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10 juin 2010

LE MONSTRE DU MARECAGE

Le-Monstre-du-marecage.jpg(EL PANTANO DE LAS ANIMAS aka SWAMP OF THE LOST SOULS)


de Rafael Baledón


avec Gastón Santos, Manola Saavedra, Pedro de Aguillón, Manuel Dondé, Sara Cabrera, Salvador Godínez, Lupe Carriles...



Fantastique / Western – Mexique (1957)



LE MONSTRE DU MARECAGE c'est un peu comme un épisode de SCOUBIDOU qui durerait 1h15.


On retrouve en effet toutes les ficelles qui ont fait le succès de ce dessin animé mythique : une légende / un monstre qui n'en est pas un / un méchant dont le mobile est l'argent / la "fin Scoubidou" où l'on retire le masque du monstre pour enfin Le-Monstre-du-marecage8.jpgnous dévoiler le coupable.


Cette ressemblance avant l'heure ne s'arrête pas là puisque le héros rappelle Fred (mais si, le beau gosse de l'équipe qui passe son temps à décider pour les autres et qui a autant d'humour qu'un plat de nouilles), le mimétisme allant jusqu'au port du petit foulard qui va bien. Quant à son acolyte, on peut aisément considérer qu'il remplace le duo Scoubidou/Sammy : il ne cherche rien mais se retrouve systématiquement en présence du monstre, pousse alors des cris de donzelle hystérique et prend ses jambes à son cou…


L'enquête n'est malheureusement pas à la hauteur d'un SCOUBIDOU où il est si difficile de découvrir qui, du gardien cacochyme ou du châtelain ruiné, est le coupable. Ici pas besoin d'être un Columbo en herbe pour deviner qui se cache à l'intérieur du monstre puisque très vite on nous dit tout, ou presque…

Le-Monstre-du-marecage6.jpg


Qu'importe, l'intérêt du film ne réside pas là ! LE MONSTRE DU MARECAGE est un simple produit de divertissement avec son monstre rappelant celui du lagon noir, ses combats genre cartoon, un soupçon d'humour et une petite bluette histoire de plaire au plus grand nombre.


Et même si l'ensemble a forcément beaucoup vieilli, LE MONSTRE DU MARECAGE est un film, certes mineur, mais au capital sympathie énorme…



Stéphane

05 juin 2010

CAT-WOMEN OF THE MOON

cat_women_of_the_moon.jpgde Arthur Hilton


avec Marie Windsor, Sonny Tufts, Victor Jory, William Phipps, Douglas Fowley, Carol Brewster, Susan Morrow, Suzanne Alexander...



Science-Fiction / Etats-Unis (1953)



A bord d'une fusée ressemblant à un suppositoire avec des ailettes, cinq astronautes (quatre hommes et une femme) partent à la découverte de la Lune (d'un autre côté pour explorer cet astre quoi de mieux qu'un suppo ?). Après quelques péripéties obligeant l'héroïne à se recoiffer mais aussi la fusée à faire un tour complet sur elle-même pour expulser une météorite (!!!), ils atteignent enfin la Lune.


Etrangement, l'héroïne (encore elle) semble connaître les lieux. L'équipage décide d'explorer la cat_women_of_the_moon2.jpgplanète, l'un d'eux prend son flingue et l'héroïne (décidément inévitable) ses clopes…


Après avoir découvert une grotte où l'air est respirable et affronté des araignées géantes (mode du "gigantisme atomique" oblige…) à main nues et un peu à coups de flingue, ils vont rencontrer les habitantes du coin dont Alpha, Beta et Lambda semblent être les chefs. On ne saura pas le nom des autres extra-terrestres mais je vous laisse deviner…


Film culte s'il en est, en grande partie grâce à son magnifique titre, CAT-WOMEN OF THE MOON est avant tout un bon gros nanar des années 50 avec tous les ingrédients qui font le charme de ce genre de film.

cat_women_of_the_moon5.jpg


On retrouve donc avec plaisir les absurdités scientifiques camouflées sous des dialogues pompeux au possible censés donner une légitimité au film (un membre d'équipage affirmera par exemple que l'Acide Pictate Nitrique est stable… nous voilà rassurés !).


Les dialogues savoureux quelquefois empreints de misogynie et les non-sens scénaristiques sont également au rendez-vous. Enfin un nanar n'en serait pas vraiment un sans ses décors cheap à souhait et le cockpit de la fusée est un modèle du genre…


Malgré tous ces défauts (ou qualités, tout est question de point de vue), CAT-WOMEN OF THE MOON peut tout de même être considéré comme un film précurseur qu'il s'agisse de sa présentation très Quatrième Dimension (une voix-off sur un ciel étoilé) ou de sa construction Star cat_women_of_the_moon6.jpgTrekienne (la rencontre avec une nouvelle civilisation / un équipage complémentaire avec des individualités fortes / les intentions hostiles des aliens / un dénouement ultra-rapide qui permet de repartir…).


A la fin du film pourtant, une question reste en suspens : pourquoi Cat-women ? Les extra-terrestres sont certes graciles et jolies dans leurs justaucorps noirs mais de là à les réduire à des chattes, voilà un pas que je ne franchirais pas…



Stéphane