et des meurtres peu nombreux et guère originaux. Manque d'originalité meurtrière qui, au final, colle parfaitement avec le parti pris scénaristique. Vous l'aurez compris, TOUS LES GARCONS AIMENT MANDY LANE est un film très recommandable bien au dessus des productions actuelles.

 

 

Stéphane

 

09 février 2009

EXITUS II : HOUSE OF PAIN

exitus2.jpg

de Andreas Bethmann


avec Mia Magic, Renée Pornero, Natascha We, Alisha Laine, Katharina Bukowski, Marco Simonelli...picto_18ans.gif

 


Thriller érotique – Allemagne (2008)

 


Ce que j'aime dans les films de Andreas Bethmann, c'est ce mélange subtil entre horreur et érotisme... nan, je déconne !!! ce que j'aime dans ses films, c'est le mauvais goût assumé avec des scènes de cul tendance pornographique au milieu...


C'est donc avec une joie non dissimulée que je me suis jeté sur cet EXITUS II : HOUSE OF PAIN (pour les non anglophones, il s'agit de la boulangerie), malheureusement, même si le mauvais goût est toujours présent, cette suite se révèle bien en deçà de ce que l'on pouvait attendre de Bethmann surtout après un EXITUS INTERRUPTUS de grande qualité...


En effet, peu ou prou de surprises au niveau du scénario, en gros si vous avez vu le 1, vous avez vu le 2 : on retrouve la scène du repas (probablement un hommage à MASSACRE A LA TRONCONNEUSE), les cadavres momifiées ou empaillées (probablement un hommage à PSYCHOSE), l'ambiance "tout en délicatesse" autour de la nécrophilie et des femmes captives enchainées nues. Cette suite n'est donc qu'une resucée du 1 mais avec un peu moins de sexe explicite (même si la scène coupée proposée en bonus sur l'excellente édition Uncut Movies permet de se rendre compte que les scènes initiales étaient plus cul...) et une première bobine lente et bavarde...

exit.jpg


Heureusement, pour les plus endurcis qui ont tenu jusqu'à la deuxième partie du film, celle-ci est plus rythmée et les scènes deviennent plus trash, on a même droit à un petit jeu genre "Fort Boyard" où l'héroïne doit retrouver une clé pour sauver sa petite amie... Clé qu'elle ne trouvera pas : eh oui, elle n'avait pas pensé à chercher dans sa chatte (!!!) vraiment on peut pas faire confiance... Dommage que Passepartout n'ait pas été de la partie...


Point de vue casting on retrouve Renée Pornero déjà présente dans le 1 qui, comme son pseudo l'indique, est une habituée des films X et joua notamment dans SODOMY SANDWICHES ce qui, avouez-le, a quand même plus de gueule qu'un mixte ou un rillette.

exit2.jpg


EXITUS II : HOUSE OF PAIN n'a donc, malgré quelques scènes "sympathiques", que très peu d'intérêt et se révèle vraiment inférieur au premier qui est, à ce jour, le meilleur film de Bethmann que j'ai eu le plaisir de voir...

 


la phrase du film :

"Malheureusement, le docteur a perdu sa vraie bite. Et la prothèse de queue n'est pas remboursée par la Sécu."

 

 

Stéphane