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16 mars 2010

PIECES

pieces_1.jpg(MIL GRITOS TIENE LA NOCHE aka CHAINSAW DEVIL / LE SADIQUE A LA TRONCONNEUSE...)


de Juan Piquer Simón


scénario de Dick Randall et Joe D'Amato


avec Ian Sera, Lynda Day George, Edmund Purdom, Christopher George, Paul L. Smith, Jack Taylor, Hilda Fuchs, Gérars Tichy, Frank Braña, Isabel Luque, Roxana Nieto...picto_16ans.gif



Giallo – Espagne / Etats-Unis / Porto-Rico (1982)



Boston, 1942. Alors qu'il fait un puzzle cochon, un jeune garçon est surpris par sa mère qui pique une crise. Le jeune pieces_2.jpggarçon revient avec une hache, tue sa mère et la découpe en morceaux. A l'arrivée de la police, il fait croire qu'il a été témoin du meurtre. Il est confié à sa tante… 40 ans plus tard, les meurtres de jeunes femmes se succèdent sur un campus universitaire…


Une pathologie remontant à l'enfance, un soupçon d'érotisme, un assassin tout de noir vêtu qui aime les armes blanches (enfin si l'on considère qu'une tronçonneuse est une arme blanche…), nous sommes en présence d'un giallo. Enfin plutôt d'un amarillo puisque Juan pieces_4.jpgPiquer Simón est Espagnol.


En whodunit classique, tout le monde est suspect : du jardinier chelou au doyen mystérieux en passant par le professeur pas très net. Bien sûr, ceux-ci se retrouvent systématiquement proches des scènes de crimes et le coupable ne nous sera dévoilé qu'en toute fin de film (on n'est pas dans Columbo). L'enquête n'étant guère palpitante, le point fort de PIECES réside dans ses meurtres, gores et vicieux : le tueur découpe ses victimes et on les retrouve éparpillées par petits bouts façon puzzle dont il manque une pièce.


Malgré quelques scènes inutiles (comme celle du prof de kung-fu qui arrive comme un pieces_3.jpgcheveu sur la soupe), quelques incohérences (les flics préviennent certains suspects de la présence d'un policier infiltré !!!) et la toute dernière scène du film flirtant du côté du fantastique donc totalement hors-propos, PIECES, grâce à ces effets gores très réussis et à son côté léger (eh oui, un giallo peut être léger…), est une série B très agréable à mater.



Stéphane

 

 

11 mars 2010

CAMP EROTIQUE

camp_erotique.jpg(FRAUEN IM LIEBESLAGER aka LOVE CAMP / CAMP D'AMOUR POUR MERCENAIRES / MUJERES EN EL CAMPO DE CONCENTRACION DEL AMOR...)picto_16ans.gif

 

de Jess Franco

 

avec Ada Tauler, Nanda Van Bergen, Monica Swinn, Esther Studer, Val Davis, Ingrid Kehr, Brigitte Meyer, Monika Kälin...

 

 

Prison de femmes / Suisse (1977)

 

 

Dans un pays qu'on imagine sud-américain (détail qui n'a aucune importance, le contexte politique étant totalement laissé de côté), des femmes sont emmenées de force dans la jungle. Retenues camp_erotique3.jpgprisonnières dans le camp A, elles serviront à "remonter le moral" des troupes révolutionnaires.

 

Vous l'aurez compris, CAMP EROTIQUE est un "women in prison" (WIP) surfant sur le thème du bordel de campagne, thème qui fit les beaux jours de la nazisploitation (avec talent dans SALON KITTY ou enthousiasme dans TRAIN SPECIAL POUR HITLER). Erwin C. Dietrich, producteur et scénariste du film, en confie la réalisation à Jess Franco qui, en bon artisan du bis, en profite pour aligner non stop des scènes dénudées.

 

Comme il faut tenir 1h20 et que le scénario tient sur un ticket de métro, Jess Franco use et abuse camp_erotique2.jpgdes poncifs du genre. On a ainsi droit aux scènes de douche (2 fois avec les captives et une fois avec les guérilléros), à la baston entre codétenues (2 fois également) et aux scènes lesbiennes (là je n'ai pas compté). De ce côté, le contrat est plus que rempli.

 

Par contre, l'impasse est quelque peu faite sur les scènes de punitions corporelles. L'amateur de WIP restera donc sur sa faim et, hormis un dépucelage à la cravache du meilleur effet, devra se contenter d'une camp_erotique1.jpgflagellation peu convaincante, d'un léchage de botte trop soft et d'une torture toute pourrie dont je n'ai pas tout à fait compris le principe. Choix impardonnable ! Le principal intérêt des WIP venant du côté outrancier et totalement barré des supplices infligés.

 

Malgré ses dialogues tout nazes et ses rebondissements ridicules, CAMP EROTIQUE n'est pas assez mauvais pour devenir bon et n'est qu'un petit film de fesses soporifique dont camp_erotique4.jpgl'intrigue s'articule autour d'Angéla, une captive, et de ses relations avec le chef des rebelles (Val Davis aussi charismatique qu'une palourde) et, bien sûr, la gardienne en chef lesbienne et sadique (enfin pas assez à mon goût).

 

 

 

Stéphane

 


Frauen im Liebeslager
envoyé par riton23.

07 mars 2010

DON'T OPEN TILL CHRISTMAS

dont_open_till_christmas.JPGde Edmund Purdom


avec Edmund Purdom, Alan Lake, Belinda Mayne, Gerry Sundquist, Kelly Baker, Wendy Danvers, Pat Astley, Wilfred Corlett, Mark Jones, Caroline Munro...picto_12ans.gif



Slasher – Horreur / Royaume-Uni (1984)



Décidément, Noël est une période bénie pour les psychokillers entre BLACK CHRISTMAS de Bob Clark (et son remake) et la franchise des DOUCE NUIT, SANGLANTE NUIT, on est servi… Quand on aime, on ne compte pas, Uncut Movies réédite DON'T OPEN TILL CHRISTMAS réalisédont_open_till_christmas2.JPG par l'acteur Edmund Purdom (PIECES de Juan Piquer Simón) qui, pour sa seule incursion derrière la caméra, tente l'originalité avec un slasher axé autour de l'enquête et non sur les victimes potentielles (faut dire qu'il n'avait guère le choix, le seul lien entre les victimes de son film est d'être déguisé en Père Noël…). Un tel parti-pris scénaristique lorgnant du côté du giallo demande une histoire digne de ce nom et une mise en scène efficace… Les deux font malheureusement défaut au film.


En effet, l'enquête n'a strictement aucun intérêt : on passe notre temps entre un interrogatoire (qui ressemble plus à une vague discussion autour d'un verre) et les bureaux de New Scotland Yard où les policiers chargés de l'affaire essaient de la résoudre à la vitesse d'un Derrick mort…


Tout ceci ne serait pas trop grave si au moins une quelconque tension, du genre à nous faire dont_open_till_christmas4.JPGsursauter de temps en temps, était présente dans le film. Ce n'est pas le cas. Aucun risque d'arrêt cardiaque à la vue du film, les meurtres étant traités trop rapidement pour être efficaces.


Probablement conscient de la catastrophe, le réalisateur tente tout de même de sauver les meubles : les meurtres sont nombreux (c'est fou le nombre de Pères Noël bourrés qui trainent dans les rues de Londres…) et on a droit à l'arme ultime du slasher: la sempiternelle paire de seins…


Quant à Caroline Munro (MANIAC de William Lustig), dont la présence est quelquefois mise en avant pour la promotion du film, elle ne fait qu'interpréter une chanson, ondulant du popotin dans une robe rouge ultra-moulante. C'est probablement ce que je retiendrais du film…


Stéphane